Les Noël ont eu... un beau cadeau

Marie-Claude Noël est de retour au Nouveau-Brunswick depuis... (Courtoisie)

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Marie-Claude Noël est de retour au Nouveau-Brunswick depuis le 5 décembre.

Courtoisie

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CHRONIQUE / En voilà une bonne nouvelle à l'approche des Fêtes.

Des parents qui retrouvent enfin leur fille Marie-Claude après une longue absence de six ans. Leur fille, très malade, qui vivait complètement seule dans une triste et froide chambre d'un centre d'hébergement de Gatineau. Mais la voilà rentrée à la maison, au Nouveau-Brunswick, près des siens. Là où elle recevra tous les soins nécessaires et tout l'amour du monde. Un véritable cadeau de Noël pour cette famille acadienne.

On doit reculer ce matin, chers lecteurs. Reculer jusqu'en mars dernier. 

Je vous ai parlé de Marie-Claude Noël dans une chronique publiée le 2 mars dernier et intitulée Une triste histoire. Cette jeune femme âgée de 39 ans est originaire de Sainte-Rose, au Nouveau-Brunswick. Elle est venue en Outaouais il y a plusieurs années pour poursuivre ses études universitaires. Brillante et titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise, Marie-Claude travaillait à l'Association du Barreau canadien, à Ottawa. Mais sa carrière a pris soudainement fin quand elle a été diagnostiquée d'une démence fronto-temporale. Et depuis les six dernières années, Marie-Claude Noël était internée au centre d'hébergement Bon séjour, à Gatineau.

La mère de celle-ci, Paulette Noël, qui habite au Nouveau-Brunswick, a décrit la situation de sa fille en mars dernier comme suit : « Sa chambre est vide et sa porte est toujours fermée à clé. Son matelas est sur le plancher. Elle a droit à un bain par semaine et elle n'a pas de visite, sauf nous, mon mari et moi, qui la visitons tous les deux mois. On doit la sortir de là. Sa place est ici avec nous, avec sa famille. »

Le couple Noël a bien tenté de rapatrier leur fille malade dans un centre d'hébergement situé à 10 minutes de chez eux, dans la péninsule acadienne. Mais le curateur légal de Marie-Claude, le mari de celle-ci qui habite Gatineau, refusait de donner le feu vert à ce transfert. 

Marie-Claude était seule au monde. 

On arrive à la bonne nouvelle, chers lecteurs... 

J'ai reçu un courriel de Paulette Noël. En voici un extrait :

« Oui !! Marie-Claude est de retour au Nouveau-Brunswick depuis lundi (le 5 décembre) ! Elle a fait le voyage en auto avec son père et moi. Elle a vraiment fait ça comme une grande. Elle était très relaxe. Elle a toujours aimé voyager et elle aime encore ça. Nous sommes partis de Gatineau à 8 h et nous sommes arrivés à Inkerman à 22 h 30. Marie-Claude est déjà bien installée aux Résidences Inkerman et elle s'adapte bien à sa nouvelle demeure ».

Je me suis entretenu au téléphone avec Mme Noël, lundi matin. Celle-ci était encore « sur un nuage », folle de joie de ravoir sa fille auprès d'elle.

« Je vais visiter Marie-Claude deux fois par jour, m'a-t-elle dit. Mais quand nous nous sommes parlé en mars dernier, M. Gratton, je vous ai dit que les Résidences Inkerman se trouvaient à 10 minutes de chez nous. Je dois m'excuser, je me suis trompée. Elles sont à huit minutes de chez nous ! Mon mari et moi l'avons compté !, a-t-elle lancé en s'esclaffant.

- Vous avez convaincu le curateur légal de votre fille de la laisser quitter Gatineau ?

- Oui, on a rempli toute la paperasse nécessaire. Tout est rentré dans l'ordre. Et il a fallu attendre qu'une place se libère ici.

- Et Marie-Claude va toujours bien ?, lui ai-je demandé.

- Elle va très bien. Tout se passe exactement comme nous l'avions imaginé. On va la visiter quand on veut, c'est merveilleux. Et je peux voir dans les yeux de ma fille qu'elle s'est vite adaptée à l'endroit. Elle se sent déjà comme chez elle et elle semble tellement heureuse. Les deux premiers jours ont cependant été un peu difficiles. Quand je voulais quitter le soir, Marie-Claude ne voulait pas lâcher ma main. Alors je suis restée avec elle ces deux premières nuits pour lui tenir la main jusqu'à la levée du jour. Mais je l'ai laissée seule la troisième nuit et tout s'est très bien passé. Et quand je suis arrivée la voir le lendemain matin, elle portait des vêtements normaux, et non une «jaquette d'hôpital», on lui avait frisé les cheveux et mis du vernis sur ses ongles. Elle avait même du rouge à lèvres ! Et elle me souriait. Elle était tellement belle.

- J'en conclus que vous passerez de belles Fêtes en famille, Mme Noël ?

- Ah Monsieur ! Si vous saviez !! Notre fille est enfin rentrée à la maison ! »

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