Le golf dans le sang

Gary Wistaff a joué sa première ronde de... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Gary Wistaff a joué sa première ronde de golf de l'année le 15 avril et sa dernière le 19 novembre. Entre les deux, il en a joué 199 autres. «Ici, au Tecumseh, je connais chaque arbre par son nom», lance-t-il.

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / On calcule qu'un golfeur marche approximativement huit kilomètres par partie. Ceci veut donc dire que le Gatinois, Gary Wistaff, a marché plus de 1 600 km cet été. Soit l'équivalent d'une « randonnée » de son domicile, à Gatineau, jusqu'au Cap-Breton, à l'extrême est de la Nouvelle-Écosse. Ou encore l'équivalent de la distance qui sépare Ottawa de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, le paradis des golfeurs.

Gary Wistaff (un francophone et Hullois pure laine) a joué 201 rondes de golf durant l'été. Oui, 201 parties de golf. Membre du Club de golf Tecumseh, du boulevard Maloney, cet homme de 61 ans a pratiquement joué tous les jours durant la saison chaude.

« J'ai joué ma première ronde le 15 avril, se souvient-il, et ma dernière le 19 novembre. J'ai ainsi battu mon record de l'été dernier qui était de 197 rondes. Mais une chance que le club est resté ouvert une semaine de plus en novembre. Sinon, je n'aurais pas pu le battre. »

« On est resté ouvert une semaine de plus juste pour Gary », de lancer à la blague le directeur général du Club Tecumseh, Yan Hébert.

« J'ai joué tous les jours, de reprendre Gary, sauf les huit jours où j'étais à Cuba pour les noces de la fille de ma conjointe. Je n'ai pas joué là-bas. » Le balcon de sa chambre d'hôtel offrait toutefois une vue imprenable du 18e trou du seul et unique terrain de golf sur l'île de Cuba. « Les photos de noces ont été prises sur ce 18e trou. Alors je n'étais pas trop dépaysé », lance-t-il en riant.

CHRONIQUE / On calcule qu'un golfeur marche... (Etienne Ranger, Le Droit) - image 2.0

Agrandir

Etienne Ranger, Le Droit

Retraité depuis trois ans du distributeur alimentaire National Grocers, à Ottawa, Gary Wistaff se pointe le nez tous les matins d'été, à 7 h, au Tecumseh, prêt pour sa ronde quotidienne.

« Je déjeune au club, je joue ma ronde à la marche, je prends une p'tite bière ou deux avec mes partenaires et je rentre à la maison vers midi, prêt à tondre la pelouse ou nettoyer la piscine ou tout autre job que ma femme m'a réservé. Je suis à la retraite. C'est samedi tous les jours !

- Votre épouse ne joue pas au golf ? que je lui demande.

- Oui, elle joue. Mais juste une fois par semaine. On part avec un autre couple et on va jouer un autre terrain, pour faire changement. Parce qu'ici, au Tecumseh, je connais chaque arbre par son nom, lance-t-il.

- Et marchez-vous ces autres terrains ou louez-vous une voiturette ?

- On loue une voiturette, répond-il. Mon partenaire la conduit, et moi je marche à côté.»

Dois-je vraiment ajouter que ce sexagénaire est en très grande forme physique... ?

Mais un passionné du golf comme lui - pour ne pas dire un maniaque du golf - fait quoi pour passer le temps durant l'hiver ? «Je vais jouer au bowling deux fois par semaine aux allées McArthur (secteur Vanier, à Ottawa). Et on s'arrête ensuite au restaurant Louis' pour manger une pizza. Mais je viens ici à peu près quatre fois par semaine».

Ce «ici» dont il parle, c'est «son» club Tecumseh. Là où il passe l'hiver à jouer au... golf intérieur. Un vrai «malade», ce Gary Wistaff.

Un «malade» du golf qui fera beaucoup de jaloux ce matin... et j'en suis un.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer