S.O.S Montfort, 20 ans plus tard

L'Hôpital Montfort travaille actuellement à l'organisation du 20e anniversaire... (Archive, Le Droit)

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L'Hôpital Montfort travaille actuellement à l'organisation du 20e anniversaire de cette journée du 22 mars 1997.

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CHRONIQUE / Étiez-vous au « grand ralliement de S.O.S. Montfort », il y a presque 20 ans ?

Si vous y étiez et que vous êtes comme moi, vous vous dites sûrement : « Déjà 20 ans !?». Eh oui. Déjà 20 ans. Ou presque. Le temps file, c'est fou. Mais ça fera exactement vingt ans le 22 mars prochain.

Dix mille Franco-Ontariens se rassemblaient alors au Centre municipal d'Ottawa pour crier haut et fort : « Jamais !». Jamais on ne fermera notre hôpital, l'Hôpital Montfort. Un grand moment dans l'histoire de la communauté franco-ontarienne. Un inoubliable moment de solidarité.

Pourquoi je vous parle de ça ce matin ? Parce que j'ai entendu dire que l'Hôpital Montfort travaille actuellement à l'organisation du 20e anniversaire de cette journée du 22 mars 1997. Et qu'on aurait déjà réservé le Centre municipal de la Place TD pour y tenir une grande fête pour l'occasion.

Est-ce un secret que je vous dévoile ? Je l'ignore. Honnêtement, je l'ignore. Mais puisqu'il n'y a jamais eu de secrets entre nous (ou si peu), chers lecteurs, je vous fais part de ce que j'entends. Et tout indique que le « party va pogner » au Centre municipal d'Ottawa le 22 mars prochain.

Voulez-vous en savoir plus ? Oui ? Alors voici :

On me dit qu'on profitera de l'occasion pour honorer (entre autres) le regretté Paul Demers qui nous a quittés le mois dernier après une longue lutte contre le cancer. Et paraît-il que plusieurs artistes franco-ontariens se réuniront sur scène pour chanter Notre place, ce chant de ralliement que Paul a légué aux Francos.

Et il y a plus. On annoncerait durant ce ralliement que Notre place deviendra l'hymne officiel de la communauté franco-ontarienne.

Pas mal cool, hein ? 

Mais s'agit-il d'une simple rumeur ? Serais-je dans le champ ce matin en vous annonçant tout ça ? Peut-être. Ce ne serait pas une première. Je connais bien ce « champ » pour l'avoir visité à maintes reprises. Mais comme on dit dans le métier : « je l'ai appris de source sûre ».

Donc à suivre...

•••

Je suis allé fouiller dans nos archives électroniques pour retrouver le texte que j'ai écrit le 22 mars 1997 à mon retour au bureau de ce grand ralliement des Francos.

« Plus de 10 000 Franco-Ontariens ont tenu leur rendez-vous avec l'histoire », écrivais-je comme entrée en matière. Pas de la très grande littérature, j'en conviens. Mais je me console en me disant que c'était droit au but. 

Je me suis revu là-bas, au Centre municipal d'Ottawa, en relisant ce texte. Comme si les 20 dernières années n'avaient absolument rien effacé de ma mémoire. Comme si le 22 mars 1997 était hier.

Et j'ai réentendu les voix de ces gens que j'ai croisés ce jour-là. Comme celle de (feu) Mauril Bélanger qui m'avait dit en toute sincérité : « Je dois me retenir pour ne pas pleurer. Je n'ai jamais été si fier de ma communauté ».

Puis celle de l'ancien directeur général de l'Hôpital Montfort, Gérald Savoie, qui, en regardant la foule de 10 000 personnes, avait déclaré : « L'organisation S.O.S. Montfort est partie de rien pour en arriver à ceci en moins de trois semaines. Je ne sais pas quoi dire. Je suis ému. Profondément ému ».

Puis le DAndré Gauthier ajoutait : « Nous sommes en train de vivre l'histoire. (...). On ne l'oubliera jamais ».

Ce grand ralliement sans précédent avait été diffusé partout au pays sur les ondes du Réseau de l'information (RDI) de Radio-Canada. Je conclus donc avec les mots de Gisèle Lalonde, la présidente du mouvement S.O.S. Montfort, qui avait déclaré aux 10 000 Francos sur place et aux téléspectateurs d'un océan à l'autre :

« Les Canadiens regardent aujourd'hui un peuple debout ! Un peuple fort ! Un peuple uni ! Un peuple solidaire ! Un peuple vivant ! La date du 22 mars 1997 sera dorénavant connue comme le jour du grand ralliement. Souvenez-vous de ce grand jour, parce que personne ne pourra jamais vous l'enlever !».

On s'en souvient, Mme Lalonde. Et on s'en souviendra...

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