Un problème à régler

«Je vois simplement cette maladie comme un autre... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«Je vois simplement cette maladie comme un autre problème à régler», affirme Gilles Caron aujourd'hui en rémission.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Le Gatinois Gilles Caron, 65 ans, est atteint du myélome multiple. Il voulait me rencontrer pour me parler de sa maladie et des gestes qu'il compte poser pour aider ceux et celles qui, comme lui, luttent contre cette... contre ce...

Mais c'est quoi, le myélome multiple ? C'était la première question sur ma liste. Parce que je l'avoue, je n'avais jamais entendu parler de cette maladie auparavant.

En deux mots, le myélome multiple est une forme de cancer du sang. Approximativement 1200 personnes en sont atteintes dans la région, et on compte annuellement 130 nouveaux cas à Ottawa-Gatineau. « Une centaine de nouveaux cas par année à Ottawa, et une trentaine à Gatineau », de préciser M. Caron. Ce n'est pas rien.

Gilles Caron est aujourd'hui retraité de son poste de consultant en informatique. Père d'un enfant aujourd'hui âgé de 41 ans et grand-père de deux petits-enfants, il a été diagnostiqué avec le myélome multiple en juin 2015, il y a un peu plus d'un an.

« Mais j'ai été chanceux, dit-il. Les médecins l'ont découvert au stade 1. Et je suis une personne positive. Je l'ai toujours été. Et je vois simplement cette maladie comme un autre problème à régler. »

Mais « régler ce problème » n'est cependant pas de tout repos. M. Caron a dû subir des traitements de chimiothérapie pendant quatre mois. Suivi d'une greffe de cellules souches en novembre dernier.

« Je suis aujourd'hui en rémission, dit-il. Les médecins me disent que cette rémission dure de trois à sept ans. Puis après, ce sera la rechute. Elle est inévitable. Et une autre greffe sera alors nécessaire, si ma santé le permet.

«Et je suis optimiste, ajoute-t-il. En 2000, l'espérance de vie d'une personne atteinte du myélome multiple était de cinq ans. Mais aujourd'hui, on parle de 15 à 20 ans. Mais c'est évidemment selon les cas. Chaque individu est fait différemment.»

M. Caron est traité et suivi par les médecins de l'Hôpital Général, à Ottawa. Il s'est aussi joint à un groupe de soutien d'Ottawa composé de personnes atteintes du même cancer que le sien. «Nous nous rencontrons régulièrement, dit-il. Nous accueillons parfois des spécialistes en la matière. On discute entre nous, on s'échange des courriels, on partage. Nous sommes tous devenus une 'gang de chums', finalement», laisse-t-il tomber.

Mais tout se passe en anglais au sein de cette «gang de chums». M. Caron est bilingue et il ne s'en offusque pas. Mais il avoue qu'il aimerait bien pouvoir compter sur un groupe de soutien francophone à Gatineau, plus près de chez lui et de ses racines.

«Mais il n'y en a pas, affirme-t-il. Et ce serait bien de pouvoir échanger en français avec d'autres patients. Alors je travaille présentement à la mise sur pied d'un tel groupe pour les francophones de la région atteints du myélome multiple. Je suis retraité, je me sens bien et j'ai le temps. Et je pense que ce serait utile qu'un tel groupe existe en Outaouais. Quand on est atteint d'une maladie comme celle-là, on a besoin d'en parler, d'en discuter et d'échanger. C'est très important.»

Marche myélome multiple

Gilles Caron se joindra le 25 septembre prochain à l'édition 2016 de la Marche myélome multiple. Cette marche de cinq kilomètres se déroule annuellement à Ottawa et dans plusieurs autres villes au Canada afin de contribuer au financement de la recherche au pays et accroître la sensibilisation sur cette maladie.

«Notre objectif, à Ottawa, est d'amasser 50 000 $, dit M. Caron. Tout le monde est invité. Et ceux qui ne peuvent y être ont la possibilité de faire un don en ligne. Je sais que cinq kilomètres ce n'est pas une très longue marche. Mais elle permet aux gens de rencontrer et d'échanger avec d'autres personnes touchées directement ou indirectement par le myélome multiple.»  

La Marche Myélome Multiple se déroulera le dimanche 25 septembre au Centre Ron-Kolbus Lakeside, à Ottawa (au parc Britannia, dans l'Ouest de la ville). L'inscription débute à midi.

Pour de plus amples renseignements ou pour faire un don : www.myelomecanada.ca.

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