«Lance et compte!»

Notre chroniqueur Denis Gratton assistait pour la première... (Justin Tang, La Presse Canadienne)

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Notre chroniqueur Denis Gratton assistait pour la première fois, dimanche, aux prouesses d'Henry Burris et sa troupe en direct.

Justin Tang, La Presse Canadienne

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CHRONIQUE / J'ai assisté au match du Rouge et Noir d'Ottawa dimanche soir. Il s'agissait d'une première pour moi. L'équipe locale a perdu par trois points. Puis après ? Nous savions tous que nos « p'tits gars » allaient en perdre quelques-unes durant la saison. Une défaite n'est pas la fin du monde. Il faut cependant dire que, comme match de football, on a déjà vu mieux. On se serait cru, par moments, dans la cour arrière d'une école secondaire. Mais bof !

En fait, le vrai spectacle, c'est l'endroit. C'est le parc Lansdowne qui entoure la Place TD. Ce sont les restaurants, les bars et les cafés qui sont bondés des heures avant le début du match. C'est l'animation qui règne autour du stade. La musique, les jeux, les milliers de gens qui circulent et qui s'arrêtent de magasin en magasin, ou de terrasse en terrasse pour saluer des amis. L'ambiance est électrisante. C'est beaucoup plus qu'un simple match de football qu'on vous propose, c'est un happening. Mais bon. Je ne vous apprends probablement rien ce matin puisque je devine que la majorité d'entre vous, chers lecteurs, avez déjà visité les lieux. Mais c'est moi, ça. Toujours en retard sur le reste de la planète. Et je m'assume.

Mais avouez qu'il fallait vraiment être visionnaire pour songer à cette revitalisation de ce qui était autrefois un stade désuet entouré d'un champ de béton à perte de vue. Comme quoi les fantômes du film Field of Dreams  n'avaient pas tout à fait tort en répétant: « build it and they will come ». On a traduit le titre de ce film américain par les mots  Jusqu'au bout du rêve. Et il n'y a pas à dire, Ottawa a réellement été jusqu'au bout de son rêve avec ce lieu. On l'a construit, et ils sont venus. 

Près de 24 000 partisans du Rouge et Noir ont accueilli la Coupe Grey à la Place TD, dimanche soir. Ce prestigieux trophée vieux de 97 ans s'y trouvait puisqu'on soulignait le fait que la ville d'Ottawa présentera en novembre 2017 le match de la Coupe Grey dans le cadre des festivités entourant le 150e anniversaire de la Confédération. Et pour l'occasion, on ajoutera près de 10 000 sièges au stade TD afin d'accueillir près de 35 000 personnes à ce match pour le championnat de la Ligue canadienne de football. Ça promet. Il ne reste plus qu'à souhaiter que le Rouge et Noir soit de la partie.

La Classique Héritage?

Il y a cet autre événement grandiose que les organisateurs des festivités du 150e rêvent d'attirer à Ottawa en 2017. Soit la « Classique héritage de la Ligue nationale de hockey (LNH) », c'est-à-dire un match de hockey extérieur entre les Sénateurs d'Ottawa et, l'espère-t-on, le Canadien de Montréal.

Certains souhaiteraient organiser cette partie hors de l'ordinaire sur la colline du parlement. C'est un beau rêve. Les images (télévisées surtout) seraient éblouissantes. Imaginez. Une partie de hockey de la LNH avec le parlement canadien en arrière-plan. Wow !

Mais comme logistique, ce serait, à mon avis, cauchemardesque. Il faudrait d'abord y aménager une patinoire aux dimensions de la LNH. Il faudrait ensuite ériger des estrades comptant des dizaines de milliers de places. Puis vient le reste. Des places de stationnement (bonne chance avec ça autour de la colline du parlement !), des toilettes portatives (imaginez faire « pleurer votre Jeannette » dans une température de moins 20 degrés Celsius, moins 35 avec le facteur vent), des dizaines de stands pour les vendeurs de hot-dogs et compagnie, des systèmes de son et des écrans géants à la fine pointe de la technologie, un labyrinthe de barrières pour diriger la foule, des policiers, pompiers et gardes de sécurité par centaines, des... j'arrête. 

Et vous voyez sûrement où je veux en venir. Pourquoi ne pas tenir cette « Classique héritage » à la Place TD ? C'est-à-dire à l'extérieur, là où se trouve le terrain de football ? Tout y est (sauf une patinoire). On n'aurait pas à réinventer la roue. Et plutôt que de démanteler les 10 000 sièges qu'on ajoutera pour le match de la Coupe Grey présenté à la fin novembre, on n'aura qu'à les garder un mois de plus pour le match Sénateurs-Canadiens.

On n'aurait peut-être pas « l'effet wow ! » d'un match disputé sur la colline du parlement. Mais on aurait tout de même un maudit beau  party  inoubliable pour couronner les festivités du 150e.

Mais enfin. Ce n'est que l'humble opinion d'un partisan du Rouge et Noir et des Sénateurs toujours en retard sur le reste de la planète, mais qui s'assume.

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