Le rêve... 25 ans plus tard

Un moment de détente pour les fins d'un... (Archives LeDroit)

Agrandir

Un moment de détente pour les fins d'un reportage au Nordik Spa-nature de Chelsea, à l'hiver 2006.

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le 23 juillet 1991 - il y a 25 ans aujourd'hui jour pour jour -, je réalisais un rêve. Je vivais ce qui était pour moi une véritable consécration, rien de moins. Ce jour-là, je commençais ma carrière - ma toute première journée - comme journaliste au quotidien LeDroit.

Je me pinçais. Moi, le «p'tit cul» de Vanier qui avait grandi avec LeDroit sur la table de la cuisine, allait signer son nom dans ce journal auquel mes parents et mes grands-parents étaient abonnés depuis toujours. 

Je me pinçais parce que j'avais un peu tracé une croix sur une carrière comme journaliste. Oui, j'avais fait mes études en journalisme. Et oui, j'avais travaillé pendant un peu plus d'un an à l'hebdo Le Journal de Cornwall à ma sortie du collège.

Mais au début des années 1980 - j'avais 21 ou 22 ans -, j'avais eu le culot de poser ma candidature pour un poste de journaliste aux sports au quotidien LeDroit. Je me croyais prêt à affronter ce défi. Je me pensais bon après mon année à Cornwall. J'étais, dans ma petite tête enflée, au-dessus de la mêlée. Et LeDroit allait certainement m'embaucher puisque l'un de leurs meilleurs reporters à l'époque était mon frère aîné, Michel, alors... Mais ça ne marchait pas vraiment comme ça.  

On m'a donné une chance. Le chef des nouvelles de l'époque, (feu) Jean-Guy Bruneau, m'a convoqué pour une entrevue. On a jasé un peu, il m'a fait passer quelques tests de rédaction. Puis il ne m'a jamais rappelé...

Ma petite tête enflée a rapidement dégonflé et j'ai tracé une croix sur le journalisme lorsqu'on m'a embauché au gouvernement fédéral dans le domaine des relations avec les médias. J'ai démissionné de la fonction publique au bout de sept ans. Puis j'ai occupé d'autres jobines ici et là jusqu'à l'âge de 30 ans. C'est-à-dire jusqu'en juin 1991...

La consécration

Cette année-là, mon regretté père qui était retraité de l'Université d'Ottawa avait décroché un emploi de jour comme rédacteur à l'hebdo L'Express d'Orléans. Pour passer le temps, pour se garder occupé, comme on dit.

Un jour, celui qui allait devenir bientôt chef des nouvelles du Droit, Adrien Cantin, l'a appelé. LeDroit était à la recherche de correspondants régionaux et Adrien appelait mon père pour lui offrir le poste de correspondant pour les régions de Vanier, Orléans et l'Est ontarien. Mais de lui répondre mon père: «Tu sais Adrien, je suis un peu trop vieux et je n'ai plus l'énergie pour courir la nouvelle et travailler le soir et les week-ends. Mais mon fils Denis a fait ses études en journalisme. Il serait peut-être intéressé par ce poste.»

Mon père m'a fait part de cette conversation. Alors j'ai décidé d'appeler ce M. Cantin et il m'a convoqué à une entrevue au Droit le 1er juillet 1991. Lui et moi avons jasé pendant approximativement une demi-heure. Je lui ai montré quelques textes que j'avais rédigés pour L'Express d'Orléans (mon père me confiait quelques couvertures de temps à autre). Et à ma grande surprise, Adrien m'a rappelé quelques jours plus tard pour m'annoncer que j'avais l'emploi. Je n'en croyais pas mes oreilles. J'allais être journaliste au Droit!

J'ai débuté le 23 juillet 1991, il y a un quart de siècle (c'est fou comme le temps file). Et mon tout premier texte a été publié à la Une du journal du lendemain (!).

Dans la semaine qui a suivi, j'ai montré la copie de ce journal à tous mes proches et amis. «Regardez!, leur disais-je. Regardez!». Et je pointais vers les trois mots: «par Denis Gratton». Je n'arrivais pas à le croire. J'en avais des frissons. «Par Denis Gratton» à la Une du Droit. La consécration, disais-je.

Dans les souliers de Simon les crampons, accompagné... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

Agrandir

Dans les souliers de Simon les crampons, accompagné de ma collègue Justine Mercier qui, pour l'occasion, a revêtu les habits de Camille l'espadrille lors des Jeux du Québec de l'été 2010, à Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

En compagnie de l'homme fort Hugo Girard, en... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.1

Agrandir

En compagnie de l'homme fort Hugo Girard, en 2009, lors du gala Personnalité de l'année LeDroit-Radio-Canada.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Un gros merci

J'aurais tant de gens à remercier aujourd'hui. Tant de gens à saluer. Tant de gens qui m'ont aidé au cours des 25 dernières années, qui m'ont fait confiance, qui m'ont guidé et qui, dois-je admettre, ont dû me botter le cul de temps en temps. Tant de patrons et de collègues de travail avec qui je partagerai à tout jamais des souvenirs inoubliables.

Mais je ne nommerai personne et je suis convaincu que vous me comprendrez. Je m'en voudrais tellement d'oublier ne serait-ce qu'un seul nom. 

Donc, à vous tous - vous vous connaissez -, merci du fond du coeur chers amis. Sans vous, mon rêve ne se serait jamais concrétisé et il n'aurait jamais été aussi beau. Sachez que je vous en serai infiniment reconnaissant.

Et merci évidemment à ces milliers de gens que j'ai rencontrés et interviewés au cours des 25 dernières années. Vous m'avez tous touché à votre façon. Et ce fut un privilège de vous «raconter».

Enfin, merci à vous, chers lecteurs, chères lectrices. Merci d'être là depuis tant d'années. On me dit que je vous fais rire de temps en temps. D'autres m'ont dit que je les ai déjà fait pleurer. Et certains - pour me flatter, je devine - m'ont déjà dit que je les ai parfois fait réfléchir. Vous faire rire ou pleurer, je peux le croire. Mais de vous faire réfléchir? Par pur accident, j'en conclus... 

Merci, la gang.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer