L'idole d'enfance

Je suis un peu retombé en enfance mardi... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Je suis un peu retombé en enfance mardi matin. J'ai rencontré et serré la pince à Darryl Sittler. Ambassadeur des Maple Leafs de Toronto, il était de passage à la résidence pour aînés Beacon Heights, dans l'Est d'Ottawa, pour rencontrer les résidents de l'endroit.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Quand j'étais enfant et jeune adolescent, pratiquement toute ma famille et tous mes amis étaient partisans du Canadien de Montréal. Et Guy Lafleur était l'idole de la grande majorité des « p'tits culs » de Vanier.

Mais moi, j'étais partisan des Maple Leafs de Toronto. Pourquoi, vous demandez-vous sûrement ? C'est une longue histoire. Et je vous l'ai déjà racontée dans une chronique il y a plusieurs années (« Go Leafs Go », 21 avril 2006). Et puisque je tente en vieillissant d'éviter la redondance dans mes écrits, je m'arrêterai à ça : j'étais fan des Leafs.

Mon idole à l'époque : le capitaine des Maple Leafs, Darryl Sittler, admis au Temple de la renommée du hockey en 1989. Oui, il y avait de grands joueurs à l'époque. Je pense aux Bobby Orr, Bobby Hull, Gordie Howe et tant d'autres. Et bien sûr, le « Flower » de Thurso. Mais moi, mon joueur préféré, c'était Sittler. Le numéro 27 des Maple Leafs. 

Je suis un peu retombé en enfance mardi matin. J'ai rencontré et serré la pince à Darryl Sittler. Ambassadeur des Maple Leafs de Toronto, il était de passage à la résidence pour aînés Beacon Heights, dans l'Est d'Ottawa, pour rencontrer les résidents de l'endroit. 

Les organisateurs de cette visite avaient réservé 15 minutes à l'horaire de Sittler pour un point de presse. Mais puisque je suis le seul journaliste qui s'est pointé le nez, j'ai eu droit à un entretien de 15 minutes avec mon idole d'enfance qui est aujourd'hui âgé de 65 ans.

De quoi parle-t-on avec Darryl Sittler ? Certainement pas des conflits en Syrie et en Irak. On jase hockey, évidemment. Et j'ai cette curieuse question que j'ai toujours voulu lui poser.

Le 7 février 1976, ce dernier a établi un record de la LNH qui ne sera probablement jamais battu. Ce soir là, alors que les Leafs recevaient les Bruins de Boston, le capitaine Sittler a marqué 10 points ! Six buts, quatre passes. 

Et voici pour ma question bizarre que j'ai toujours voulu lui poser : « qu'aviez-vous mangé ce jour-là ?».

« Du poulet de Swiss Chalet, a-t-il répondu en riant. (Mais il ne blaguait pas.) La pratique en journée avait été plus longue que prévu. Je savais que mon épouse n'était pas à la maison ce jour-là, donc il n'y aurait pas de repas de préparé. Et je voulais prendre une sieste immédiatement en rentrant chez moi. Donc je suis arrêté chercher un repas au Swiss Chalet et j'ai mangé dans ma voiture en route pour la maison. Quand Swiss Chalet a eu vent que c'est ce que j'avais mangé avant ce match de 10 points, on m'a fait parvenir une carte-cadeau de 500 $. Je vous le dis, on peut en manger du poulet pour 500 $ ! » (Rires) Mon record sera-t-il battu un jour ? Il y a 40 ans de ça et de très bons joueurs ont évolué dans la LNH depuis sans pouvoir le battre. Mais on ne sait jamais dans le monde du sport. »

À sa première année avec les Maple Leafs, en 1970, Darryl Sittler touchait un salaire de 15 000 $ par année. « Mais quand l'Association mondiale de hockey a été créée en 1971 et que les équipes de cette nouvelle ligue offraient des salaires ridicules aux vedettes de la LNH, les salaires dans notre ligue ont évidemment grimpé, a-t-il raconté. Et cette année-là, mon salaire est passé de 29 000 $ à 160 000 $. À ma dernière année (en 1985), je gagnais 260 000 $. Ça ne semble pas beaucoup aujourd'hui, mais ma maison à Toronto à l'époque m'avait coûté 37 000 $. Elle vaut sûrement un million $ aujourd'hui. Oui, les joueurs d'aujourd'hui gagnent beaucoup. Mais c'est la business. Les gens vont aux parties pour voir les joueurs. Et je crois que c'est juste qu'ils obtiennent leur part des profits. »

QUESTIONS EN RAFALE...

LeDroit : Le meilleur joueur contre lequel il a joué ?

Darryl Sittler : « Il y en a quatre. Bobby Orr, Gordie Howe, Wayne Gretzky et Mario Lemieux. Et Guy Lafleur, bien entendu. Mais Bobby Orr était exceptionnel. »

LD : Le meilleur gardien de but ?

DS : « Ken Dryden, Tony Esposito et Vladislav Tretiak, avec qui j'ai été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1989. »

LD : Votre plus beau moment en carrière, autre que le match de 10 points ?

DS : « Mon but en prolongation dans le match final contre la Tchécoslovaquie, en 1976, pour remporter la "Canada Cup" pour le Canada. L'équipe canadienne cette année-là est la meilleure équipe avec laquelle j'ai joué. Dix-neuf joueurs de cette formation sont aujourd'hui au Temple de la renommée. »

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