Docteur Gisèle

Au cours des 20 dernières années, le nom... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Au cours des 20 dernières années, le nom de Gisèle Lalonde a surtout été associé à la lutte pour la sauvegarde de l'hôpital Montfort. Mais «sa contribution à la société», comme dit l'Université d'Ottawa, ne s'arrête pas là!

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / Tiens, un courriel de l'Université d'Ottawa qui vient d'entrer. Allons voir ce qui en est...

«Monsieur, au nom de M. Calin Rovinescu, chancelier de l'Université d'Ottawa, et de M. Allan Rock, recteur et vice-chancelier, nous avons le plaisir de vous convier le samedi 18 juin 2016 à la collation des grades du printemps de l'Université d'Ottawa, qui se tiendra à la salle Southam du Centre national des arts.»

Hein...? Mais pourquoi m'invite-t-on à la collation des grades? Je n'ai suivi que trois cours à l'Université d'Ottawa. Et c'était au début des années 1980. Je ne peux pas croire qu'ils me donneraient un diplôme quelconque pour ça, et après toutes ces années. 

Prochain paragraphe...

«Au cours de cette cérémonie, l'Université d'Ottawa conférera le grade honorifique de docteur de l'Université d'Ottawa à Gisèle Lalonde pour son importante contribution à la société».

Ma tante!? Ma tante sera docteur! Eh bien c'est génial, ça. Elle est ma voisine. Je pourrai aller la consulter pour chaque petit bobo.

Je blague, vous le savez bien. Mais je blague sur les petits bobos. Pas sur le doctorat honorifique que recevra Gisèle Lalonde. Ça, c'est bien vrai. Et pleinement mérité...

Félicitations, tante Gisèle. Cet honneur, comme les nombreux autres que vous avez reçus au cours de votre carrière, rejaillit sur toute la famille. Sur votre époux Gilles, vos trois fils, leur conjointe et leurs enfants. Et bien entendu, sur votre frère, Monseigneur Gérard Deschamps, et votre soeur, Soeur Reina Deschamps de la congrégation des Filles de la Sagesse. Et aussi sur tous vos proches. 

Votre soeur Cécile serait aussi énormément fière de vous. En fait, je sais que Maman sera là avec nous tous le 18 juin prochain. Elle ne manquerait pas ça de là-haut pour tout l'or du monde. Elle tiendra à y être pour voir sa «p'tite» soeur devenir docteur de l'Université d'Ottawa.

Au cours des 20 dernières années, le nom de Gisèle Lalonde a surtout été associé à la lutte historique pour la sauvegarde de l'hôpital Montfort. On n'oubliera jamais cette «grande dame de la francophonie ontarienne» pour le rôle primordial qu'elle a joué dans cette lutte de cinq ans à titre de présidente du mouvement populaire S.O.S. Montfort.

Mais «sa contribution à la société», comme dit l'Université d'Ottawa, ne s'arrête pas à ce chapitre de l'histoire franco-ontarienne. Loin de là!

Voici quelques-unes de ses réalisations: première femme élue à la mairie de Vanier; co-fondatrice et première directrice générale du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFROP); fondatrice de l'Association francophone des municipalités de l'Ontario (AFMO)... Ce ne sont que trois réalisations. La liste pourrait continuer. Et si les francophones de l'Ontario ont aujourd'hui la gestion de leur réseau scolaire, c'est en grande partie grâce à elle.

Et elle n'en sera pas à son premier doctorat honorifique. Elle en a aussi obtenu un de l'Université Laurentienne, à Sudbury, et de l'Université Saint-Paul, à Ottawa. S'ajoutent à ces doctorats deux certificats honorifiques des collèges La Cité et Boréal.

Et voici certains honneurs qu'on lui a décernés au cours des dernières années: membre de l'Ordre du Canada, de l'Ordre de l'Ontario et de l'Ordre national du Québec; membre de l'Ordre des francophones d'Amérique; Chevalier de l'Ordre de la légion d'honneur...

Je vous fais grâce du reste puisque je pourrais continuer jusqu'en page 14 ou 15. Et je n'exagère pas. J'ai été souper chez-elle il y a quelques mois et elle m'a montré sa collection de médailles et d'objets honorifiques. J'en ai compté 37!

Ah oui, j'oubliais. Gisèle Lalonde a aussi, en cours de route, sauvé un hôpital d'une fermeture certaine...

Encore une fois, tante Gisèle, mes sincères félicitations. 

On ne rajeunit pas, comme on dit, mais je sais que vous n'avez rien perdu de votre cran et de votre fougue. Et maintenant que vous y serez docteur, l'Université d'Ottawa n'a qu'à bien se tenir...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer