Le centre Pierre Simoneau

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Pierre Simoneau travaille depuis des mois sur son idée de créer un centre où personnes âgées, handicapées, démunies et diabétiques pourront se rendre pour obtenir gratuitement les appareils nécessaires à leur condition médicale.

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CHRONIQUE / Pierre Simoneau venait de recevoir son congé de l'hôpital quand je l'ai rencontré mercredi matin. «Des petits problèmes d'infection aux jambes», dit-il sans aller dans les détails.

Atteint de diabète, cet Ottavien de 67 ans doit se déplacer avec un déambulateur, communément appelé une marchette, ou encore en fauteuil roulant.

Retraité de son poste de chauffeur pour un ministre fédéral, il compte aujourd'hui sur ses maigres pensions pour subsister, ce qui lui rapporte 17 000$ par année.

Son fauteuil roulant, son déambulateur, son lit orthopédique et tous les autres items et appareils nécessaires à son bien-être et à sa santé, il les a obtenus après plusieurs mois de négociations, d'appels et de courriels, de lutte incessante contre «le système».

«J'ai dû me chicaner avec le gouvernement pendant huit mois pour obtenir un lit d'hôpital dans mon logement, déplore-t-il. Il n'y a pas d'organisme à Ottawa qui existe pour aider les gens comme moi qui ont besoin de ces choses, mais qui ne peuvent pas se les permettre.»

Pierre Simoneau veut combler cette lacune. C'est pourquoi il travaille depuis des mois sur son idée de créer un centre où personnes âgées, handicapées, démunies et diabétiques pourront se rendre pour obtenir gratuitement les appareils nécessaires à leur condition médicale. «Il faut un tel centre à Ottawa, dit-il. Le gouvernement n'a plus les moyens pour ça. Il est temps de faire notre part et prendre nos responsabilités. Et c'est ce que je veux faire.»

Où en est-il rendu avec son «plan d'affaires»? Et où trouvera-t-il les fonds nécessaires au démarrage de son centre de charité?

«Je sais que les coûts de démarrage seront élevés, affirme-t-il. C'est pourquoi je suis à la recherche d'une fondation pour m'aider. Mais j'ai rencontré plusieurs personnes et organismes au cours des derniers mois. La Fondation Bruyère veut m'aider d'une façon ou d'une autre. La Croix-Rouge aussi. Je rencontre jeudi le conseiller municipal Mathieu Fleury. Et j'ai fait une demande pour une rencontre avec l'archevêque d'Ottawa. Je suis pas mal avancé, mais il reste du travail à faire.»

Pierre Simoneau comptera également sur des commanditaires qui pourront s'afficher, à un prix, dans le centre en question. «Et nous organiserons des soupers-bénéfices, des barbecues, des lave-autos et le reste», ajoute-t-il.

«Plusieurs personnes ont besoin d'aide et ils ne savent plus où se tourner pour l'obtenir. Et je suis certain que mon idée va marcher», conclut-il.

On ne peut que lui souhaiter bonne chance.

Pag à l'appareil

Michel Pagliaro... (Archives Le Quotidien) - image 3.0

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Michel Pagliaro

Archives Le Quotidien

(Lundi matin...)

«J'attends un appel à 11h30, Manon. Je vais répondre dans mon bureau.

- Qui t'appelle à 11h30, Denis?

- C'est pour ma grande entrevue de samedi.

- Tu travailles aujourd'hui? Mais c'est congé. Je comptais sur toi pour m'aider à préparer le potager.

- Je vais juste faire cette entrevue et je serai à tes tomates et tes concombres ensuite.

- Mais qui t'appelle?

- Michel Pagliaro.

- Vraiment!? Alors je veux répondre. Je veux le saluer.

- Pas question, Manon. Il ne m'appelle pas pour prendre des nouvelles de ma famille, tu sais.

- Je vais juste le saluer, c'est tout.

- Désolé.

- Et je vais répondre en chantant "j'entends sonner"... La poignes-tu Denis? "J'entends sonner" au lieu de "j'entends frapper"?

- Misère...»

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