Un pigeon est parti en voyage

Alain Laplante et sa femme, Micheline Forget, ont... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Alain Laplante et sa femme, Micheline Forget, ont une idée pour le 150e anniversaire de la Confédération.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / Le Gatinois Alain Laplante est passionné des envolées de colombes. Une passion que l'homme de 56 ans développe depuis l'âge de 14 ans.

Aujourd'hui jeune retraité d'Hydro-Québec, il élève ses oiseaux dans la cour arrière de sa résidence des Hautes-Plaines, et l'entreprise qu'il a fondée avec son épouse Micheline Forget, Les Envolées Blanches, présente des envolées dans divers événements depuis plus d'une dizaine d'années.

Que ce soit pour une activité pour un organisme de bienfaisance, un mariage, des funérailles, un anniversaire, une inauguration et j'en passe, Alain Laplante y sera sur demande avec sa centaine d'oiseaux prêts à s'envoler. 

Mais je dois clarifier un point avant d'aller plus loin. Ce ne sont pas des colombes que vous trouverez sa cour arrière, mais bien des pigeons. Tous blancs, sans exception, et tous entraînés pour s'envoler en groupe et rentrer à la maison, guidés par le magnétisme de la terre et - comme dit Alain Laplante - « par une espèce de boussole naturelle dans leur bec ».

« Mais il faut que je les entraîne, précise-t-il. Un entraînement dure trois mois. Ces pigeons blancs sont de la famille des pigeons voyageurs. On se servait de ces oiseaux pour transmettre des messages aux alliés durant la Première Guerre mondiale. Plusieurs personnes pensent que ce sont des colombes qu'on utilise pour les envolées et les spectacles. Mais une colombe n'a pas l'habilité naturelle d'un pigeon voyageur pour rentrer au bercail.

(Comme quoi Céline Dion devra changer les mots de la chanson qu'elle a chantée lors de la visite du Pape Jean-Paul II au Canada, en 1984...).

«J'ai présentement 137 oiseaux entraînés, de reprendre Alain. Et j'ai 50 bébés qui seront entraînés cet été. Je serai donc prêt pour le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017.»

Non, Patrimoine canadien n'a pas retenu les services de Les Envolées Blanches dans le cadre de ce 150e anniversaire. Pas encore...

«J'ai présenté un projet à Patrimoine canadien et j'attends une réponse de leur part, affirme Alain. J'ai proposé une envolée de 150 oiseaux par semaine, pendant 26 semaines, devant la Tour de la paix. Mais le lieu, tout comme le nombre d'envolées, demeureront à la discrétion de ce ministère. Je crois que ces envolées cadreraient bien avec les festivités du 150e. Ces oiseaux sont un symbole de paix, d'unité et de liberté, un peu à l'image du Canada. Et les envolées sont inoffensives au niveau de l'environnement. Ce n'est pas comme faire passer les Snowbirds par-dessus le parlement.»

«Et les coûts seraient minimes, poursuit-il. Je n'aurais pas besoin de cols bleus, ou de policiers, ni même de bénévoles. Bien sûr, il y aurait un coût. Je ne suis pas encore équipé pour libérer 150 oiseaux. Ça me prendra une remorque, des paniers additionnels et le reste. Mais mon offre à Patrimoine canadien est très raisonnable (10 $ par oiseau, par envolée. Donc 1 500 $ par envolée).»

Alain Laplante a présenté une offre similaire à la Ville de Gatineau, toujours dans le cadre du 150e. Il attend aussi une décision de ce côté-là.

Mais que pensent les voisins d'Alain Laplante ? Aiment-ils la présence de plus d'une centaine de pigeons dans leur quartier ?

«Ce n'est pas comme si nous avions un chien qui aboie sans cesse», de répondre Alain. 

«En fait, l'été dernier, mon voisin de gauche tenait une fête dans sa cour arrière. Ils étaient une quarantaine dans sa cour. Je devais entraîner mes pigeons ce jour-là, mais ma femme m'a sagement recommandé, et avec raison, d'attendre au lendemain afin de ne pas déranger la fête des voisins.»

«Mais à un moment donné, on frappe à la porte. C'était mon voisin de gauche. Il me demande : ''Tu ne fais pas d'envolées aujourd'hui, Alain ? Mes invités et moi attendons de voir ça depuis des heures''. Donc ça te donne une bonne idée de ce que pensent mes voisins de mes pigeons voyageurs», de conclure Alain en riant.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer