Audience avec l'ambassadeur

Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion... (Martin Roy, LeDroit)

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Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion (2e à partir de la gauche), et leur nouvel entraîneur, Guy Boucher (3e à partir de la gauche), ont tenu à se faire photographier en compagnie de l'Ambassadeur officiel de l'équipe, Denis Gratton. À l'extrême gauche, le président et éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, n'a pas résisté lui non plus à l'envie d'apparaître sur une photo en compagnie de l'Ambassadeur.

Martin Roy, LeDroit

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CHRONIQUE / Les Sénateurs d'Ottawa ont de la classe. Mais à bien y penser, leur geste s'imposait.

Comme les partisans des Sens le savent tous, l'équipe d'Ottawa a un nouveau directeur général à sa barre. Pierre Dorion pour ne pas le nommer. Et on apprenait en fin de semaine qu'il avait arrêté son choix sur Guy Boucher comme nouvel entraîneur-chef pour remplacer, derrière le banc des joueurs, Dave Cameron, remercié de ses services il y a quelques semaines. 

Or, Messieurs Dorion et Boucher savent bien que je suis, depuis presque six ans, Ambassadeur officiel des Sénateurs d'Ottawa, un titre très, très sérieux. Et hier matin, dès 9 h, ces deux hommes étaient de passage au Droit pour me rencontrer et me consulter. Pierre Dorion aurait tenu à ce que son nouveau coach fasse la connaissance de l'Ambassadeur officiel de son équipe - moi - avant de rencontrer l'ensemble des médias lors de la conférence de presse officielle prévue pour midi, au Centre Canadian Tire. Un geste qui s'imposait, disais-je. Ils ont de la classe, mes Sénateurs.

Bon, vous remarquerez qu'il y a un quatrième homme dans la photo. Et vous aurez sûrement reconnu notre président et éditeur, Pierre-Paul Noreau. C'est que j'ai voulu faire plaisir à ce dernier. Ça lui fera un beau souvenir qu'il pourra montrer un jour à ses petits-enfants. Bien que ceux-ci lui demanderont sûrement : « grand-papa, c'est qui les deux "monsieurs" avec l'Ambassadeur officiel des Sénateurs d'Ottawa? ».

Et n'allez surtout pas croire le contraire! C'est-à-dire que c'est M. Noreau qui m'a invité à poser avec les deux hommes pour me faire plaisir. Si c'est ce que vous pensez, détrompez-vous! Tout de suite! Parce que c'est faux.

J'ai eu une brève discussion avec Messieurs Dorion et Boucher. Ils auraient bien aimé me consulter plus longtemps, je l'ai senti. Mais j'avais d'autres chats à fouetter et je n'ai malheureusement pas pu leur accorder plus de temps. Ils ont compris, bien entendu, et ils m'ont chaleureusement remercié de leur avoir si gentiment accordé cette audience.

Voici un compte-rendu de notre conversation : « Je crois que t'as choisi le bon homme pour redresser la défensive de notre équipe, ai-je dit à Pierre Dorion. (Il aime bien que je le tutoie).

- Merci Monsieur l'Ambassadeur, m'a-t-il répliqué. Je le crois aussi. Mais ce sera sans négliger notre offensive, a-t-il pris soin d'ajouter.

- Il ne faudrait surtout pas faire ça avec les joueurs rapides qu'on a, l'ai-je prévenu.

- Exactement, a-t-il dit. N'ayez crainte, Monsieur l'Ambassadeur, nous ne ferons pas ça. Et en passant, sachez que je vous lis chaque matin avant même de lire les pages sportives.

- Évidemment. »

Puis je me suis tourné vers Guy Boucher - il a légèrement rougi en voyant que l'Ambassadeur officiel de l'équipe allait lui adresser la parole - et je lui ai dit : 

« Toi, laisse Erik Karlsson jouer sa game. Ce gars-là est un pur-sang. Et on ne retient un pur-sang, on le laisse courir. C'est compris?

- D'accord, Monsieur l'Ambassadeur », m'a-t-il simplement répondu, visiblement intimidé par ma présence, mon avertissement et mon regard déterminé.

Notre brève rencontre terminée, Pierre Dorion a insisté à ce qu'une photo de lui et de son nouvel entraîneur soit prise en compagnie de l'Ambassadeur officiel des Sénateurs. J'ai acquiescé à sa demande. « Si ça peut lui faire plaisir », me suis-je dit.

Puis je les ai salués en leur souhaitant bonne chance, en les prévenant que je n'accepterais plus de saison de hockey qui se termine début avril à Ottawa, et en leur montrant la porte de mes yeux. Et c'est à peu près comme ça que cette audience avec moi s'est déroulée. En tout cas, c'est comme ça que je m'en souviens...

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