Le Règlement 17 ou le KKK

Si on ne parle pas du Règlement 17 dans... (Nathan Denette, Archives PC)

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Si on ne parle pas du Règlement 17 dans les classes, à quoi auront servi les excuses officielles présentées par la première ministre Kathleen Wynne, il y a quelques semaines?

Nathan Denette, Archives PC

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CHRONIQUE / «Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre», a déjà dit Winston Churchill.

Cette brillante citation de l'ancien premier ministre du Royaume-Uni m'est revenue en tête mercredi en écoutant un reportage diffusé à Radio-Canada.

On apprenait que les enseignants du secondaire dans les écoles de langue française de l'Ontario ne sont pas obligés de parler du Règlement 17 dans les cours d'histoire. Ce sujet ne fait pas partie du curriculum du ministère de l'Éducation.

Vrai, cet odieux règlement qui aurait pu sceller le sort des francophones de l'Ontario par l'assimilation au début du 20e siècle est présenté comme un exemple de conflits et de discrimination entre le Canada français et le Canada anglais de l'époque. Mais les enseignants ont le choix d'en parler ou non. S'ils le préfèrent, ils peuvent plutôt parler de l'un des deux autres exemples fournis par le ministère, soit les activités du Ku Klux Klan et le nationalisme d'Henri Bourassa.

Et bien qu'un certain nombre d'enseignants choisissent de parler du Règlement 17 en classe, d'autres ne le font pas. Pas obligés.

Ils devraient l'être, selon moi. Les jeunes doivent connaître leur histoire, d'où ils viennent, les sacrifices qui ont été faits afin qu'ils puissent recevoir aujourd'hui, plus de 100 ans après cette lutte historique des Canadiens français, une éducation dans leur langue maternelle. 

Comment peut-on leur demander de «lutter» pour conserver leur langue et leur culture et d'en être fiers s'ils n'ont aucune notion des luttes entreprises par leur peuple au fil de l'histoire pour conserver ses droits?

Le Règlement 17, qui a banni l'enseignement du français des écoles ontariennes pendant 15 ans, soit de 1912 à 1927, est une histoire de persévérance, de courage, de détermination, de justice. C'est l'histoire d'une victoire inspirante des francophones de l'Ontario. Et elle se doit d'être enseignée à tous les étudiants du secondaire dans toutes les écoles de langue française en province. Le ministère de l'Éducation de l'Ontario se doit d'y voir.

Sinon, à quoi auront servi les excuses officielles pour le Règlement 17 présentées aux Franco-Ontariens par la première ministre Kathleen Wynne au nom du gouvernement ontarien, il y a quelques semaines? À nous fermer le clapet?

Elle devrait savoir mieux...

Le centenaire de Templeton

Jean-Noël Mongeon a célébré ses 100 ans mercredi.... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Jean-Noël Mongeon a célébré ses 100 ans mercredi.

Etienne Ranger, LeDroit

On change de sujet «boutte pour boutte»...

Jean-Noël Mongeon a célébré ses 100 ans mercredi, entouré de sa famille. Toujours vif d'esprit et en très bonne santé, cet ancien maire de Templeton, dans les années 1950, est père de cinq enfants (deux d'entre eux sont décédés à un très jeune âge), grand-père de huit petits-enfants et de six arrière-petits-enfants. 

Cultivateur toute sa vie sur «sa» terre à Angers - là où se trouve sa maison construite en 1948 et où il habite toujours avec son fils Robert -, M. Mongeon a perdu son épouse Hélène en novembre dernier. Il était marié avec elle depuis plus de 67 ans.

Je lui ai demandé le secret de sa longévité. Après tout, qui ne voudrait pas vivre en pleine santé jusqu'à l'âge de 100 ans? Et sa réponse fut bien simple: «Il faut travailler fort, manger des produits naturels et ne pas user de la boisson. C'est aussi simple que ça.»

Je devrai vraiment m'y mettre...

Bonne fête, M. Mongeon! Bon centenaire!

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