L'homme et son cheval

Echo a du caractère. Mais Gabriel Monderie, son... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Echo a du caractère. Mais Gabriel Monderie, son cavalier, sait comment s'occuper de lui.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Gabriel Monderie, 32 ans, de Gatineau, rêvait depuis sa tendre enfance de devenir membre de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Diplômé de l'école polyvalente Nicolas-Gatineau, il voulait imiter son oncle et sa tante qui sont aujourd'hui retraités après une longue carrière dans la «police montée».

Gabriel a réalisé son rêve il y a un peu plus de six ans en graduant de l'École de la GRC. Constable muté au Manitoba pendant les six premières années de sa carrière, il est rentré à Gatineau l'hiver dernier lorsqu'il a été choisi parmi de nombreux candidats pour faire partie du Carrousel de la GRC. Un autre rêve se réalisait.

«Quand j'étais enfant, se souvient-il, mon oncle et ma tante m'emmenaient chaque été voir les chevaux et les spectacles du Carrousel, à Ottawa. Je n'avais que cinq ou six ans, mais j'avais déjà la piqûre pour la GRC et pour son Carrousel. J'étais déjà décidé, c'est ce que je voulais faire à l'âge adulte.»

Gabriel se dit heureux comme un poisson dans l'eau au sein de l'équipe des 32 cavaliers du Carrousel. Mais il avoue que le travail est beaucoup plus exigeant que certains peuvent le croire.

«Certaines personnes pensent qu'on n'a qu'à s'asseoir sur le cheval et que c'est lui qui donne le spectacle à lui seul. Mais c'est très demandant physiquement. Et certains de nos chevaux ont du caractère. Surtout mon cheval, Echo. Il a tout un caractère celui-là et il m'a fait tomber à plusieurs reprises au début de l'entraînement. En fait, chacun des 32 chevaux a son caractère. Mais maintenant ça va très bien avec Echo.»

Echo, c'est son cheval attitré. Son «bébé» pour les deux prochaines années. Et Gabriel doit voir aux moindres besoins de son «enfant» âgé de neuf ans.

«On a une petite routine quotidienne, dit-il. Quand on (les cavaliers) arrive le matin, on doit d'abord nettoyer l'enclos de notre cheval. On doit ensuite le brosser et le nettoyer. On installe ensuite la selle et les rênes, puis on sort s'entraîner pendant 90 minutes. On revient à l'écurie nourrir les chevaux et les nettoyer à nouveau. Les cavaliers prennent un lunch d'une trentaine de minutes, puis on retourne pour un autre 90 minutes d'entraînement. Ce sont des journées bien remplies, mais ça passe vite. Et j'adore ça.

- Et que faites-vous l'hiver? que je lui demande.

- On a encore un peu de travail à faire dans l'écurie. Mais plusieurs en profiteront pour prendre des vacances. L'été, on passe de cinq à six mois sur la route, loin de notre famille et de nos amis. Donc on profite de l'hiver pour passer du temps avec eux. Mais on recommence l'entraînement en janvier pour la tournée de l'été.»

Le Carrousel de la GRC se produit de mai à octobre, dans 50 localités au Canada. Il visite deux provinces par année, mais des spectacles seront offerts dans toutes les provinces en 2017 dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération. La mission des cavaliers et de faire connaître le patrimoine et les traditions de la GRC au pays et partout dans le monde.

«Nous serons d'ailleurs à Windsor, en Angleterre, le 3 mai prochain pour donner quatre représentions devant la reine Elizabeth II et ses invités d'honneur. Ce devrait être toute une expérience, de lancer Gabriel.

«Mais ce que j'aime surtout du Carrousel, c'est le fait qu'on donne des spectacles dans des communautés partout au Canada et que les sommes d'argent amassées durant ces spectacles sont remises à la communauté visitée. On recueille des milliers de dollars par année pour des organismes locaux de bienfaisance et sans but lucratif. On aide ces communautés et, en même temps, c'est un excellent exercice de relations publiques pour la GRC. On rencontre les Canadiens, on discute avec eux. Cet aspect du Carrousel est très agréable. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'ai toujours voulu en faire partie. C'est une chose d'arriver à un endroit pour répondre à un appel. C'est une autre chose d'arriver avec le Carrousel. Disons que l'accueil est différent, ajoute-t-il en riant.

«Faire partie du Carrousel est toute une expérience, reprend-il. Il fait partie de l'histoire du pays. Et une fois à la retraite, je pourrai dire que j'aurai fait partie du Caroussel de la GRC. Et j'en serai très fier», de conclure le constable Monderie.

INSPECTION DU PATRON

À souligner que la traditionnelle et annuelle inspection du Carrousel par le commissionnaire de la GRC se tiendra vendredi le 22 avril, à 14 h, au Centre du Carrousel situé au 1 du chemin Sandridge, à Ottawa. Un spectacle gratuit du Carrousel suivra.

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