Une vache qui beugle... 30000$

Le président-éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, la directrice... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le président-éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, la directrice générale de Centraide Outaouais, Nathalie Lepage, et le président de la campagne 2015, Michel Picard, entourent le chroniqueur Denis Gratton et sa fameuse vache.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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CHRONIQUE / Ma vache est rentrée dans son étable, mardi matin. Après un long périple de six mois de bureau en bureau, d'entreprise en entreprise, et avec même un séjour à l'hôpital vétérinaire pour soigner une patte fracturée, celle qu'on appelle communément «la vache à Gratton» est de retour dans ses prés de la rue Clarence, à Ottawa.

Fatiguée un peu, certes. Avec quelques kilos en moins, ce qui se comprend après six mois sur la route en plein hiver, mais elle semble bien heureuse d'avoir retrouvé sa salle des nouvelles du Droit.

Mais elle est surtout fière. Fière d'avoir pu amasser des sous pour Centraide Outaouais et contribuer à sa façon à cette cause si importante et si indispensable pour les organismes d'entraide de l'Outaouais et ceux et celles qui en bénéficient.

Combien la vache a-t-elle amassé, demandez-vous? Aux dernières nouvelles, en février dernier, «ma» vache avait accumulé une somme qui approchait les 15 000$. Mais la directrice générale de Centraide Outaouais, Nathalie Lepage, et le président de la campagne 2015, l'ami Michel Picard, sont passés au Droit, mardi, pour me rapporter ma chère et tendre amie et pour m'annoncer toute une nouvelle.

Grâce à un don substantiel de l'entrepreneur Gilles «Brigil» Desjardins, la «vache à Gratton» a permis à Centraide Outaouais de récolter... roulement de tambour s'il vous plaît... 30 000$!

«Gilles Desjardins a offert 15 000$, mais à une condition, de me dire Michel Picard.

- Quelle est cette condition?

- Ta vache doit revenir à ton bureau pour y rester.»

Bref, M. Desjardins ne voulait pas de ma chère amie à quatre pattes dans ses bureaux. Et son dédain des bovins serait si viscéral qu'il a déversé 15 000$ pour ne pas l'avoir et pour ne plus la voir.

J'avoue que «ma» vache en fut légèrement offusquée et insultée. Mais comme elle m'a dit mardi soir: «Meuuuu... c'est pas grave, Denis. De toute façon, la campagne de Centraide Outaouais se termine meuuur.... credi. Meuuuu... tenant, nourris-moi. J'ai faim.»

Cette folle aventure a débuté par une simple chronique rédigée l'été dernier quand le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, m'a retourné «ma» vache qui trônait dans son bureau depuis 12 ans, depuis le dernier mandat de l'ancien maire Yves Ducharme. Elle ne semble pas avoir dérangé l'ex-maire Marc Bureau durant les huit années qui ont suivi à la mairie. Ce serait même durant ces années qu'elle aurait été baptisée «la vache à Gratton» par les employés qui gravitent autour du bureau du maire. Mais quand M. Pedneaud-Jobin a été élu, l'un de ses premiers gestes fut de me retourner «ma» vache en me faisant clairement comprendre qu'il l'avait assez vue.

Michel Picard a bien aimé cette chronique. Et il m'a demandé s'il pouvait l'emprunter, cette vache. Puis il m'a expliqué son «plan». Soit de la faire circuler parmi les gens d'affaires et les entreprises de la région en retour d'un don à Centraide Outaouais.

J'avoue que j'ai d'abord trouvé son idée un peu saugrenue. Et je n'étais vraiment pas convaincu que les gens d'affaires allaient «embarquer» dans ce «jeu». Mais six mois et 30 000 $ plus tard, je dois lui donner raison et lui dire: chapeau Michel. Et je me rends compte - encore une fois - qu'il n'y a pas plus généreux que les gens de l'Outaouais.

Du bureau de l'ancienne députée de Hull-Aylmer Nycole Turmel au centre d'oncologie de l'hôpital de Gatineau, en passant par la Sporthèque et toutes les autres entreprises de Gatineau où «ma» vache a séjourné: merci à vous tous. Du fond du coeur.

Je ne peux évidemment nommer tous les noms de ceux qui ont contribué, mais permettez-moi de remercier l'entrepreneur Raymond Brunet, qui a parti le bal en octobre dernier en offrant 3000$ pour «la vache à Gratton». Et Gilles Desjardins qui a clos le périple de «ma» vache de si généreuse façon.

«Quoi? Que me dis-tu, ma tendre amie bovine? Que tu veux le mot de la fin? Bien sûr, vas-y. Tu le mérites bien.

- Meuuuur... ci!!»

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