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Francine Forest Pichette est décédée à la suite... (Courtoisie)

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Francine Forest Pichette est décédée à la suite d'un arrêt cardio-vasculaire.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Je vous ai parlé dans ma chronique de jeudi dernier des enfants de Francine Forest Pichette, une dame bien connue dans le secteur Masson-Angers - et un peu partout à Gatineau - pour son engagement, entre autres, dans le monde de l'improvisation.

Je vous disais que Mme Forest Pichette est décédée mercredi dernier, entourée des siens, à l'hôpital de Hull. J'ai rencontré Patrick et Caroline Pichette, les deux enfants de Mme Forest Pichette, quelques heures avant que leur mère quitte ce monde. Et ils m'ont raconté comment ils étaient découragés et désemparés, eux qui n'avaient tout simplement pas les moyens financiers d'offrir à leur mère les funérailles qu'elle souhaitait. Puis je vous ai raconté leur réalité.

J'ai reçu un courriel d'une lectrice prénommée Francine P., qui s'est dite déçue par la teneur de mon texte. Voici son opinion sur le sujet.

«Votre appel à la générosité de vos lecteurs pour aider les enfants de Mme Pichette à lui payer un enterrement "gros kit" me semble très déplacé et encourage la "pensée magique" qui mène tant de gens vers un endettement personnel record au pays.

Je n'ai pas de doute que Mme Pichette était une bonne personne et que sa mort prématurée est tragique, mais il n'en demeure pas moins que nous sommes tous responsables de nos propres vies et que ce n'est pas parce qu'on est une "bonne personne" que les autres doivent assumer des responsabilités qui nous appartiennent.

Si les enfants de Mme Pichette ne peuvent lui offrir les funérailles "gros kit", il serait de mise qu'ils fassent de leur mieux sans se fier aux autres. Je suis certaine que leur mère va comprendre!»

Et je dois souligner que j'ai reçu un deuxième message d'un lecteur qui abondait dans le même sens.

Des précisions très importantes

J'ai deux précisions à apporter.

D'abord, Francine P., dans sa lettre, parle de «funérailles "gros kit"». Elle se réfère au passage de mon texte où j'ai demandé à la fille de la défunte si sa mère souhaitait des funérailles à l'église et qu'elle m'a répondu: «Ma mère voulait le "gros kit". Elle voulait la grosse affaire à l'église.»

Par les mots «gros kit», Caroline Pichette voulait simplement dire à sa façon que sa mère souhaitait avoir de funérailles traditionnelles à l'église. Rien de plus, rien de moins. Des funérailles de base, si on peut dire ainsi, mais qui coûtent tout de même entre 8000$ et 9000$.

Deuxièmement - et cette précision est très importante à apporter - ce ne sont pas les enfants de Francine Forest Pichette qui ont communiqué avec moi. C'est plutôt un ami que nous avons en commun qui m'a écrit pour me raconter leur désespoir.

Et c'est moi qui ai décidé de communiquer avec eux pour leur demander s'ils accepteraient de répondre à mes questions. Ils ont acquiescé à ma demande et c'était la première fois qu'on se rencontrait.

Bref, ils n'avaient nullement l'intention de faire appel à la générosité des gens, voire des lecteurs du Droit. Ils ont simplement accepté de m'accorder une entrevue quelques heures avant d'accorder la permission aux médecins des soins intensifs de l'hôpital de Hull de débrancher l'appareil qui gardait leur mère en vie depuis presque cinq jours.

Je tenais vraiment à préciser ce point. Et j'en profite pour remercier Patrick et Caroline pour leur générosité et leur courage.

Ceci dit, les funérailles de Francine Forest Pichette auront lieu le samedi 13 février, à 11h, en la paroisse de L'Ange-Gardien. Une réception au centre communautaire d'Angers suivra.

Oui, Mme Forest Pichette aura les funérailles qu'elle souhaitait.

Merci (encore) pour votre générosité, la gang.

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