Cri du coeur pour leur mère

Francine Forest Pichette est décédée à la suite... (Courtoisie)

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Francine Forest Pichette est décédée à la suite d'un arrêt cardio-vasculaire.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Francine Forest Pichette était connue de tous dans le secteur Masson-Angers à Gatineau. Femme très impliquée dans sa communauté, elle avait pris la relève de la Ligue d'impro LAMIS que son conjoint, Yvon Pichette, décédé du cancer en 2000, avait fondée dans les années 1980.

«Ma mère et mon père étaient aimés de tous, a dit leur fils, Patrick. Mon père était un homme très impliqué dans Angers, il était un grand bénévole. Il était comme un père pour des dizaines de personnes. Si impliqué était-il qu'on a nommé une rue d'Angers en son honneur après sa mort. Et ma mère l'appuyait dans tous ses projets. Elle avait une joie de vivre contagieuse.»

Francine Pichette a été victime d'un arrêt cardio-vasculaire, samedi dernier. Elle est décédée mercredi après-midi à l'âge de 60 ans. À 17h17. Ce sont ses deux enfants, Patrick, 38 ans, et Caroline, 34 ans, qui ont choisi l'heure où leur mère allait quitter ce monde pour aller rejoindre leur père de l'autre côté.

C'est l'heure qu'ils ont choisie pour donner la permission aux médecins des soins intensifs de l'hôpital de Hull de «débrancher» l'appareil qui gardait leur mère en vie depuis samedi. Ils n'avaient pas vraiment le choix devant cette difficile et déchirante décision. Les médecins ont été clairs avec eux: leur mère Francine n'allait jamais se réveiller de son coma. Elle était techniquement morte. Seul un appareil gardait son corps en vie.

Pourquoi 17h17 pour lui dire adieu?

«C'est un nombre qui a suivi ma mère toute sa vie, explique Patrick. Elle est née le 17 septembre. Elle a subi une greffe de rein il y a quelques années et son nouveau rein a commencé à fonctionner au bout de 17 jours. Ce ne sont que deux exemples mais c'est un chiffre qui semblait collé à elle. Même ses paiements mensuels pour la location de sa voiture se chiffraient à 317,17$», ajoute-t-il en souriant.  

Francine Pichette a toujours dit à ses enfants qu'elle aimerait qu'on lui prépare de belles funérailles quand son heure allait sonner. «Elle voulait le "gros kit", de lancer sa fille, Caroline. Elle voulait la grosse affaire à l'église. Et elle voulait être inhumée avec notre père. Et elle le sera.»

***

Patrick et Caroline ont cependant un petit problème. Un problème d'ordre financier. C'est qu'ils n'ont tout simplement pas les moyens de payer des funérailles pour leur mère.

Patrick travaille comme vendeur d'automobiles chez Dupont & Dupont Ford, et lui son épouse Élise sont parents de cinq enfants. Et Caroline est mère à la maison pour ses deux enfants. Elle et son frère n'ont pas les quelque 8000$ à 9000$ requis pour offrir à leur mère les funérailles qu'elle souhaitait. Et le conjoint de Francine, Serge Marceau, qui est commis au Canadian Tire de Buckingham, ne peut guère les aider non plus.

Et bien que Francine était une mamie gâteau pour ses sept petits-enfants et un trésor pour ses amis, elle n'avait pas les mêmes richesses matérielles. Elle n'avait pas d'assurance-vie non plus, ni testament de préparé. «On sait que ma mère avait une dette de 2000$ sur sa carte de crédit, dit Caroline. C'est la seule dette qu'on connaît en ce moment. On va peut-être louer le centre communautaire de Masson-Angers pour ses funérailles. La location de ce centre coûte 250$. C'est déjà beaucoup.»

«Et comme cercueil, on pourrait toujours construire une boîte en bois», a enchaîné Patrick sans trop sembler croire ce qu'il venait de dire.

«On ne sait pas ce qu'on fera, de conclure Caroline. On ne sait pas.»

Patrick et Caroline ont laissé un dernier message sur la page Facebook de leur mère mardi soir. Un message écrit au nom de celle-ci et qui se lit comme suit: «Je me prépare pour le grand voyage. À tous et chacun, j'te l'ai-tu dit aujourd'hui: je t'aime plus qu'hier, moins que demain.»

***

Si vous pouvez les aider, contactez Patrick Pichette au 819-921-2148.

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