Les échos de La Voix

CHRONIQUE / J'allais me pencher ce matin sur les déboires du... (Courtoisie TVA)

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Courtoisie TVA

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CHRONIQUE / J'allais me pencher ce matin sur les déboires du Canadien de Montréal. Et peut-être même taquiner amicalement les partisans de la Sainte-Flanelle. Mais j'ai changé d'idée.

Vous êtes déjà assez nombreux qui êtes en colère contre moi, je ne jetterai pas de l'huile sur le feu.

Pourquoi certains lecteurs (et lectrices) m'en veulent-ils? Parce que dans ma chronique de mardi dernier, j'ai osé souligner que deux tiers des candidats retenus à la populaire émission dominicale La Voix ont chanté en anglais plutôt qu'en français pour conquérir les juges. Et j'ai aussi soulevé le point que, ironiquement, six des sept candidats rejetés par ces mêmes juges avaient choisi, eux, de chanter en français.

C'est tout. Je n'ai pas jugé quiconque. J'ai tout simplement présenté un fait. C'était une simple remise en question. Mais il n'en fallait pas plus que la moutarde monte au nez de certains. Comme quoi La Voix se classerait dans la même filière que la religion et Céline Dion: la filière «On ne touche pas à ça, Monsieur le chroniqueur».

Voici deux extraits de courriels reçus mardi.

«Viens pas faire le Franco-Ontarien frustré de ne pas avoir assez de français à écouter», m'a écrit Richard L., de Gatineau.

André E. avait pour sa part ceci à me dire: «Dimanche le 24 janvier, 2 522 000 téléspectateurs ont regardé l'émission La Voix. Certainement pas vous. [...] Continuez de regarder Tout le monde en parle (TLMP) et commentez donc cette émission. Pourquoi faire des commentaires négatifs quand on a regardé seulement une émission à vie de La Voix? Je pense que vous essayez d'imiter Donald Trump pour tenter de vous faire un nom - ou vous faire remarquer - et ça fonctionne. Continuez vos commentaires négatifs et peut-être allez-vous perdre 2 522 000 lecteurs.» (Si encore...)

Enfin, une lectrice prénommée Nicole m'a laissé un message dans ma boîte vocale pour me dire qu'elle est mère de quatre enfants, qu'elle lit quotidiennement LeDroit, et que je ne devrais pas blasphémer ou utiliser des mots vulgaires dans mes textes. (Dans la chronique de mardi, j'ai repris les mots que Bernard Derome a prononcés dimanche à TLMP, soit les mots big f... time).

Ce message m'a rappelé un autre reçu il y a quelques années. C'était une enseignante (de La Pêche, si ma mémoire est bonne) qui m'avait grondé parce que ses élèves lisaient LeDroit en classe et qu'elle n'aimait pas que j'utilise le terme «Canamardes» en parlant des Canadiens de Montréal. Elle trouvait que je donnais un très mauvais exemple à ses jeunes étudiants.

Et elle avait raison. Donc je n'ai pas utilisé ce terme dans une chronique depuis.

Et ce matin, je vous donne raison à vous aussi, Nicole. Les (gros) mots en question étaient plutôt drôles dimanche soir provenant de la bouche d'un homme aussi cultivé et respecté que Bernard Derome. Mais ces mots n'ont pas leur place dans un quotidien lu, entre autres, dans les écoles. Désolé.

Et en ce qui a trait aux deux autres commentaires cités plus haut, soit que je serais un Franco-Ontarien frustré qui se prend pour Donald Trump, sachez que vous vous trompez, messieurs. Big f... time.

C'était une dernière fois, Nicole. Promis.

***

Parlons maintenant du Canadien de Montréal...

CHRONIQUE / J'allais me... (André Pichette, Archives La Presse) - image 2.0

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André Pichette, Archives La Presse

Non. Oubliez ça. Ne parlons pas du Canadien de Montréal. Que pourrais-je écrire? Comment pourrais-je taquiner les partisans de cette équipe quand «mon» équipe, les Sénateurs d'Ottawa, est à égalité au classement avec le CH, et avec le même nombre de matches joués?

Si je me moquais des Glorieux, je me moquerais du même coup des Sénateurs. Je vais donc me la fermer.

La saison de hockey est encore jeune, après tout.

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