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CHRONIQUE / Il y a ce commerce d'aliments pour animaux... (Archives AP)

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CHRONIQUE / Il y a ce commerce d'aliments pour animaux domestiques non loin de chez moi. C'est tout petit comme endroit. Rien à voir avec les animaleries à grande surface où même un chien renifleur s'y perdrait.

Je visite régulièrement ce petit commerce voisin pour y acheter des gâteries pour mon chien Alfie. Il a droit à une gâterie par jour et seul ce magasin vend sa préférée. Donc, je passe par là une ou deux fois par mois. L'endroit est toujours désert. Et le pauvre commis semble s'ennuyer à mourir. J'ai parfois l'impression d'être son seul client de la journée, voire de la semaine. Mais samedi dernier, il y avait un va-et-vient comme je n'en avais jamais vu dans ce commerce. Curieux...

J'ai compris une fois que j'y suis entré. Le père Noël était sur place. C'est une tradition dans ce magasin. Le père Noël y passe une journée par année pour être pris en photo avec les animaux et leur maître.

Sans blague. Il y a les pères Noël pour enfants dans les centres commerciaux. Puis il y a le père Noël pour pitou et minou dans ce petit commerce. Et les gens faisaient la queue devant lui pendant que les chiens remuaient la leur.

Mais il y avait aussi deux familles sur place. Une mère avec ses trois enfants et une autre avec ses deux rejetons. Mais sans animaux. Ni une, ni l'autre.

«Pourquoi aller se payer une attente interminable au centre commercial pour que nos enfants puissent voir le père Noël quand ils peuvent le voir en l'espace de quelques minutes dans cette boutique d'aliments pour animaux?» se sont sûrement demandé ces deux mamans.

C'est tout de même génial de leur part, si on s'arrête pour y penser. On n'a pas d'animaux, mais passons tout de même à l'animalerie pour la satanée photo annuelle avec le père Noël et finissons-en. Les enfants n'auront même pas le temps de s'impatienter et, contrairement au centre commercial, rien dans ce magasin n'attirera leur attention ou leur convoitise.

Comme un «service au volant» pour voir le père Noël, quoi! Mais pour la magie de Noël censée entourer cette visite annuelle, on repassera. En fait, c'était plutôt pathétique comme scène. Je dirais même grincheux. Pauvres enfants.

Et je me demande si les chiens et chats pris en photo samedi ont remarqué, eux, que le père Noël était personnifié par une femme...

Les boutiques à «bongs»

Changement de sujet...

J'ai parfois l'impression qu'on avance d'un pas, mais qu'on recule de deux à Vanier.

On parle depuis des lunes de revitaliser le chemin Montréal, l'artère principale de ce secteur d'Ottawa. On aimerait y «faire le ménage» un peu et éloigner les innombrables commerces de prêts sur gage et de prêts rapides qu'on y retrouve et qui attirent une clientèle douteuse, pour les remplacer par des boutiques spécialisées où il ferait bon s'arrêter et flâner un peu.

Il y a quelques mois, on a inauguré sur le chemin de Montréal la pâtisserie Quelque chose. Un beau petit commerce où les pâtisseries valent le détour. On avançait donc d'un pas à Vanier.

Mais à quelques pas de là, on a récemment ouvert un commerce nommé Bong Parlour. Un bong, c'est une pipe à eau. Une pipe à eau, on s'en sert généralement pour fumer du pot. Et du pot, jusqu'à nouvel ordre, c'est illégal.

Et le Bong Parlour se joint sur le chemin de Montréal à la boutique Scotties Spot, un autre endroit où vous trouverez des bongs, du papier à rouler, des semences de marijuana, des pipes de toutes sortes, etc. Enfin, pratiquement tout pour se geler solidement la tête. Donc avec ce Bong Parlour, on recule de deux pas à Vanier.

Ou comme crie le chauffeur d'autobus: «Avancez vers l'arrière!»

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