Des monuments revalorisés

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Tout semble indiquer que le monument nommé Place Oh! Francophone Anonyme d'Amérique reprendra bientôt sa place sur le terrain de l'Hôpital Montfort.

Je vous ai parlé dans ma chronique du 4 juin dernier de ce monument que l'artiste Yves Leduc a construit en 1997, pendant que la lutte entre le mouvement S.O.S. Montfort et le gouvernement ontarien battait son plein. Ce monument avait alors été installé devant l'hôpital, tout près du chemin de Montréal, bien à la vue des passants. Et il est resté en place jusqu'en 2005.

Mais des travaux devant l'hôpital, cette année-là, ont forcé la direction de cette institution à déplacer l'oeuvre de M. Leduc. Le hic, c'est que ce monument symbolique n'a pas été installé ailleurs où le public peut l'admirer. On a plutôt choisi de le cacher à l'écart, le long d'une clôture, dans un buisson. Très loin de la vue de qui que ce soit. Puis on l'a enveloppé dans de vielles planches de contre-plaqué.

Yves Leduc a communiqué à maintes reprises avec la direction de l'hôpital pour demander que sa sculpture soit remise en terre quelque part sur le terrain de l'institution. Et sa dernière lettre, qu'il a fait parvenir en novembre dernier au président-directeur général de Montfort, le Dr Bernard Leduc (aucun lieu de parenté entre ces deux hommes), est demeurée sans réponse.

Jusqu'au 22 juin dernier...

Sept mois après avoir transmis sa missive, Yves Leduc a enfin obtenu une réponse de la vice-présidente, planification et services de soutien de l'Hôpital Montfort, Kathy O'Neill.

Voici ce qu'elle a écrit: «La présente fait suite à votre lettre du 24 novembre dernier concernant le contre-monument Place Oh! Francophone Anonyme d'Amérique.

«Plusieurs travaux nécessaires au bon fonctionnement de l'hôpital, en plus de plusieurs faits imprévus, ont eu un impact sur nos plans pour le déménagement du monument. Certains de ces projets devaient être terminés avant d'être en mesure de pouvoir coordonner son emplacement à l'endroit désiré.

«En effet, le monument Place Oh! Francophone Anonyme d'Amérique est très important dans l'histoire de l'Hôpital Montfort, et sa relocalisation demeure un projet important pour l'organisation.

«Nous vous remercions de votre compréhension, et pour votre appui continuel aux projets de la francophonie.»

***

C'est une bonne nouvelle, ça. «Le monument est très important dans l'histoire de l'hôpital et sa relocalisation demeure un projet important», a écrit Mme O'Neill. Elle ne peut être plus claire.

Pourquoi, par contre, a-t-on attendu sept mois avant de répondre à l'artiste? Mystère et boule de gomme. Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que l'Hôpital Montfort à la ferme intention de sortir le monument de sa cachette dans le bois pour le remettre là où il se doit: à la vue du public.

Certains diront: «Bof! Cette réponse de la vice-présidente n'est que du bla-bla bureaucratique. Rien ne se fera. On veut juste fermer le clapet du sculpteur.»

Je ne crois pas. Parce qu'Yves Leduc a reçu une deuxième lettre, cette fois-ci de l'adjointe exécutive du pdg de Montfort, Sonia Dicaire. Et elle se lit comme suit: «Dr Bernard Leduc, président-directeur général de l'Hôpital Montfort, aimerait vous rencontrer pour discuter du projet de transfert du monument. Veuillez me contacter [...] pour que nous puissions regarder des dates pour cette rencontre.»

Le sculpteur Yves Leduc rencontrera le Dr Bernard Leduc le 15 juillet prochain.

À suivre...

***

La gaffe royale

Parlant de monument...

Vous vous souvenez de celui érigé dans le Cimetière militaire national, à Ottawa, pour rendre hommage aux milliers de militaires canadiens qui ont sacrifié leur vie pour leur pays? Je vous en ai parlé en août 2014.

Trois poèmes gravés sur ce monument ont été adaptés en français. Mais l'un de ces poèmes, celui qui parle des courageux militaires de l'Aviation royale canadienne, a été traduit par un moteur de recherche genre Google. Le résultat: une traduction pourrie et ridicule gravée à tout jamais dans le granit de l'oeuvre.

Le lieutenant-général Yvan Blondin, commandant de l'Aviation royale canadienne, avait promis d'y voir et de corriger cette «gaffe royale».

Et c'est fait. Un autre poème remplace maintenant la traduction honteuse et le monument a été brillamment restauré.

Merci, Monsieur le lieutenant-général.

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