Quatre hymnes en... 25 ans!

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une autre chanson thème pour les Franco-Ontariens et on pourra lancer un album. L'album de la fierté franco-ontarienne. Douze chansons pour vous revigorer le trillium.

Je vous le dis, n'importe quelle raison est bonne chez mes compatriotes francos pour une chanson thème. Et pour bien être honnête, j'étais bien à l'aise avec Notre Place.

Je sais qu'on chante encore cette oeuvre que Paul Demers a écrite à la fin des années 1980.

À l'époque, Paul Demers participait à la réalisation d'un gala télévisé pour célébrer l'adoption de la Loi 8 sur les services en français en Ontario. Et le réalisateur de l'émission lui a demandé de composer un chant rassembleur pour souligner l'événement. De là la création de la chanson Notre Place qu'on chante toujours dans les écoles et un peu partout en Ontario français.

Fin de la petite histoire.

C'est une belle «toune», Notre place, je l'aime bien. En fait, elle est si bonne et l'idée de composer une chanson pour l'événement était si géniale que j'ai l'impression qu'on compose maintenant des «chansons rassembleuses» chaque fois qu'on compte plus de cinq Francos dans la même pièce.

J'avoue que ça devient un peu mêlant.

Chez les Québécois, ce n'est pas compliqué. On chante Gens du pays, point à la ligne. Taisez-vous et chantez. Mais en Ontario français, chaque occasion est bonne pour écrire une autre «chanson rassembleuse», une autre «chanson thème». Comme quoi Notre place n'aurait plus... sa place.

Exemple: pour fêter et célébrer notre drapeau, Jean-Pierre Perreault et Brian St-Pierre ont composé Mon beau drapeau. Une autre très belle chanson.

Mais j'avoue que j'étais un peu confus, l'an dernier, quand j'ai visité une école élémentaire de l'ouest d'Ottawa dans le cadre de la «Journée du drapeau franco-ontarien». Une enseignante a invité les élèves à se lever et à chanter leur fierté. Je me suis dit: «tiens, je vais la chanter avec eux. Je la connais bien cette chanson de Paul Demers». Mais pendant que je chantais Notre Place, les enfants chantaient Mon beau drapeau...

Le résultat a ressemblé à ceci:

ENFANTS: je te lève, brandi bien haut

MOI: notre langue dans nos poches.

Malaise dans le gymnase...

Nous avions donc, nous Francos, les chansons Notre Place et Mon beau drapeau. Comme on dirait dans une pub télévisée: «La francophonie ontarienne: Maintenant deux chansons pour vous servir!».

Puis s'est ajouté à ces deux chansons l'hymne des Jeux de la francophonie canadienne intitulé D'un accent à l'autre, d'Andrea Lindsay et Luc De Larochellière. Une chanson qui s'adresse à toute la francophonie canadienne, dont celle de l'Ontario.

Mais trois chansons, ce n'était toujours pas assez. Non, non. Il en fallait une quatrième. Pourquoi? Pour les célébrations du 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario, voyons!

Mais il fallait plus qu'une chanson, cette fois-ci. Donc l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, à la demande de l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), a lancé hier la toute première édition de la Semaine de la musique francophone en Ontario. Et la première semaine du mois de mai sera dorénavant consacrée à cette fête de la musique francophone.

Et évidemment, les célébrations du 400e auront leur chanson thème. Soit une quatrième chanson thème pour les Franco-Ontariens en 25 ans. Et celle-ci s'intitule Levons nos voix (Francos de l'Ontario)» et elle a été composée par le groupe Big Balade.

Donc quatre chansons pour les Francos, disais-je. Quatre hymnes. Imaginez un instant si le Canada avait quatre hymnes nationaux.

Ce n'est pas un match de hockey qu'on écouterait à la télé. Ce serait un spectacle de Ginette Reno!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer