Statu quo à l'Institut

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Ce n'est pas demain matin que l'Institut canadien-français (ICF) changera sa politique d'adhésion et acceptera que les femmes deviennent membres de cette institution franco-ontarienne vieille de 162 ans.

En juin 2014, l'avocat franco-ontarien Ronald Caza a accepté la présidence d'honneur à vie de l'ICF. Il succédait à ce titre à l'ancien maire de Hull et président de la Commission de la capitale nationale, (feu) Marcel Beaudry.

Me Caza a cependant imposé une condition aux quelque 700 membres (350 actifs) de l'endroit. Que l'ICF procède à un référendum pour changer sa constitution afin de permettre aux femmes de devenir membres.

Le conseil d'administration a accepté cette condition.

Mais en novembre dernier, Me Caza a appris que l'ICF a en fait refusé de tenir un référendum sur la question. L'avocat a donc renoncé à son titre de président d'honneur à vie, jugeant que les critères d'adhésion de l'ICF sont discriminatoires envers les femmes.

Voici ce qu'on peut lire sur le site Web de l'ICF sous «critères d'admissibilité»: «L'aspirant doit être du sexe masculin, avoir atteint l'âge majoritaire, parler le français couramment, être de religion catholique, et de bon caractère».

En novembre dernier, le président de l'ICF, Roger Rocque, a déclaré au Droit qu'une «bonne partie des membres consultés ne voyaient pas la nécessité de tenir un référendum» et que ces derniers préféreraient qu'une telle demande provienne des membres, et non de l'extérieur.

L'un des membres de l'ICF en a-t-il fait la demande depuis novembre dernier, soit depuis la démission de Ronald Caza?

«Non, de répondre M. Rocque. Personne ne l'a demandé. L'opinion populaire en ce moment chez nos membres est de ne pas changer notre statut. Et les choses ne changeront pas avant que ceci se produise.»

- Donc il suffirait qu'un seul membre demande la tenue d'un référendum pour que l'ICF aille de l'avant?

«Il ne s'agit pas seulement de faire une demande. Il y aurait ensuite une discussion et il y aurait un vote.»

- Un vote à savoir si on tient un référendum ou non?

«C'est ça. Si des membres demandent (un référendum), on irait d'abord demander aux (autres) membres s'ils sont prêts à aller en référendum. Et si la réponse est oui, bien on aura un référendum. Mais je ne vois pas cela se produire dans un avenir rapproché.»

- Et vous, M. Rocque? Êtes-vous pour ou contre la politique de l'ICF en ce qui a trait à l'exclusion des femmes?

«Personnellement, je préfère le statu quo.»

- Avez-vous trouvé un président d'honneur à vie pour remplacer Me Caza?

«D'avoir un président d'honneur à vie n'est pas une obligation, selon nos règlements. C'est selon la disponibilité des candidats. Et fait, (nommer un président d'honneur) se fait dans le but d'honorer quelqu'un dans la communauté en le nommant à ce titre. Mais il semblerait que, maintenant, notre statut semble avoir changé beaucoup aux yeux des gens. Alors c'est peut-être plus difficile d'avoir un président d'honneur.»

Je me demande pourquoi...

CORRECTION

Dans ma chronique d'hier, j'ai écrit que le déjeuner annuel des Amies pour la vie, à Embrun, se tiendra l'an prochain, malgré l'absence de son organisatrice principale, Marie-Claire Ivanski.

En fait, il n'y aura pas d'édition de ce déjeuner en 2016. Mes excuses.

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