Tempête linguistique

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La Cité serait-elle en train d'en perdre son latin?

En juin 2012, on apprenait que La Cité - ou La Cité collégiale, comme on l'appelait à l'époque - avait aboli son école de langue.

«Le Centre d'apprentissage linguistique de La Cité collégiale sera démantelé au cours des prochaines semaines, écrivait-on. Les professeurs de français et d'anglais relèveront désormais des différents instituts et écoles offrant les programmes de formation», ajoutait LeDroit.

Ce à quoi le Syndicat du personne scolaire de La Cité répliquait: «Nous sommes un collège francophone en situation minoritaire. Comme institution de l'Ontario français, nous avons le devoir de surveiller et protéger la langue française au sein de notre institution, et nous craignons sérieusement (les répercussions) de ces changements.»

En 2013, on apprenait cette fois que La Cité avait décidé de couper de moitié le nombre de cours de français obligatoires dans la plupart de ses programmes.

Une autre décision fortement critiquée par les enseignants de La Cité qui, faut-il le noter, est l'un des deux seuls collèges francophones de l'Ontario.

Le français à La Cité en prenait donc pour son rhume.

***

Et ce qui devait arriver arriva... ou arrivera, devrais-je dire.

Le 4 mars dernier, les professeurs de français de La Cité apprenaient de la bouche de la vice-présidente à l'enseignement par intérim, Chantal Thiboutot, que selon les prévisions, il n'y aura pas assez de cours de français à offrir pour le nombre de profs de français permanents (18).

Heu... vraiment?

On coupe, on coupe et on recoupe. Puis on se rend compte tout à coup qu'on compte beaucoup trop de profs. On aurait pourtant dû prévenir une telle situation il y a longtemps. Deux et deux font quatre, non?

La direction a avancé quelques pistes de solutions pour pallier au problème. Elle a proposé que certains profs de français pourraient enseigner l'été et prendre l'automne ou l'hiver de congé.

Ou encore enseigner des cours de programmes, selon leurs compétences. Quoi? Des profs hybrides maintenant?

Et ces conditions étaient-elles dans les critères d'embauche quand ces enseignants ont été recrutés il y a deux, cinq, 10 ou 15 ans?

Donc La Cité est aujourd'hui en mode solutions. En trouvera-t-on qui conviendront à tous et chacun. Permettez-moi d'en douter.

Bref, une tempête «linguistique» se pointe à l'horizon dans le collège de langue française d'Ottawa. Et ça risque de brasser.

Et dans tout ça, je me dis que La Cité perd un peu de vue son historique, sa raison d'être et sa responsabilité sociale à l'égard des francophones de l'Ontario.

Le but primordial de cette institution est, selon moi, de promouvoir la francophonie et de former les leaders francophones de demain.

Mais avec toutes ces coupures dans ses cours de français, La Cité semble en perdre son latin.

Rire pour une bonne cause

Changement de sujet...

Je vous ai parlé en août dernier de la Gatinoise Véronique Bélec, une jeune femme qui planifie présentement un troisième voyage humanitaire en Afrique, au Bénin plus précisément. Et cette fois-ci, elle se rendra là-bas pour un projet de forage dans le but de doter une petite communauté d'eau potable.

Tout ça prend évidemment des sous. Et en organisant diverses activités de financement au cours des derniers mois, Véronique a pu amasser un peu plus de 10000$. Elle approche de son objectif.

Et pour l'atteindre, elle organise une soirée d'humour au Cégep de l'Outaouais mettant en vedette l'humoriste Alexandre Roy.

Ce spectacle sera présenté le 8 mai et les billets se vendent au coût de 20$. Pour en obtenir, communiquez avec Véronique Bélec au 819-503-1926.

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