Je soigne mon français

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Mars est le mois de la Francophonie. Le saviez-vous?

Moi, si. Mais j'avais oublié. C'est comme ça chaque année. Le Centre de la francophonie des Amériques annonce au début mars les activités liées à cet événement annuel et je me redis: «Ah oui, c'est vrai. C'est ce mois-ci, le mois de la Francophonie».

Puis je passe à autre chose. Parce que ma «francophonie», je la vis 365 jours par année.

Je dois par contre avouer que je suis l'un de ces saprés Franco-Ontariens qui abdiquent parfois trop vite dans la vie de tous les jours. Je serai toujours l'un des premiers à monter au front lorsqu'une injustice est commise envers nous, les francophones de l'Ontario et du Canada.

Mais dans la vie de tous les jours à Ottawa, dans mes emplettes, les visites au dépanneur et le reste, je passe trop rapidement à l'anglais. Je vais toujours m'adresser au commis ou à la caissière en français. Mais dès le premier «Sorry, I don't speak French», je passe à l'anglais. Sans insister.

Je devrais insister, je le sais. Mais je suis parfois trop pressé pour attendre qu'on trouve un employé francophone pour me servir. Ou serais-je trop paresseux? Un mélange des deux, j'imagine. Et un peu trop poli aussi, un peu trop bonasse. Mais je me soigne...

Mais cette année, en ce mois de la Francophonie, je vais faire l'effort. Je ne baisserai pas les bras devant un «Sorry, I don't speak French». Je vais insister. Quitte à devoir aller me procurer ce que je veux dans un autre commerce. Quitte à ce que mes emplettes qui devraient me prendre une heure à compléter m'en demandent deux fois plus, sinon trois. Quitte à faire mes achats à Gatineau.

Mais ce serait bien si les employés franco-ontariens des commerces d'Ottawa et de l'Est ontarien feraient eux aussi l'effort en ce mois de la Francophonie.

J'étais au marché d'alimentation Farm Boy du chemin de Montréal, dimanche dernier. Et j'ai été surpris d'entendre une jeune caissière accueillir les clients tour à tour en leur lançant un souriant «Bonjour!». Si vous saviez comment un tel accueil est rare à Ottawa. Si rare, que je m'en souviens encore...

Et si tous les employés francophones des commerces ottaviens l'imitaient? Parce qu'il y en a beaucoup trop qui ne prennent pas la peine de s'adresser aux clients en français.

Et il n'y a rien de plus insultant qu'une conversation qui va comme suit:

«Hi sir, may I help you?

- Yes, I'm looking for the gardening department.

- Le jardinage, l'allée 24, monsieur.»

Plutôt que de nous adresser la parole dans notre langue, ils le font en anglais et ils passent au français uniquement lorsqu'ils remarquent notre accent français. Et ça m'enrage. Cette façon de m'accueillir m'enrage. Et le fait que je n'aie pas posé ma question en français m'enrage encore plus.

Donc un petit effort tout le monde - moi le premier - en ce mois de la Francophonie.

On y prendra sûrement l'habitude...

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