Un autre espoir

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Vous avez été plusieurs en janvier dernier à offrir un don à Baaden Kalala pour lui sauver la vie. Et son histoire dans LeDroit du 5 janvier a été partagée sur les réseaux sociaux à près de 1200 reprises. Je vous la rappelle le plus brièvement possible.

M. Kalala, 55 ans, est un Gatinois originaire du Congo. Atteint de diabète - qui lui a coûté la vue - ce père de famille souffre en plus d'insuffisance rénale et ses reins ne fonctionnent qu'à 5% de leur capacité. Seule une greffe de rein lui sauvera la vie.

L'Hôpital d'Ottawa, où il reçoit des traitements de dialyse trois fois par semaine, n'arrivait pas à trouver un donneur du rare type sanguin O, le même que M. Kalala. Et la période d'attente pour un donneur compatible pourrait s'étirer pendant près de sept ans. Les chances que Baaden Kalala survive encore sept années sont très minces.

Mais l'an dernier, on a trouvé un donneur compatible. Soit le frère cadet de M. Kalala, le pasteur Shérif Kalala, qui habite en Namibie, en Afrique. Ce dernier a passé tous les tests requis par l'Hôpital d'Ottawa dans un hôpital de l'Afrique du Sud, pays voisin de la Namibie, et il est prêt à quitter ses sept enfants pendant plusieurs mois pour venir au Canada sauver la vie de son grand frère.

M. Kalala et son épouse, Chantal, avaient besoin d'approximativement 10000$ pour faire venir Shérif à Ottawa. Une somme que ce couple n'avait pas. Donc en désespoir de cause, ils ont tendu la main au public.

Et vous, chers lecteurs, leur avez généreusement donné tout près de... 20000$.

LA SUITE

Je me suis entretenu avec M. Kalala cette semaine. Il va bien, mais les choses pourraient aller un peu mieux.

C'est qu'il a récemment appris que son frère attendu à bras ouverts au Canada ne viendra pas après tout, sa pression artérielle étant trop élevée. Il serait donc dangereux pour lui de donner un rein à son frère, lui ont dit ses médecins là-bas.

«Mais il y a toujours espoir, m'a dit M. Kalala. L'un des fils de mon frère serait du même type sanguin. Et mon neveu a accepté de passer les tests requis pour pouvoir venir à Ottawa me faire le don d'un rein. Nous attendons impatiemment les résultats de ces tests. Et je suis confiant que tout ira bien.»

On se croise les doigts.

Et avis aux lecteurs et lectrices qui avez offert un don à M. Kalala; pas un sou noir n'a été retiré du compte bancaire dans lequel vous avez donné. Je peux vous le garantir.

La somme accumulée servira uniquement à faire venir le neveu de M. Kalala, s'il est compatible.

À suivre...

"*

C'est avec un immense regret que j'ai appris, hier après-midi, le décès d'Ernest Côté, 101 ans.

Je vous ai présenté ce grand homme le 10 janvier dernier dans une «grande entrevue du samedi». Je rencontrais M. Côté chez lui pour qu'il me parle de son incroyable carrière dans l'Armée canadienne durant la Deuxième Guerre mondiale. De ses nombreuses réalisations comme haut fonctionnaire fédéral et ambassadeur du Canada en Finlande. Et, bien entendu, de la tentative de meurtre perpétrée à son endroit en décembre dernier.

Non, n'allez pas croire que c'est cet incident qui a causé sa mort. Il n'a pas été ébranlé par l'affaire, au contraire. J'ai même eu la curieuse impression en écoutant son témoignage que M. Côté a été étrangement rajeuni par cette malheureuse aventure, et qu'il était très fier de la façon dont il avait déjoué une mort certaine. Fier de constater que, malgré son âge, il avait encore la force de se défendre et de rester droit debout devant l'ennemi. Fier de lui, et avec raison.

M. Côté souffrait d'une pneumonie depuis quelques semaines. Et ce combat était inégal.

Mes sincères condoléances à tous les siens.

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