Il y a de l'espoir, chers amis

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Tout semble indiquer que la Ville d'Ottawa traduira finalement en français l'ensemble de son budget préliminaire. Mais bien malgré elle...

Dans ma chronique du 6 février dernier, j'ai soulevé le fait que ce budget préliminaire était disponible uniquement en anglais sur le site web de la Ville d'Ottawa. Mais on ajoutait sur ce site que les contribuables francophones désirant obtenir une copie complète de ce budget en français n'avaient qu'à en faire la demande auprès du gestionnaire au service des Finances de la Ville, Tom Fedec.

J'ai donc demandé à M. Fedec une traduction complète de ce document, pour me faire répondre que la Ville ne traduit pas le budget préliminaire au complet (!?) étant donné que ce document est beaucoup trop volumineux (900 pages, selon la Ville). Puis plus de 80 lecteurs et lectrices du Droit ont à leur tour fait une demande pour une traduction complète, mais ils se sont fait répondre sensiblement la même chose.

M. Fedec a cependant ajouté une phrase à sa réponse à tous ces lecteurs. Celle-ci: «Si des parties spécifiques du rapport sur le budget préliminaire vous intéressent, veuillez m'en aviser et je les ferai traduire en fonction de nos ressources».

Donc la Ville peut traduire des bouts de ce budget préliminaire, mais pas son ensemble.

Donc si quelques francophones d'Ottawa s'unissaient et demandaient des parties de ce budget préliminaire en français, ils finiraient par l'avoir au complet, non?

Eh bien oui. Et c'est ce qu'ont fait douze personnes d'Ottawa.

Voici ce que m'a écrit le 13 février dernier Ariane Brun del Re, une étudiante de doctorat en lettre française à l'Université d'Ottawa:

«À la suite de la réponse de M. Fedec, nous avons décidé de rassembler une douzaine de personnes (nous sommes tous des étudiants ou de jeunes professionnels dans la vingtaine) pour demander chacun la traduction d'une différente partie du budget (de manière à le couvrir dans son ensemble). C'est ce que nous avons fait aujourd'hui. Nous attendons une réponse».

Quelle initiative! Chapeau à ces 12 «jeunes» francophones.

Je l'entends votre question, chers lecteurs. «Ont-ils obtenu une réponse de M. Fedec, voire de la Ville?».

La réponse: oui. Et la voici: «Merci de votre demande. Nous l'avons acheminée au Service de traduction. Étant donné le volume d'information devant être traduit, on estime que plusieurs semaines seront nécessaires pour traduire les demandes reçues à ce jour. Une fois votre traduction terminée, elle vous sera renvoyée conformément à vos instructions.

- Tom Fedec».

Donc ces 12 personnes devront patienter «plusieurs semaines», mais ils recevront éventuellement la traduction demandée. Et ensemble, ils auront obtenu une traduction complète du budget préliminaire. L'ironie à son comble, quoi.

Les choses auraient été tellement plus simples si ce document avait été rédigé en français en même temps qu'on le rédigeait en anglais, n'est-ce pas?

Et il y a une lueur d'espoir, chers lecteurs. Une lumière au bout du tunnel.

Michel Ouimet, un autre lecteur qui a demandé au maire Jim Watson que ces impôts fonciers soient réduits de 200$, compte tenu que les contribuables francophones d'Ottawa n'obtiennent pas les mêmes services que les anglophones, a reçu une réponse du bureau du maire la semaine dernière. En voici un extrait:

«En prévision du prochain cycle budgétaire, nous analyserons la situation pour identifier quelles mesures pourraient être prises afin de produire simultanément les versions anglaise et française du budget préliminaire et du budget final.

- Mathieu Gravel

Directeur, Enjeux et Relations avec la communauté,

Bureau du maire Jim Watson».

Il y a de l'espoir, chers amis. Il y a de l'espoir...

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