Saute d'humeur

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Drôle de semaine, cette semaine. Une semaine où nous sommes passés de la déprime totale à une journée où tout le monde voulait s'embrasser. Une montagne russe d'émotions, quoi.

Il y avait d'abord la journée de lundi qui se voulait le Blue Monday. Ou le Lundi blues.

Je n'avais jamais entendu parler de cette journée. C'est un collègue qui m'en a glissé un mot l'autre jour. «Savais-tu qu'aujourd'hui est le Blue Monday?», m'a-t-il demandé. Et moi de lui répliquer: «On est en hiver. Ce n'est pas le Blue Monday, c'est le Blue Season.»

La conversation n'a pas été plus loin, mais il avait piqué ma curiosité. Et voici ce que j'ai trouvé au sujet du Blue Monday dans le merveilleux monde virtuel d'Internet.

Ce nom, Blue Monday, a été créé dans le cadre d'une campagne de publicité de la compagnie Sky Travel en 2005. Selon cette compagnie, tous les éléments négatifs convergeraient le lundi de la dernière semaine complète du mois de janvier, comme lundi dernier.

Quels sont ces éléments négatifs qui s'unissent durant le Blue Monday? C'est d'abord le début de la semaine. C'est aussi la période post-Fêtes avec les dettes de Noël non remboursées. C'est l'arrêt pour certains des bonnes résolutions. C'est également (et surtout ajouterais-je) la météo. Et, pour ajouter aux malheurs, le jour de paie est encore loin. C'est tout ça, le Blue Monday.

Quelqu'un aurait pu me le dire avant. Je me serais assuré d'être d'une humeur maussade et écrasante. Mais non. Je dirais même que j'étais de très bonne humeur, lundi dernier.

J'ai donc gâché ma journée, quoi...

La journée des câlins

Hier, par contre, je broyais du noir. Et pour aucune raison précise ou valable. J'étais juste de mauvaise humeur. Ça vous arrive parfois? Vous vous levez du lit et vous savez avant même d'entamer votre journée qu'elle sera longue et ardue. Je pense qu'on appelle ça «se lever du pied gauche».

Mais j'avais bien mal choisi ma journée pour être bougon puisqu'hier était «la journée des câlins».

J'avais déjà entendu parler de cette journée. Mais j'avais oublié qu'elle tombait le 21 janvier. Remarquez que j'ai peut-être oublié parce que personne ne m'a offert un câlin de la journée. Mais c'est vrai que mon humeur massacrante n'invitait personne à m'enlacer. Difficile et plutôt hasardeux de câliner un gros ours enragé.

Pour la petite leçon: la journée des câlins a vu le jour en 1986 quand un révérend américain avait constaté que le début d'année était une période de plus forte tendance à la déprime, et qu'un grand nombre de personnes souffraient d'un manque de contact émotionnel. Il a donc créé la «journée des câlins» et invité tout le monde à se planter debout dans un lieu public, pancarte «câlin gratuit» en main, et faire l'accolade à ceux qui passent et qui veulent bien un moment de tendresse.

J'ai une amie qui a «participé» à la journée des câlins il y a quelques années. Elle et sa mère se sont installées aux Promenades Gatineau et, pancarte en main, les deux ont offert des câlins aux passants toute la journée.

Mon amie m'avait invité à me joindre à elle et sa mère. Mais j'ai décliné, trouvant une excuse quelconque pour justifier mon refus.

J'aurais bien pu y aller et offrir des câlins gratuits aux passants. Dieu sait que j'en aurais eu des choses à raconter!

Mais je suis un être profondément et fondamentalement timide. Croyez-le ou non. Et rien, mais rien n'aurait pu me convaincre d'aller enlacer des étrangers en train de magasiner. J'aurais fondu de gêne avant même mon tout premier câlin.

J'étais donc de très bonne humeur lundi, mais c'était journée du Blue Monday. Et j'étais à prendre avec des pincettes hier alors que c'était la journée du câlin. J'ai gâché ma semaine, quoi. Et j'en suis fort navré.

Un câlin quelqu'un?

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer