Petits changements

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Vous l'avez sans doute remarqué, chers lecteurs. Votre Droit a légèrement rapetissé.

Pourquoi, demandez-vous? C'est bien simple. Si un jour vous atteignez l'âge de 101 ans - presque 102 - vous aussi allez légèrement rapetisser! Pas pour rien qu'on appelle les centenaires des petits vieux. Mais bien que LeDroit soit aujourd'hui un petit vieux, il est toujours aussi vivant et très loin de la retraite. La «Liberté 55» ne s'applique pas aux journaux.

Je me demande toutefois comment m'adapter à ce nouveau format qu'on vous offre ce matin.

Devrais-je me faire petit? Et devrai-je dorénavant écrire uniquement des anecdotes de lorsque j'étais petit? J'espère que non. Parce que vous risquez de vous lasser assez vite de mes petits bonheurs d'enfance. Et il ne suffira que de quelques chroniques pour que vous me disiez d'aller mon petit bonhomme de chemin.

Et j'espère que le patron ne me demandera pas d'écrire dorénavant «en petit», mon écriture à la main est illisible.

Ça m'embête tout ça. Je n'aime pas les changements dans ma vie, aussi petits soient-ils. Et même si le format du Droit n'est réduit que de quelques petits centimètres, je sais que, ce soir, je me coucherai en petite boule.

Mais j'imagine que je m'y ferai petit à petit. J'y arrive toujours. Et mon petit doigt me dit que tout devrait être rentré dans l'ordre au petit jour.

---

Je me demande par contre si je perds un peu d'espace en cette page8. Et si c'est le cas, dois-je réduire le nombre de mots dans mes chroniques? Allons demander au patron:

«Patron.

- Oui, Gratton. Que veux-tu cette fois-ci?

- Je ne veux rien, patron. J'ai simplement une petite question à vous poser.

- Vas-y.

- Compte tenu que le format du Droit est légèrement réduit, est-ce que je dois réduire le nombre de mots dans mes chroniques?

- J'espère!

- Que voulez-vous dire par ça, patron?

- Rien, rien Gratton. Et pour répondre à ta question: oui, tu dois réduire le nombre de mots.

- De combien?

- Prends-le comme ça Gratton: dorénavant, au lieu d'écrire sept ou huit niaiseries, t'en écriras cinq ou six.

- Donc je devrai être concis, si je comprends bien.

- Pour faire changement, oui. As-tu d'autres questions?

- Pas pour le moment, patron.

- Alors fais-toi petit.

- Je peux faire ça. Et comme on dit: dans les petits pots, les meilleurs onguents. La pognez-vous, patron? Petits pots, meilleurs onguents...

- (Soupir)...

-Ou encore: petit train va loin. Pognez-vous celle-là, patron? LeDroit a 102 ans, petit train va loin... Elle est pas pire, hein?

- (Long soupir)...

-Et j'ai trouvé le nouveau slogan du Droit: «Lisez LeDroit, parce que le monde est petit».

- Bye Gratton.

- Mais où allez-vous, patron!? J'en ai d'autres! Revenez!»

Eh bien... je vais l'attendre. Il doit être juste parti au petit coin.

---

On prend une petite pause du mot «petit» pour terminer.

Parce que s'il est une chose que LeDroit n'est pas, c'est d'être petit. Car peu importe son format, LeDroit reste un grand journal de la capitale, comme il est depuis maintenant près de 102 ans. Toujours aussi pertinent, toujours près de vos préoccupations. C'est là que se trouve sa grandeur.

Et rassurez-vous, le contenu demeure pas mal le même. Soit des nouvelles, des éditoriaux, des photos, des chroniques, des reportages, des analyses, des caricatures, etc., livrés par des professionnels de l'information.

Et j'éprouve toujours une grande fierté à vous accompagner presqu'à chaque matin. Une grande récompense et un grand privilège pour un petit journaliste qui oeuvre pour une grande institution.

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