La campagne du va-vite

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Je ne sais trop comment traduire le nom de cette campagne lancée à Ottawa.

Les anglophones l'ont nommée la GottaGo! Campaign. Bon, je sais que l'expression «gotta go» en anglais veut parfois dire qu'une personne doit «y aller au plus sacrant». C'est-à-dire que cette personne doit trouver une toilette quelque part, et que ça presse!

Mais comment traduire le nom de cette campagne? La «campagne du va-vite»?

Allons-y avec ça. Au risque de tomber dans la scatologie.

Maintenant, quel est le but de cette «campagne du va-vite»? C'est de créer un réseau de toilettes publiques gratuites, propres et écologiques dans des endroits publics et dans les futures stations du trajet du train léger d'Ottawa. On veut plus de bols de toilette dans la capitale nationale, bref.

Et c'est très sérieux comme campagne. Ses dirigeants ont même obtenu l'appui d'une recherchiste de l'Université Carleton. Celle-ci conclut dans une étude qu'elle a réalisée (oui, une étude universitaire sur le besoin de toilettes publiques) que les gens d'Ottawa croient que le manque de toilettes publiques sur le territoire de la ville pourrait causer des problèmes physiques et psychologiques chez certaines personnes.

Ça vous est déjà arrivé, chers lecteurs? Ça vous est déjà arrivé d'avoir le va-vite et de ne pas avoir une toilette à votre disposition? Moi, non. Pas de mémoire, en tout cas. Je peux cependant imaginer le malaise que cela pourrait causer. Mais jusqu'à laisser des séquelles psychologiques? Peut-être.

Voici ce que cette recherchiste de l'Université Carleton a déclaré: «Je sais que le besoin de toilettes publiques n'est peut-être pas un enjeu majeur par les temps qui courent, mais je crois que ça demeure un droit fondamental.»

Elle ne doit pas être la seule à croire que l'accès à une toilette publique est un droit fondamental, puisque la «campagne du va-vite» a obtenu plus de 1000 signatures sur une pétition soumise au maire d'Ottawa, Jim Watson. Une pétition qui - je me répète - demande l'installation de toilettes dans des endroits publics et dans toutes les stations du train léger d'Ottawa.

Le sujet risque donc d'être l'un des premiers débats du nouveau conseil municipal d'Ottawa, la semaine prochaine.

Les nouveaux élus ne discuteront pas du manque de logements sociaux, de la présence grandissante des gangs de rue ou encore du bilinguisme officiel à Ottawa. Non. L'un des premiers dossiers sur lesquels ils devront se pencher sera le besoin de toilettes publiques en ville.

Je vois déjà les nouveaux élus se gratter la tête en se demandant: «C'est pour ça que j'ai choisi de faire de la politique?»

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On change complètement de sujet. Comme «boutte pour boutte»...

Comme vous le savez sûrement, Gilles Tremblay, l'ex-joueur du Canadien de Montréal et analyste des matches du CH pendant une trentaine d'années, est décédé mardi à l'âge de 75 ans. Une triste nouvelle. La mort de quelqu'un dont on a apprécié le passage dans notre vie l'est toujours.

Devenant le premier «joueurnaliste» de l'histoire du Canada français, il aura été un pionnier dans son domaine. Et l'un des meilleurs, diront plusieurs. Et j'en fais partie.

Mais ce que j'ignorais - ou plutôt, ce que j'oubliais -, c'est que Gilles Tremblay a connu toute une carrière au sein du Canadien avant de prendre place derrière le micro aux côtés du légendaire René Lecavalier.

J'avais complètement oublié qu'il était l'ailier gauche du trio complété par Jean Béliveau et Bernard Geoffrion. Et j'ignorais qu'il a connu des saisons de 20 buts ou plus à cinq reprises. Dans ma tête, Gilles Tremblay était l'analyste des matches de hockey présentés à Radio-Canada, point à la ligne.

On dit que ses débuts comme analyste ont été plutôt difficiles. Je ne sais pas, j'étais trop jeune à l'époque. Mais durant mon adolescence, j'ai toujours trouvé que ses analyses étaient justes, songées, pertinentes et professionnelles.

C'est un grand qui nous a quittés mardi. Son ami René l'a sûrement accueilli à bras ouverts de l'autre côté.

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Déjeuner et flocons

Changement de sujet, prise 2...

C'est le retour du déjeuner Flocons de neige, au profit du comptoir Partage Vanier.

Cette activité annuelle fort populaire en est à sa neuvième édition. Ce petit-déjeuner sera servi comme veut la tradition au centre Pauline-Charron, situé au 164, rue Jeanne-Mance, dans le secteur Vanier.

L'événement se tiendra vendredi le 5 décembre, de 7h à 10h. Le coût est de 20$.

Pour plus de renseignements ou pour des billets: 613-741-0562.

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