Retour à Conradville

Conrad Lamadeleine a brandi une photo d'une poule... (Courtoisie)

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Conrad Lamadeleine a brandi une photo d'une poule avec des dents durant son discours victorieux, lundi soir.

Courtoisie

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Eh bien... Un à zéro pour Conrad.

Mon bon ami Conrad Lamadeleine a retrouvé son poste à la mairie de Casselman, lundi soir. Et certains lecteurs de cette localité n'ont pas perdu de temps pour me l'annoncer. Voici deux courriels parmi d'autres reçus tôt, très tôt hier matin:

«Bon matin monsieur Gratton,

«Casselman a trouvé un vieux coq avec des dents. Seulement à Casselman que ça se trouve...

- Suzanne».

«M.Gratton,

«J'ai le plaisir de vous annoncer un phénomène extraordinaire. Nous avons des poules avec des dents à Conradville.

Sincèrement,

-Danielle».

Et vlan dans les dents, mon Gratton! Et c'est de bonne guerre. Je mérite amplement ces boutades. C'est moi, après tout, qui ai récemment conclu une chronique intitulée Chicane dans la basse-cour avec les mots suivants:

«Avec cette façon de penser et de faire les choses, mon cher M. Lamadeleine, vous serez, selon moi, réélu à la mairie de Casselman... quand les poules auront des dents».

C'est ce que j'ai écrit. Et sachez que si c'était à refaire, chers amis de Conradville, j'écrirais exactement la même chose. Parce que dans mon livre, un maire qui croit que les règlements municipaux ne sont pas des lois mais bien des guidelines que le préposé aux règlements peut appliquer selon son humeur de la journée ou selon les liens familiaux de la personne prise en défaut n'obtiendrait pas mon vote.

Mais je n'habite pas Casselman. Et ceux qui habitent cet endroit ont préféré Conrad Lamadeleine à trois autres candidats, dont le maire sortant qui poursuivait sa municipalité en justice... (misère). Et tant mieux pour ces électeurs.

Et tant mieux pour moi aussi, maintenant que j'y pense. Je viens de retrouver mon maire préféré. Mon chum. Ma muse. «Conradville is back on the map!». C'est la fête dans la basse-cour...

En passant, M. Lamadeleine, j'ai bien aimé la photo d'une poule avec des dents que vous avez brandie durant votre discours victorieux, lundi soir. Touché.

C'est le temps, mon cher Watson

Quelle surprise à Ottawa! Le maire sortant, Jim Watson, a été réélu contre toute attente...

Sarcasme à part, mes félicitations à Monsieur le maire. En espérant qu'il comprenne le gros bon sens d'ici la fin de son nouveau mandat et qu'il fasse la chose à faire, soit de demander à Queen's Park le bilinguisme officiel pour la Ville d'Ottawa.

Quel beau et juste geste que M. Watson poserait envers des contribuables à part entière qui l'ont encore appuyé.

"*

Toujours à Ottawa...

Ce n'est évidemment pas la course à la mairie d'Ottawa qui m'intéressait lundi soir. Un chimpanzé aurait pu deviner le résultat final.

Mon attention était plutôt tournée vers la course à la mairie de Casselman, il va sans dire, mais aussi sur la lutte dans les quartiers Rideau-Vanier, mon patelin, et Alta Vista.

Dans Rideau-Vanier, le conseiller sortant, Mathieu Fleury, a été réélu. Et je m'en réjouis, tout en levant mon chapeau à ses adversaires qui ont mené une très bonne campagne.

Mais M. Fleury a fait ses preuves au cours des quatre dernières années et il méritait amplement notre appui. (Oui, «Monsieur Fleury», ai-je écrit. Je pense que le temps est venu de cesser de le nommer «le jeune Fleury»).

Et qui sait? Peut-être que ce conseiller en faveur du bilinguisme officiel visera un peu plus haut dans quatre ans et qu'il briguera la mairie d'Ottawa.

Ainsi, tous les espoirs seraient permis pour la communauté francophone de la capitale.

Par ailleurs, la lutte dans le quartier Alta Vista, dans l'est d'Ottawa, avait toute mon attention, lundi soir. Parce que mon ami d'enfance, Jean Cloutier, se présentait comme conseiller municipal pour la toute première fois.

Fort de l'appui du conseiller sortant qui a quitté la politique, Peter Hume, Jean a gagné son élection. Et je suis bien content.

Le gars mange de la politique municipale depuis sa jeunesse. Il fera un excellent conseiller.

Mais je devrai lui parler de sa position en ce qui a trait au bilinguisme officiel à Ottawa, lui qui se dit contre.

Agirais-je à l'encontre de l'éthique journalistique si je l'obligeais à changer d'opinion, tout en le menaçant, s'il ne la change pas, de raconter dans une chronique nos péripéties de notre voyage de deux semaines à Hawaï quand nous avions 20 ans?

Oui, hein? C'est ce que je pensais. Dommage...

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