On jase, là

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Je vous parie que vous vous souvenez, comme si c'était hier, du 7janvier 1998, il y a 15 ans.

Non? Vous ne vous en souvenez pas? Alors je vous donne un indice en un mot: verglas.

Ça vous revient maintenant...?

Ce matin-là du 7janvier 1998, LeDroit titrait en manchette: «Un enfer de glace». Le lendemain, le 8, on titrait «Le verglas s'accroche». Et la «crise du verglas» allait ensuite défrayer la manchette pendant 10 jours consécutifs. Quel enfer!

Des centaines de milliers de foyers privés d'électricité pendant des jours, voire des semaines. Des accrochages par centaines. Des centres de refuge qui ouvraient à la vitesse des restaurants Tim Hortons. Des pylônes d'hydroélectricité qui s'écrasaient en série sous le poids de la glace. On aurait dit l'apocalypse. Un enfer de glace.

Mais personnellement, ce que je retiens de cette semaine de verglas, c'est surtout le bizarre sentiment de culpabilité qui m'habitait. Parce que je n'étais pas une victime. J'étais l'exception. J'habitais à l'époque le quartier New Edinburgh, à Ottawa, tout près de Vanier, là où il n'y avait pas eu de panne d'électricité de la semaine. Zéro.

Le câble avait flanché, un jour, pendant approximativement sixheures, et c'est tout. Et je n'allais certes pas m'en plaindre quand des proches, des amis, des collègues de travail et des dizaines de milliers de gens de partout dans la région vivaient dans le noir depuis des jours.

Alors pour me donner bonne conscience, j'avais accueilli chez moi mon frère Gérard et son épouse Joanne qui, à Aylmer, étaient sans électricité depuis deux ou trois jours.

Mais ils ne tenaient pas vraiment à se réfugier chez moi. Les deux avaient appris à se débrouiller sans électricité et je les soupçonnais même de trouver ça amusant. Mais j'ai insisté. Et quand j'ai rappelé à Gérard qu'il y avait un match Canadiens-Sénateurs à la télé ce soir-là, il a abdiqué.

Ils ont donc dormi au chaud. Et moi, j'ai dormi la conscience tranquille.

Et vous, chers lecteurs? Votre souvenir le plus vif de la crise du verglas, c'est lequel? Écrivez-moi et je le partagerai peut-être avec tous les lecteurs dans une prochaine chronique. Et en passant, saviez-vous qu'Environnement Canada prévoit cette semaine quatre à cinq jours consécutifs où la température oscillera autour du point de congélation, avec de fortes possibilités de précipitations?

On jase, là...

La dure réalité, suite et fin

Dans ma chronique de samedi dernier, je vous ai parlé de Claude Vachon, de Clarence-Rockland, le père du pompier volontaire, Nicholas Vachon, qui a été happé mortellement le 15décembre dernier. Dans cette chronique, M.Vachon a raconté comment il avait été bouleversé par l'attitude d'un commerçant d'Orléans qui refusait de lui rembourser 271$ pour une paire de bottes de travail que M.Vachon avait achetée pour son fils Nicholas, le même jour que ce dernier a été tué accidentellement.

Or, à la suite de la publication de cette chronique, M.Vachon a reçu samedi matin la visite de la copropriétaire du commerce en question. Et voici ce que M.Vachon m'a écrit dans un courriel:

«Bonjour Denis,

«Ce matin (samedi), j'ai eu la visite de MmeCarole Delage, propriétaire du magasin Cordonnerie Régional d'Orléans. Madame s'est dite profondément attristée d'apprendre par les médias et de nombreux appels téléphoniques la situation regrettable et inacceptable créée par son époux, Luc Simard. Elle va tenter de convaincre ce dernier de nous présenter ses excuses.

«Avant qu'elle nous quitte, nous lui avons offert une caresse en guise de pardon. Elle nous a remis un chèque visé au montant de 300$ en remboursement pour les chaussures retournées. Voilà une situation douloureuse qui se termine par un pardon et vient rétablir la paix dans nos coeurs.

«Merci à toutes les personnes qui nous ont appuyés dans cette épreuve.»

Claude et Isabelle Vachon

Y a quelqu'un!?

Petite observation en terminant...

Je regardais le bulletin de nouvelles à Radio-Canada, dimanche, et le journaliste aux sports, Marc-André Perreault, faisait son reportage en direct de l'aréna Robert-Guertin, pendant que le match entre les Olympiques de Gatineau et l'Océanic de Rimouski se déroulait derrière lui.

C'était la dernière minute de jeu, l'Océanic menait 5 à 4 et les Olympiques tentaient comme des «iables dans l'eau bénite» de niveler la marque.

On aurait pensé que la foule allait être survoltée. Mais non. Pas du tout. Les estrades étaient pratiquement vides! Je pense qu'il y avait plus de spectateurs au dernier match des pee-wees de Rapides-des-Joachims.

Combien y aura-t-il de sièges encore dans le nouveau centre multifonctionnel qui remplacera bientôt «le vieux Bob»?

On jase encore, là...

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