Les Sénateurs ou Un Air de famille?

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(Hier en après-midi...)

J'ai entendu dire, Denis, que le conflit dans le hockey est sur le point de se régler. Est-ce le cas?

Disons que les deux partis se parlent, Manon, pour faire changement. Ça pourrait se régler bientôt, dit-on. Mais ce n'est pas la première fois qu'on nous tend cette carotte-là au bout du nez. Comme disent les Anglais: «I'll believe it when I see it».

As-tu hâte?

Hâte de quoi?

Que ça se règle et qu'ils recommencent à jouer au hockey.

Je comprends que j'ai hâte! Je pense que je suis en train de devenir fou.

Voyons donc, Denis! Ce n'est pas si pire que ça.

Ah non? Eh bien écoute bien ça. Lundi dernier, en jasant avec le patron, je me suis surpris à défendre la famille Latreille de Hawkesbury qui participe à l'émission Un Air de famille à Radio-Canada. Le patron disait que c'était les Lemieux de Gatineau qui avaient été les meilleurs à l'émission de jeudi dernier. Et moi je défendais les Latreille.

Puis...?

Puis!? À la même date l'an dernier, on aurait parlé de la «game» des Sénateurs de la veille. On aurait parlé du beau but de Spezza. De la passe géniale de Karlsson. De la bagarre gagnée par Neil. Mais aujourd'hui, avec ce maudit lock-out ridicule, on est là à s'obstiner sur des familles qui chantent à la télé dans une émission qu'on n'aurait jamais regardée de notre sainte vie s'il n'y avait pas de lock-out.

Serais-tu légèrement macho, Denis Gratton?

Mais... Pourquoi dis-tu ça?

Je t'écoute parler et c'est comme si t'as honte de regarder une émission familiale.

C'est pas ça. C'est juste que entre gars on aime mieux parler de hockey que de parler de la version de la chanson Si Dieu existe de la famille Machinchouette.

Entre gars, dis-tu. Mais t'es pas macho. Non, non...

Tu ne comprends pas Manon. Renverse les rôles. Disons que tu jases avec une amie de la dernière émission d'Unité 9. Puis une autre amie se mêle à votre conversation et vous demande: «puis? Qu'avez-vous pensé du but d'Alfredsson d'hier soir?». Vous allez la regarder en vous demandant d'où elle sort, celle-là. Eh bien c'est comme ça avec les gars. Si deux gars se parlent de hockey et qu'un troisième arrive et demande quelque chose comme: «puis les gars, avez-vous été aussi touchés que moi par la famille Latreille, hier soir?». On va le regarder en se demandant «what the...?». Donc quand on jase de Un air de famille entre gars, on n'est pas dans notre élément. On est comme... inconfortable. On est en terrain inconnu. Tu me comprends?

Je ne te comprendrai jamais, Denis. Mais dois-je conclure que tu ne regarderas pas Un Air de famille avec moi ce soir?

Et manquer les St-Pierre de Casselman!? T'es malade!? Ils sont les meilleurs!».

Le grand naïf

Changement de sujet...

Voici un extrait d'un courriel reçu cette semaine à la suite de ma chronique intitulée «L'avenir est à ceux qui luttent», et qui portait sur le bilinguisme officiel pour la Ville d'Ottawa. Ce courriel est signé Jean-Pierre D., de Gatineau:

«Monsieur Gratton,

«...Vous êtes d'une indécrottable naïveté. Le bilinguisme officiel de la Ville d'Ottawa, oubliez ça. Une raison bien simple: le nombre. Avec 15% de la population, les francophones ne font pas le poids démographique. La réaction du maire Watson est celle d'une partie de la majorité anglophone ouverte. Une minorité est toujours dépendante de la majorité qui donne le ton».

Et moi de lui répondre:

«Merci pour votre commentaire. Mais je préfère être d'une indécrottable naïveté que de baisser les bras».

Et Jean-Pierre de répliquer à son tour:

«Pas d'accord avec vous. La lucidité est ce qui permet d'agir efficacement; la naïveté mène à de grandes déceptions».

Mais parfois, mon cher Jean-Pierre, la naïveté mène à de grandes victoires.

N'est-ce pas, tante Gisèle?

Déjeuner Flocons de neige

Un rappel que c'est ce matin, entre 7h et 10h, que se tient la 7e édition du «Déjeuner Flocons de neige» au Centre Pauline-Charron du secteur Vanier (164 rue Jeanne-Mance).

L'objectif est d'amasser 20000$ et tous les profits seront remis à la banque alimentaire Partage Vanier, un centre qui procure tous les mois de la nourriture à plus de 550 adultes et 230 enfants dans le besoin.

Le coût d'entrée est de 15$.

Donc une bonne bouffe pour une bonne cause.

À tantôt?

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