Mais je crois que cette fois-ci, je suis peut-être loin dans le champ. Tout au fond, avec les vaches qui broutent.
J'ai regardé Adam et Ève mercredi soir, la première émission de la nouvelle série de Claude «Pôpa» Meunier. Et j'ai aimé ce que j'ai vu. J'ai beaucoup aimé.
Mais plus tôt cette semaine, certains médias montréalais (qui ont pu visionner quelques épisodes d'Adam et Ève avant le grand public) ont littéralement «planté» cette nouvelle émission de Meunier. «Gags faciles», «niaiserie déconcertante», «cliché», «jeux de mots pas drôle»: ce ne sont que quelques critiques virulentes parmi tant d'autres émises par les journalistes aux arts à l'égard de cette nouvelle émission de Meunier.
Or, mercredi soir, tout de suite après la première d'Adam et Ève, j'ai écrit sur Facebook ce qui suit: «Est-ce juste moi qui a bien aimé Adam et Ève, la nouvelle série de Claude Meunier?»
Sept personnes ont cliqué sur «j'aime». Mais de la douzaine de commentaires écrits que j'ai reçus, la grande majorité de mes «amis Facebookiens» n'ont pas aimé. Mais pas du tout.
Voici quelques-uns de leurs commentaires:
«Je n'ai pas aimé et ce ne sera pas un rendez-vous pour les prochaines semaines.» Sylvie.
«Certaines scènes étaient très drôles, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé ça plate. Ça sent La Petite vie en beaucoup moins drôle.» Claude.
«Pas fort comme première!» Michel.
«Je ne l'aime pas, ressemble trop à Un gars, une fille.» Pierre.
«Du Claude Meunier sans Claude Meunier... pas pareil.» Nathalie.
Eh bien, coudonc...
Je ne sais pas si je devrais m'excuser, on encore me sentir «niaiseux», mais moi, j'ai vraiment aimé Adam et Ève. J'ai ri. C'était du Meunier tout craché. C'était de l'humour comme je l'aime: tordu et... tout droit du champ gauche.
Et puisque je semble être dans le champ, c'était parfait pour moi...
Qu'est-ce que Claude Meunier a pensé de la critique négative envers son nouveau bébé? Je lui ai demandé quand il était de passage à Ottawa et à Gatineau, mardi dernier.
À lire dans la grande entrevue de demain...
De la poutine musicale
Changement de sujet.
Voici un courriel reçu après la publication de ma chronique de mercredi («Combien tu m'aimes?»). Dans ce papier, j'échangeais avec ma conjointe, une dénommée Manon, sur les coûts faramineux des billets de spectacle à la Place Banque Scotia. (Plus de 500$ pour un seul billet sur le plancher pour le spectacle de la grande Barbra Streisand, par exemple.) Voici le courriel en question. Salomon:
«Monsieur Gratton
«Barbra Streisand a toujours été, l'est présentement et demeurera la plus grande de tous les temps. Payer quelques centaines de dollars pour la voir et l'entendre est une aubaine. Il n'est pas nécessaire d'avoir une chaise dans le jardin, tout près de l'orchestre, ou encore dans les premières rangées, il s'agit d'être parmi la foule. Et de là à favoriser The Who ('Who the hell are they?'), comme vous l'avez fait, me laisse tout pantois. Ce serait comme choisir une poutine à un plat gastronomique qui est à votre portée.
Jacques H., Gatineau».
Bon, je suis encore dans le champ, semble-t-il.
Mais... J'aime ça de la poutine, moi.
Merci Gump!
Parlant d'être dans un champ...
Si vous n'avez pas lu la chronique de mon collègue aux sports, Marc Brassard, publiée dans notre édition d'hier, j'ai le plaisir - l'immense plaisir - de vous annoncer que j'ai (enfin!) battu Marc au golf, au terrain GreyHawk, dans l'Est ontarien.
Cette victoire me donne donc le droit, pour la prochaine année, d'appeler Marc par son sobriquet: Gump. Et lui n'a plus le droit de m'appeler «La Bottine», ou «celui que je n'ai plus le droit d'appeler la Bottine», ou encore «Nini».
Ce ne fut pas facile comme partie de golf. Gump avait même une avance de six coups après sept trous. Mais sous les encouragements et les conseils incessants de mon partenaire de voiturette, Martin Comtois, et sous l'effet étrangement bénéfique d'une simple Keith's, j'ai pu égaler le match au 16e trou et gagner les deux derniers trous.
Merci Gump pour le délicieux repas d'ailes de poulet et de côtes levées qui faisait partie du pari. Et à l'an prochain!
Donc, victoire contre Gump en septembre. Mon nom inscrit sur la prestigieuse Coupe LeDroit en août. Un bel été, quoi.
Vous ai-je déjà dit que j'adore le golf?
C'est peut-être parce que c'est un sport qui se joue... dans le champ.