C'est aujourd'hui la Fête nationale de l'Acadie. C'est aussi la journée de l'Assomption, la fête catholique de la Vierge Marie. Mais je doute que la mère de Jésus soit une lectrice de mes chroniques. Mais juste au cas où: bonne journée chère Sainte Vierge! Je vous salue Marie!
«Deniiiis...
Oui, Conscience?
Tu le sais qu'on ne fait pas de blagues avec la religion et l'Église catholique. Ça fait 100 fois que je te le dis.
C'est juste pour rire, Conscience.
Trouve-toi un autre sujet, d'accord?
Comme la Fête des Acadiens?
Bonne idée.
D'accord Conscience. Merci de me ramener à l'ordre.
Je suis là pour ça, mon Denis.
Que Marie te bénisse, Conscience.
Deniiiiis...
S'cuse.»
C'est donc la fête de nos amis et compatriotes Acadiens. J'aime les Acadiens. Il n'y a pas plus chaleureux sur cette boule que ce peuple.
J'ai appris à les connaître en août 1999, quand LeDroit m'a délégué au Congrès mondial acadien qui se tenait, cette année-là, dans le sud de la Louisiane. À Lafayette, plus précisément. Ils étaient des milliers d'Acadiens venus de partout au monde pour célébrer leur langue, leur culture et leur merveilleuse histoire.
Je suis tombé en amour avec eux. Le coup de foudre. Je ne sais trop pourquoi. J'ai peut-être un peu de sang acadien qui provient du côté de ma grand-mère Deschamps qui me coule dans les veines. Sais pas. Mais j'ai définitivement des atomes crochus avec ce peuple.
Puis la même gang s'est à nouveau réunie cinq ans plus tard au Congrès mondial acadien qui, en 2004, se tenait sur la côte acadienne de la Nouvelle-Écosse.
Quel beau coin de pays! Je dis toujours à Manon que c'est à cet endroit que j'aimerais vivre ma retraite, là où l'air est pur et où le temps semble s'arrêter.
Mais cette région a un peu changé, me dit-on. Des petits points de repère dont je vous avais parlés dans mes chroniques à l'époque ne sont plus.
J'ai un ami qui visitait cette région il y a quelques semaines. Et il a mentionné sur Facebook qu'il se trouvait exactement là où j'avais séjourné. Alors je lui ai écrit d'arrêter au restaurant Chez Christophe, dans le village de Grosses Coques. Je ferais douze heures de route pour aller manger la lasagne aux fruits de mer et l'assiette d'aiglefin pané que préparait le chef de ce restaurant, Paul Comeau, l'ancien président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), de 1978 à 1980. Le quotidien Halifax Chronicle Herald avait qualifié le restaurant de M.Comeau de «meilleur restaurant en Nouvelle-Écosse». Et avec raison.
Or, voici un courriel reçu la semaine dernière d'un lecteur nommé Philippe:
«Salut Denis,
«Je me promène dans l'Évangeline Trail en Nouvelle-Écosse. J'ai avec moi des reportages que tu as écrit en 2004. Celui du 4août porte sur le restaurant Chez Christophe de Grosses Coques. Ton article m'a convaincu, j'avais hâte d'aller manger la râpure dont tout le monde ici parle. Cependant, ce restaurant n'existe plus. Paul Comeau est décédé. Je suis vraiment désolé. Surtout pour le monde d'ici et les touristes. À entendre parler les gens d'ici, Paul Comeau était une icône.
Philippe S., Ottawa.»
Eh bien... quelle triste nouvelle. Je ne savais pas que M.Comeau avait rendu l'âme. Après une recherche sur le Web, j'apprends qu'il est décédé du cancer en mai dernier. Il était âgé de 62 ans.
Je suis navré. Paul Comeau m'avait accueilli chez lui lors de mon passage dans sa région natale, puis à son restaurant à deux occasions où il m'avait raconté l'histoire de sa famille et de son grand-père qui avait construit la maison où se trouvait le restaurant. Il était en amour avec son Acadie.
Alors en cette Fête nationale des Acadiens, je le salue. Et je lui dis merci. Merci de m'avoir accueilli à bras ouverts et d'avoir partagé avec moi son amour et sa fierté pour son peuple.
Bonne fête, chers amis Acadiens! En espérant vous revoir en août 2014 au Congrès mondial acadien. J'apporte la râpure!
L'éternité
Le «concours» sur l'éternité se termine ce soir. Vous avez donc quelques heures pour me transmettre votre ou vos définitions humoristiques du mot «éternité».
J'ai dit que j'aurais un prix à faire tirer au sort parmi tous les participants à la conclusion de ce concours. Alors voici:
Le gagnant ou la gagnante recevra une paire de bracelets passeports pour le Festival de montgolfières de Gatineau. Ce bracelet vous donnera accès au festival, ainsi qu'aux quatre spectacles présentés en soirée (KC and the Sunshine Band, Simple Plan, Isabelle Boulay et Éric Lapointe). Le bracelet passeport n'inclut pas l'entrée au spectacle de Jean-Pierre Ferland, à la salle Odyssée, et l'entrée dans les manèges.
Le nom du gagnant sera annoncé dans ma chronique vendredi.
Bonne chance!