Je vais passer un autre mois dans les boîtes. Un autre mois à chercher un objet quelconque pour me rendre compte au bout de quelques heures que Manon l'a déjà emballé. Un autre mois à consoler Alfie (notre chienne) parce qu'elle croira qu'on la laisse. Un autre mois à chercher des amis qui me verront venir de loin, de très loin, avec ma question: «As-tu quelque chose à faire, samedi le 29 septembre?»
Oui, Manon et moi déménageons encore dans quelques mois. Mais pas très loin. Vraiment pas loin.
Non, on ne quitte pas Vanier. En fait, on ne quitte même pas l'édifice à appartements dans lequel nous habitons. On déménage simplement d'un logement à un autre. Deux logements identiques.
Or la question évidente est celle-ci: POURQUOI?
Pour se sauver du bruit. On déménage parce que notre appartement est, selon Manon, trop bruyant.
Notre balcon surplombe le chemin Montréal. Et la circulation sur cette artère principale est plutôt dense, surtout aux heures de pointe.
Et Manon n'en peut plus du bruit des freins d'autobus aux cinq minutes, du bruit des motos et voitures aux silencieux modifiés, du bruit des ambulances qui filent aux 30 minutes vers l'hôpital Montfort qui se trouve à deux minutes de chez nous.
J'avoue que les sirènes de ces ambulances sont, en effet, très bruyantes. D'ailleurs, on devrait fermer l'hôpital Montfort, ça réglerait le problème une fois pour toutes.
Bien quoi? Ai-je dit quelque chose de déplacé...?
Je blague, évidemment. Quand on a Gisèle Lalonde comme voisine, on ne mentionne même pas les mots «Montfort» et «fermer» dans la même phrase. Donc choquez-vous pas, ma tante.
On déménage, disais-je. Deux étages plus bas et dans un logement avec un balcon qui donne sur la cour, là où on n'entend presque pas les bruits du chemin Montréal.
Personnellement, ces bruits ne me dérangeaient pas plus que ça. Je m'y suis fait.
«On sait bien, t'es sourd!» me dira Manon. Elle me répète continuellement que je deviens sourd. Et pourtant, les médecins me disent le contraire.
Comme mon ancien médecin de famille à Gatineau qui, après m'avoir examiné, m'a dit: «Tout semble correct et normal.
Mais docteur, lui ai-je répliqué, ma blonde est convaincue que je deviens sourd.
Ta blonde, dis-tu? Je pense que tu 'souffres' de surdité sélective, Denis.»
Ça expliquerait en effet plusieurs choses...
On déménage, disais-je. Mais dans ce cas-ci, puisque nous déménageons dans le même building, on ne peut pas vraiment parler d'un déménagement. Je dirais plutôt: un dérangement.
Et je termine sur ce sujet avec cette question: avez-vous quelque chose à faire samedi le 29septembre...?
S.O.S. entraide
Entraide familiale de l'Outaouais (EFO) a lancé un S.O.S., hier. Il y a présentement 36 familles en Outaouais en attente de meubles et électroménagers.
Voici la liste des besoins essentiels de ces familles: 13 poêles; 20 frigos; 16 tables de cuisine; 76 chaises de cuisine; 9 laveuses; 9 sécheuses; 26 lits et matelas une place; 21 lits et matelas deux places; 51 bureaux à linge; et 36 tables de chevet.
Si vous pouvez aider, «faites vite», vous demande la directrice de EFO, Diane Tremblay. «Nous partons en vacances pour deux semaines le 19juillet et plusieurs cueillettes pourraient être faites cette semaine.»
À souligner que vos dons doivent être en très bon état de fonctionnement et très propres.
Et sachez qu'Entraide familiale de l'Outaouais DONNE tous les meubles aux familles dans le besoin.
Pour aider: 819-669-0686 ou www.entraidefamiliale.com
Citizen et Sun
Le quotidien Ottawa Citizen cessera de publier les dimanches. Dimanche prochain sera la dernière fois que vous verrez une édition dominicale du Citizen sur les tablettes des dépanneurs.
Depuis cette annonce, son compétiteur, le Ottawa Sun, jubile. Toute la publicité du Sun est concentrée depuis quelques semaines sur le fait que ce journal sera dorénavant le seul quotidien d'Ottawa disponible le dimanche.
Samedi dernier, en entrant à l'épicerie, une représentante du Sun attendait les clients à la porte pour leur offrir gratuitement une édition du Sun et pour leur rappeler qu'à compter du 22juillet, le Sun sera le seul quotidien de la capitale nationale à publier le dimanche. Comme si on ne le savait pas. C'était écrit en grosses lettres sur la Une du Sun qu'elle nous offrait gracieusement...
Si j'étais à la place des dirigeants de ce journal, je me calmerais le pompon.
Dans le domaine des journaux et de l'imprimé, on ne se réjouit pas des problèmes du ou des compétiteurs. Car ce sont les lecteurs et les travailleurs de l'information qui paient la note.