Nous étions bien contents, Manon et moi, quand le commis à la réception de l'hôtel de Montego Bay où nous séjournions nous a annoncé qu'il nous avait choisi une chambre dite «supérieure» plutôt qu'une chambre standard. «Dans une chambre supérieure, vous aurez une vue partielle sur la mer des Caraïbes», a-t-il ajouté. On n'en demandait pas tant.
Et il ne mentait pas, ce commis. Nous avions une vue non pas partielle de la mer, mais une vue extraordinaire. À couper le souffle.
Le hic, c'est que nous avions aussi une vue imprenable sur la piscine réservée aux adultes. Elle était là, cette piscine dans laquelle se trouvait un bar, ou un «swim-up bar», comme disent les Anglais. Sous nos yeux, sous notre balcon.
Et dès que le bar de cette piscine ouvrait, à midi, une musique reggae était propulsée des haut-parleurs et elle tournait sans cesse et à tue-tête jusqu'à la fermeture du bar, à 18 h. Donc six heures de reggae par jour.
Bon, nous n'avons pas passé nos journées dans notre chambre, bien au contraire. Mais quand nous y retournions vers 16 h, une musique reggae nous était servie jusqu'à 18 h.
Mais il y avait pire...
Quelqu'un devra m'expliquer comment un adulte peut s'asseoir au bar à midi, sous un lourd soleil brûlant, et boire de l'alcool pendant six heures consécutives.
Oui, les consommations étaient comprises dans le prix de cet hôtel «tout inclus». Mais cela veut-il dire qu'il faut boire et se saouler la gueule comme s'il n'y avait pas de lendemain?
Il y a des hommes (et des femmes) qui, à 18 h, quittaient cette piscine complètement ivres. C'est à peine s'ils pouvaient marcher. Et leur bedaine exposée au soleil des Caraïbes pendant six heures était devenue d'un rouge homard. «Chauds» et brûlés en même temps.
Et plus ils buvaient durant la journée, plus ils devenaient bruyants. Ils passaient les trois premières heures assis au bar. Et les trois dernières heures regroupés debout dans le milieu de la piscine à parler tout haut à qui voulait bien les entendre.
Il y a des jours où cette piscine pour adultes était 100 fois plus bruyante que la piscine pour enfants. Trouvez l'erreur.
Et c'est ça des vacances dans le Sud? Tu descends de l'avion, tu te saoules jusqu'à ce que mort s'en suive et, au bout de sept jours, tu remontes dans l'avion et tu vas soigner ton mal de tête et tes brûlures au troisième degré au Canada. C'est le fun...
«Puis, mon Roger, c'était comment la Jamaïque?
La quoi?
Tes vacances en Jamaïque?
Ah. C'est là que j'étais?
Tu ne t'en souviens plus!?
Pas vraiment. Mais j'ai pris des photos, regarde.
Ouais... Elle est bien belle la piscine, mon Roger, mais as-tu vu autre chose?
Heu...?»
Sondage Gratton
Il vous reste trois jours pour participer au sondage «Gratton & Gratton» sur l'élection à la mairie de Gatineau de 2013.
C'est simple comme bonjour, et ça prend à peine cinq secondes de votre temps.
Et dites-vous que vous ne serez pas seul à voter. Depuis vendredi dernier, plus de 2800 personnes se sont prononcées. Oui, plus de 2800 personnes.
Et si la tendance se maintient, je peux vous dire tout de suite que plusieurs seront surpris par les résultats...
Le sondage se termine jeudi midi; les résultats seront dévoilés dans ma chronique de vendredi.
Salut Marc-André!
Mon collègue et ami, le journaliste aux arts Marc-André Joanisse, nous quitte après plus de 23 ans au Droit.
L'heure de la retraite a sonné pour celui sur qui je pouvais toujours compter pour m'accompagner pour une pause et une «bouffée d'air frais».
Avec qui vais-je discuter des Beatles maintenant? Qui me refilera les cédés de mes artistes favoris? Qui comprendra et partagera ma nostalgie passagère du «bon vieux temps»? Qui me fera rire par jour de pluie?
Bonne retraite mon vieux. J'espère que t'en profiteras pleinement. Et merci Marc-André pour ton amitié au cours de 20 dernières années.
Tu vas nous manquer.
dgratton@ledroit.com 613-562-7531