Vraiment pas la faute d'Anderson

Certains étaient surpris de voir Craig Anderson devant... (ADRIAN WYLD, La Presse Canadienne)

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Certains étaient surpris de voir Craig Anderson devant le filet, après une semaine remarquable de Robin Lehner devant le filet ottavien. Mais l'Américain, sans être irréprochable hier soir, était loin d'être le seul problème des Sénateurs.

ADRIAN WYLD, La Presse Canadienne

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En matinée, quelques heures avant de faire son retour au jeu contre les Flyers, Craig Anderson s'est fait demander pourquoi il s'était battu à deux reprises avec Ray Emery lorsqu'il jouait son hockey junior à Owen Sound.

«J'étais un idiot», a-t-il répondu en riant.

Le gardien numéro un des Sénateurs trouvait ça moins drôle en soirée en voyant ses coéquipiers le laisser à lui-même alors qu'ils ne se sont pas présentés au Coffre d'outils pour leur match contre les Flyers.

Ce serait une solution trop facile que de traiter Paul MacLean d'un synonyme d'idiot pour avoir décidé d'effectuer un changement devant son filet, même si Robin Lehner avait été la première étoile de la dernière semaine dans la LNH et avait lancé les siens sur une modeste séquence de trois gains d'affilée.

Oui, Anderson s'est fait battre de vitesse par des joueurs qui sont sortis de derrière le filet sur les deux premiers buts, mais il y avait eu auparavant des erreurs de couverture en défensive qui ont mené à ces chances de marquer. Le gardien américain a aussi réussi quelques arrêts spectaculaires, notamment face à Claude Giroux en toute fin de deuxième, pour empêcher son club d'être humilié encore plus par un club qui était bon dernier dans la faible division Métropolitaine avant ce match.

Son vis-à-vis Steve Mason n'a pour sa part eu qu'à faire des arrêts de routine, 24 en tout, pour récolter un jeu blanc relativement facile.

Les Sénateurs sont de retour au seuil de la respectabilité, une fiche de ,500 (7-7-4), et avec les Bruins qui s'en viennent vendredi, ils pourraient facilement retomber sous celle-ci.

«Je n'ai pas fait mon travail, je n'ai pas donné une chance à mon club d'être là à la fin. Physiquement, je me sentais bien. Mais je dois être meilleur que ça. On peut parler de malchance, de mauvais bonds. Mais le résultat final, c'est que je dois arrêter la rondelle», a sévèrement analysé Anderson après coup, lui qui a vu le quatrième but lui passer entre les jambières, le tir de Vincent Lecavalier déviant sur le bâton de Mark Borowiecki après une bévue de Marc Méthot.

Des lunettes cassées

Son patron n'était pas plus heureux que lui après coup, lui qui a eu une soirée tellement difficile derrière le banc qu'il a vu ses lunettes être fracassées, il ne savait pas trop comment.

«J'ai eu un coup de bâton ou je suis rentré tête première dans un mur, je ne sais pas. Il n'y a pas grand monde de notre côté qui est content de sa soirée. Craig n'est pas différent des autres», a-t-il dit.

On ne lui a pas posé la question parce qu'il n'était pas d'humeur à ça, mais pariez que MacLean ne remet pas en question sa décision de revenir avec Anderson maintenant qu'il est en santé. Dans son livre, c'est lui son gardien numéro un et un joueur ne perd pas son poste pour cause de blessure, c'est aussi simple que ça.

MacLean a bien d'autres problèmes, comme de trouver quelqu'un pour jouer avec Jason Spezza. Encore hier, ça ne fonctionnait pas avec Milan Michalek, qui est tout perdu sur la glace, et Cory Conacher. Peut-être que Bryan Murray devra trouver une solution à l'externe bientôt.

Chez les Flyers, on prenait ce deuxième gain de suite - un «exploit» qu'ils réussissaient seulement pour la deuxième fois cette saison - avec joie. «C'était un bel effort d'équipe, on a tous travaillé fort pour cette victoire. C'était plaisant de voir qu'on a pu prendre une avance de 2-0 et ajouter à cette avance», notait le gardien gagnant, Mason, dont c'était le deuxième blanchissage contre Ottawa.

En terminant, son adjoint Emery, l'ancien Sénateur, n'a pas trop voulu parler de sa bataille d'il y a deux semaines contre Braden Holtby lorsque je l'ai croisé en matinée. Mais il se souvenait vaguement de ses combats contre Anderson. «La deuxième fois, j'étais allé le rejoindre parce que pendant l'échauffement, il m'avait nargué en disant que je frappais avec des oreillers», a-t-il raconté.

Les Flyers ont frappé plus fort qu'avec des oreillers hier soir, en tout cas. Et ils n'ont même pas eu besoin d'utiliser leurs poings, surtout que le matamore des Sénateurs, Matt Kassian, a été bien tranquille.

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