«C'était carrément magique»

Cette tournée au Royaume-Uni marque la fin d'un... (Courtoisie de Fred Cattroll)

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Cette tournée au Royaume-Uni marque la fin d'un chapitre important pour l'orchestre et qui aura duré 16 ans sous la baguette du maestro Pinchas Zukerman (au centre de cette photo).

Courtoisie de Fred Cattroll

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(BRISTOL) La 32e tournée de l'Orchestre du Centre national des arts a beau s'être terminée par un ultime concert reçu avec beaucoup d'enthousiasme à Bristol, les musiciens n'avaient encore qu'un mot aux lèvres, hier: Salisbury.

La prestation dans l'impressionnante cathédrale a sans contredit frappé l'imaginaire de tous.

«Certes, le London Philharmonic Choir était formidable, à Londres, mais Salisbury? J'ai encore des frissons à penser que j'ai eu la chance de jouer dans une cathédrale bâtie au xiiiesiècle, celle-là même dont Ken Follett raconte l'érection dans Les Piliers de la terre! C'est incroyable!» s'est exclamé la contrebassiste Murielle Bruneau.

À titre personnel, la flûtiste Joanna G'froerer considérait que sa meilleure performance avait eu lieu à Nottingham, samedi dernier.

Ce qui ne l'empêchait toutefois pas d'avoir les yeux pétillants à évoquer le moment vécu à Salisbury.

«C'était carrément magique! C'en était presque difficile de rester concentrée sur la musique, tant le décor était époustouflant!» a-t-elle lancé.

Une page qui se tourne

Cette tournée au Royaume-Uni marque par ailleurs la fin d'un chapitre qui aura duré 16 ans sous la baguette du maestro Pinchas Zukerman. Elle se teinte donc d'un brin de nostalgie, puisqu'il s'agit du moment fort de leur dernière saison sous sa direction.

«Je ne l'avais pas vu aussi heureux et visiblement comblé depuis longtemps», a confié le clarinettiste Kimball Sykes, hier.

Le tromboniste Donald Renshaw, qui en est à sa 29e saison au sein de l'OCNA, a avoué ressentir une «douce tristesse» au terme de cette tournée. «C'est définitivement une page qui se tourne, et pour Pinchas, et pour nous.»

Rappelant le pouvoir de la musique à ses troupes, lors d'une petite réception tenue après le concert, Pinchas Zukerman a tenu à les féliciter.

«L'orchestre a joué de façon extraordinaire [hier] soir. Continuez à jouer de cette manière et tout ira bien», a-t-il sobrement déclaré, ému.

Certains artistes ont connu plusieurs chefs depuis qu'ils ont joint les rangs de l'orchestre. Plutôt que de les inquiéter, l'arrivée d'Alexander Shelley (qui était présent au concert de Londres, lundi soir) semble les stimuler.

«Seize ans, c'est une longue relation entre un chef et un orchestre, a souligné M. Sykes. Je suis convaincu que nous aurons la chance de jouer avec Pinchas dans le futur, mais il y a assurément quelque chose de rafraîchissant et d'excitant à l'idée de travailler avec quelqu'un qui débarquera avec une nouvelle vision et un répertoire différent.»

«Je vais m'ennuyer de Pinchas et de la liberté qu'il nous accordait parce qu'il avait confiance en nous, a quant à elle reconnu Murielle Bruneau. Cela dit, j'ai hâte d'entamer une nouvelle relation professionnelle avec Alexander Shelley. Je ne sens pas tant une coupure qu'un changement de direction, ce qui, selon moi, ne peut qu'être profitable pour tous.»

«Tout sera question d'équilibre, pour ne pas perdre nos plus fidèles spectateurs, tout en ouvrant de nouveaux horizons», a pour sa part fait valoir la corniste Julie Fauteux, qui se réjouit d'élargir le répertoire de l'OCNA à des pièces plus contemporaines.

La tournée au Royaume-Uni, presque entièrement financé par des dons et commandites du secteur privé (près de 1 million$ sur une enveloppe totale de 1,2 million$), pourrait donc être la dernière à l'étranger avant quelque temps pour l'OCNA.

Après avoir souligné le centenaire de la Grande Guerre cette année, le Centre national des arts célébrera un autre anniversaire, lorsqu'il enverra son orchestre sur la route d'un océan à l'autre, en 2017: le 150e de la Confédération. Cela permettra à Alexander Shelley d'établir ses marques d'ici là et deviendra l'occasion de mieux faire connaître le nouveau venu (qui n'a certes pas la réputation internationale du violoniste et chef actuel, reconnaissent les musiciens) au pays, avant d'envisager une éventuelle tournée à l'extérieur du pays plus tard.

Les frais de ce voyage sont en partie assumés par le Centre national des arts.

Vlessard@ledroit.com

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