L'orchestre a joué devant le prince Charles à Londres

Soirée royale pour l'OCNA

C'est devant le prince Charles que l'Orchestre du... (Courtoisie de Fred Cattroll)

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C'est devant le prince Charles que l'Orchestre du Centre national des arts s'est produit, hier soir, à Londres.

Courtoisie de Fred Cattroll

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(LONDRES) Misant sur la charge évocatrice de l'Hymne à la joie de Beethoven, le troisième concert de l'Orchestre du Centre national des arts (OCNA) au Royaume-Uni a démontré que l'union ne fait pas que la force: elle peut aussi faire la beauté.

Clou d'une soirée qui s'est déroulée en présence du prince Charles et qui a été elle aussi dédiée à la mémoire des soldats Nathan Cirillo et Patrice Vincent, la fameuse Symphonie no9 en ré majeur du compositeur allemand a réuni sur scène les 116 musiciens de l'OCNA et du Royal Philharmonic Orchestra (RPO), la centaine de chanteurs du London Philharmonic Choir (qui a notamment chanté l'Hymne à la joie sans partition, c'est dire à quel point ce choeur maîtrise la pièce) et quatre solistes - qui ont d'ailleurs parfois eu de la difficulté à se faire entendre, devant autant de puissance musicale.

Conçu en véritable crescendo, le concert s'était ouvert sur une sobre et solennelle pièce de Bach, Erbarme Dich, que Pinchas Zukerman a livré au violon, tout juste accompagné d'un groupe de 26 cordes du RPO et de la mezzo-soprano Patricia Barden.

Puis, A Ballad of Canada, ultime oeuvre du regretté compositeur Malcolm Forsyth, a ensuite pris de nouvelles couleurs grâce aux choristes qui se sont alors joints à l'OCNA. Les voix masculines ont été particulièrement solides, riches et nuancées, surtout pendant In Flanders Fields et The Toll of Bells et Newfoundland d'E.J. Pratt.

«Le prince Charles m'a dit qu'il avait beaucoup apprécié la pièce de mon père», a confié la violoncelliste solo Amanda Forsyth.

Un prince dans la salle

Arrivé au Royal Festival Hall plutôt discrètement, le prince Charles a assisté à la prestation d'hier soir à titre de parrain royal de la tournée de l'OCNA au Royaume-Uni.

Au terme du concert, il s'est rendu dans les coulisses pour rencontrer, outre Pinchas Zukerman et Mme Forsyth, une poignée de jeunes musiciens. Parmi eux, la violoniste Emily Sun, l'altiste Anastasia Sofina et la violoncelliste Kristiana Ignatjeva, qui étaient toutes trois à Ottawa, en juin dernier, dans le cadre du 16e Institut estival de musique mené par le maestro.

«Se retrouver parmi tous ces musiciens professionnels a été un moment exceptionnel!» a commenté Kristiana Ignatjeva, un sourire rayonnant sur les lèvres, après avoir pris part à la Neuvième de Beethoven.

«Ç'a été tout un apprentissage pour moi d'avoir eu la possibilité de travailler ainsi avec M. Zukerman», a pour sa part fait valoir Emily Sun.

Quant à la corniste Julie Fauteux, elle a elle aussi croisé le prince Charles, mais sans le vouloir.

«Je me suis trompée de porte pour retourner dans les loges et je me suis retrouvée face à face avec lui, alors que je n'aurais pas dû!» a-t-elle vite réalisé, lorsqu'elle a vu les deux gardes du corps lui barrer la route.

Cérémonie

In Flanders Fields avait également résonné à Green Park, hier matin, où une cérémonie commémorative a réuni quelque 200 dignitaires, militaires, Canadiens et touristes curieux près du Mémorial du Canada.

«Cette cérémonie se teinte d'un véritable sens du sacrifice, au regard de tous ceux qui sont tombés au combat lors de la Première Guerre, mais aussi au regard de la tragédie ayant frappé Ottawa, la semaine dernière», a notamment évoqué le haut-commissaire adjoint, Alan Kessel.

En plus d'une adaptation du célèbre poème de John McCrae, le quatuor de cuivres de l'OCNA, composé de Donald Renshaw (trombone), Douglas Burden (trombone basse), Julie Fauteux (cor) et Steven van Gulik (trompette), y a interprété une courte pièce de Beethoven.

Vlessard@ledroit.com

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