Une journée au château de Robin des bois

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Pendant que le château de Notthingham accueillait le quatuor à cordes de l'OCNA, son enceinte résonnait des encouragements et huées du public assistant à des combats entre Robin des bois et son ennemi juré, le shérif de Nottingham.

Valérie Lessard, LeDroit

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(NOTTINGHAM) Grande Guerre et Robin des bois se sont côtoyés, samedi, au château de Nottingham, dans un étonnant double plongeon dans le temps.

Pendant que ledit château accueillait le quatuor à cordes de l'Orchestre du Centre national des arts pour un récital dans le cadre d'une exposition sur la Première Guerre, son enceinte, elle, résonnait des encouragements et huées du public assistant à des combats entre le populaire prince des voleurs et ses compagnons, et leur ennemi juré, le shérif de Nottingham.

Deuxième arrêt de l'actuelle tournée de l'OCNA au Royaume-Uni, Nottingham a permis aux violoniste Manuela Milani, altistes Carissa Klopoushak et Paul Casey, et violoncelliste Leah Wyber d'offrir un récital gratuit aux visiteurs de son fameux château.

Installé fort à propos au coeur de l'exposition Trent to Trenches relatant l'impact de la Première Guerre sur la population de Nottingham et ses environs, le quatuor a livré des pièces en lien avec le conflit, passant des mouvances introspectives d'Ernest MacMillan (qui a été emprisonné par les Allemands pendant les cinq années du conflit) à l'hymne Vive la Canadienne. Les rythmes plus festifs de cet air, servis en fin de prestation, cadraient d'ailleurs plutôt bien avec l'activité extérieure.

Car à l'extérieur des murs du château, le Robin Hood Pageant battait littéralement son plein, en ce samedi ensoleillé.

Personnages costumés, combats d'épées, vol d'oiseaux de proie, démonstrations du savoir-faire des gens de l'époque, leçons de tir à l'arc : la reconstitution historique autour du célèbre Robin des bois, de la belle Lady Marianne, du shérif de Nottingham et du roi Richard n'est certes pas sans faire penser aux Fêtes de la Nouvelle-France de Québec.

Organisé par les Chevaliers de Nottingham, l'événement annuel s'avère aussi ludique qu'éducatif, permettant aux petits comme aux grands de remonter le cours de l'histoire jusqu'à l'époque médiévale.

Lors de l'activité éducative organisée au Musée Riverside... - image 2.0

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Lors de l'activité éducative organisée au Musée Riverside de Glasgow, vendredi, les élèves étaient invités à coucher sur papier ce qu'ils ressentaient en écoutant entre autres la musique du quintette de cors de l'OCNA. Âgée de 10 ans, Selihom Eyob (à droite) présente fièrement son dessin.

Un saut à Glasgow

Vendredi, le quintette de cors de l'OCNA a pour sa part eu rendez-vous avec une centaine d'élèves du primaire au musée Riverside de Glasgow.

Lawrence Vine, Julie Fauteux, Elizabeth Simpson, Jill Kirwan et Nicholas Hartman ainsi que cinq musiciens du Royal Scottish National Orchestra également présents ont d'abord tour à tour interprété quelques pièces de leur répertoire, invitant les jeunes à dessiner ce qu'ils ressentaient à les écouter. Si certains ont semblé préférer seulement tendre l'oreille, d'autres se sont appliqués à donner formes et couleurs à leurs émotions.

«C'était vraiment émouvant à entendre, toute cette musique», a confié Selihom Eyob, âgée de 10 ans, qui a notamment dessiné un soldat mourant et un cor, parce qu'il s'agissait d'un instrument qu'elle n'avait «jamais vu avant».

«Quand ils nous ont raconté l'histoire d'Anne Frank, j'ai eu envie de pleurer et je me suis demandé ce que j'aurais pu faire pour l'aider...» a raconté son amie Amena Salem.

«Moi, ça m'a encore plus donné envie de devenir médecin pour pouvoir aider les autres!» l'a coupée Selihom d'un ton convaincu.

Ensuite, les musiciens canadiens et écossais ont formé des paires pour créer une oeuvre musicale avec des petits groupes d'élèves, oeuvre qu'ils ont pu présenter aux autres, au terme de l'exercice.

«Ç'a été une expérience aussi bruyante que stimulante. Et je reviens avec de nouvelles idées à mettre en pratique pour les prochains ateliers du genre que l'OCNA organisera!» a conclu dans un sourire Jill Kirwan.

Les frais de ce voyage sont en partie assumés par le Centre national des arts.

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