De mauvaises réputations

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Droit

Le bruit qui entoure ces créateurs n'est pas exempt de grognements...

Bon ou pas Bon Dieu ?

La superproduction Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?, grand succès au cinéma, passe audacieusement de l'écran aux planches, avec l'adaptation québécoise d'Emmanuel Reichenbach. Lors de sa présentation au Théâtre du Rideau Vert à Montréal, au printemps, elle a soulevé quelques nuances parmi les critiques publiées.

La superproduction Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? a... (Courtoisie) - image 3.0

Agrandir

La superproduction Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? a soulevé quelques nuances parmi les critiques publiées.

Courtoisie

Le Devoir s'étonnait qu'on «importe un produit culturel à succès qui a suscité la polémique en France pour son traitement à tout le moins primesautier des relations interculturelles», a fortiori de la part d'« un théâtre qui a lui-même essuyé ces dernières années quelques critiques de la même eau». «Le propos ne vole jamais bien haut et réunit son lot de clichés», analysait LaPresse, pourtant séduit par les interprètes et la mise en scène de Denise Filiatrault. Comment les thèmes du racisme ordinaire et du conflit des générations s'exportent-ils au théâtre ? Il faudra réserver sa place les 8 et 9 novembre à la Salle Odyssée pour juger sur pièce. [MC]

L'État de siège

Chaque saison, le Théâtre français (TF) propose une importation européenne dans sa programmation. Après Joël Pommerat, metteur en scène fidèle des saisons passées, le TF convie pour la première fois Emmanuel Demarcy-Mota, du 15 au 18 novembre. Le directeur du Théâtre de la Ville, à Paris, ressuscite une pièce totalement oubliée d'Albert Camus, L'État de siège, créée par Jean-Louis Barrault en 1948.

Une troupe qui répète dans une ville au bord de la mer. Une «peste» politique qui se répand, un régime autoritaire qui s'installe, une révolte qui gronde... Cette production dévoilée en France, en mars dernier, n'est pas précédée des meilleurs échos. «Le lyrisme de Camus, ici, apparaît aujourd'hui bien appuyé et bien daté», constatait Le Monde, en concluant: «à trop vouloir envoyer un message simple, le théâtre ne joue plus son rôle.» Le choix de mise en scène peine également à séduire : «les interprètes n'ont pas l'exacte mesure de l'espace, et les micros ne les aident pas, écrabouillant le grain des voix et l'émotion», écrivait Le Figaro.

S'il fallait choisir parmi les invités internationaux, on préférera plutôt La Cerisaie, de Tchekhov, revue par les trublions belges de tg STAN (11-14 avril 2018). [MC]     




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer