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The Lost Fingers visitent la boutique Simons d'Ottawa

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Le groupe Lost Fingers a lancé récemment un album de Noël qu'il présentera dans les boutiques Simons.

Le Soleil

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La caravane de Noël de The Lost Fingers s'arrête à midi, ce mercredi, sous les sapins décorant la boutique de vêtement Simons du Centre Rideau, à Ottawa.

Le quatuor jazz-manouche donnera là un de ses rares concerts de la période des Fêtes au Canada, en reprenant l'intégrale de son plus récent disque, Christmas Caravan, qui revisite douze classiques du répertoire de Noël... à la sauce «musique du monde». Comprendre: sur des arrangements «déjantés» et des rythmiques qui débordent allégrement du cadre «swing» gitan.

Les Lost Fingers seront accompagnés de l'Américain John Jorgenson, prodigieux musicien (saxo, guitares, clarinette, bouzouki et claviers) qui a aussi réalisé Christmas Caravan. Une récidive, puisqu'il était déjà aux consoles du précédent album des Lost Fingers, qui adressait un clin d'oeil aux one-hit wonders de la planète, tout en accueillant deux nouveaux membres: la chanteuse Valérie Amyot et le guitariste François Rioux (en remplacement Christian Roberge). Un sixième roi mage, le percussionniste québécois (d'origine marocaine) Kattam, participera au spectacle. 

C'est Kattam qui, en studio, a rythmé les accords de Byron Mikaloff (guitare) et Alex Morissette (contrebasse). La bande lui doit aussi la présence sur disque de l'Iranien Amir Amiri, un virtuose du santour (le cymbalum persan). 

Christmas Caravane compte plusieurs nouveaux collaborateurs de renom, dont le Français Biréli Lagrène, un expert de la guitare manouche, et le joueur de timple Germ‡n L-pez, surnommé le «Paco de Lucia des Îles Canaries». L'album, où se distingue aussi la chanteuse de jazz canadienne Kim Richardson, réunit ainsi des saveurs mélodiques géographiquement largement plus internationales que le simple jazz manouche, font valoir en entrevues les membres du quatuor.

Leur caravane est dorée, à l'image de leurs nouveaux costumes scéniques miroitant comme du papier-cadeau au soleil, comme en témoigne le vidéoclip White Christmas, qu'ils ont tourné dans un «désert blanc» du Nouveau Mexique,

«On est tous [les quatre] des trippeux de Noël», tandis que la musique des Fêtes faisait grincer des dents Christian Roberge, assure simplement Byron Mikaloff, quand on lui demande ce qui a motivé leur projet. 

«Dans ma famille, on a toujours aimé Noël. [...] Ma mère écoutait du New Orleans Christmas, du Hawaïan Christmas. J'ai vraiment été exposé à toute sortes d'ambiances des Fêtes et de musiques ethniques», expose-t-il. Ce que confirme Alex Morissette, en se remémorant un jam de Noël dans le salon des Mikaloff: percussionniste amateur, le paternel accompagnait la bande en faisant vibrer en cadence les grelots de son bracelet de chevilles. 

«C'est moi la plus intense de la gang», assure pour sa part Valérie Amyot. «Mon sapin est prêt depuis le 6 novembre», ajoute la chanteuse pour prouver sa bonne foi. 

En ce qui la concerne, ce projet de Noël était écrit dans le ciel floconneux: c'est en effet le 31 décembre 2013 (peu après son passage à l'émission La Voix) qu'elle est montée pour la toute première fois sur les planches en compagnie des Lost Fingers. Elle se souvient avoir interprété plusieurs chansons de circonstance... qui se son retrouvées sur le disque. Elle était, dit-elle, impatiente de recommencer.

Byron Mikaloff tenait toutefois à éviter les traditionnels grelots et tintements. Le défi à relever? «Être original», dit-il. Pas question de pondre quelque chose de «commercialement léché», d'autant que le genre malgré sa popularité croissante est «souvent associé à quelque chose de quétaine», estime-t-il. «On voulait qu'il y ait tout le temps notre petit edge, parce que Django [Reinhardt] est cool...» 

«C'est plutôt qu'on avait la liberté de pouvoir faire quelque chose de plus éclectique», corrige la chanteuse. 

Au fil des cinq précédents albums, les Lost ont multiplié les collaborations avec des musiciens invités qui venaient des quatre coins de la planètes, avec leurs instruments, souligne le contrebassiste. Pour Alex Morissette, la multi-ethnicité de leur proposition mélodique n'est rien d'autre qu'«un chemin qui se poursuit»: «Le concept d'une caravane, c'est du monde qui se réunissent pour un voyage. Et c'est ça que l'album propose.»

Grande première dans l'histoire des Lost Fingers: ce souci d'originalité a poussé Byron à endisquer une composition originale (la pièce-titre). Elle fait sourciller le public, qui a l'impression de la reconnaître, sans pouvoir mettre tout à fait le doigt dessus, sourit Valérie Amyot. 

Byron a en outre suivi des cours intensifs de chant, afin de pouvoir partager davantage le micro avec elle, souligne-t-elle en avouant être très impressionnée par ses progrès.

«Ils se sont tous incroyablement améliorés, à tous les niveaux, depuis le dernier disque», estime d'ailleurs leur réalisateur. Tout un compliment, de la part d'un musicien ayant récolté 8 trophées Grammy, au fil d'une carrière parsemée de collaborations avec Elton John, Johnny Cash, Pavarotti, etc. «C'est un disque très ambitieux», dira le musicien, encore sous le charme des acoustiques du StudioB-12, où l'album a été enregistré.

volume2 l'an prochain

Les Lost Fingers visiteront ainsi six boutiques Simons, en marge des concerts prévus à Québec et Montréal. Mais leur véritable tournée des Fêtes se fera en décembre 2017. Elle concordera avec la sortie d'un volume2 de Christmas Caravan, lequel contiendra douze autres morceaux. «24 chansons: ce sera comme un calendrier de l'avent», lance Alex Morissette en riant.

POUR Y ALLER: 

Boutique Simons d'Ottawa

Le 30 novembre, à midi

thelostfingers.com

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