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Incendie du parlement: un siècle d'histoire(s)

L'exposition Façonnés par le feu: les édifices du Parlement revient... (Etienne Ranger, LeDroit)

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L'exposition Façonnés par le feu: les édifices du Parlement revient sur l'incendie dévastateur du 3 février 1916, mais offre bien plus.

Etienne Ranger, LeDroit

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Attentat réussi ou cigare mal éteint? Le mystère reste entier sur les causes ayant provoqué l'embrasement du parlement, il y a un siècle exactement.

L'exposition Façonnés par le feu: les édifices du Parlement revient sur l'incendie dévastateur du 3 février 1916, mais offre bien plus. Elle retrace l'évolution de la colline parlementaire, ce lieu symbolique de l'identité nationale canadienne imaginé en pleine nature sauvage.

Quand Samuel de Champlain la traverse en 1613, il «jette à peine un coup d'oeil à l'affleurement rocheux densément boisé qui surplombe la rivière», révèle cette exposition concise à l'affiche du musée Bytown jusqu'au 31 octobre.

Organisée chronologiquement pour souligner le centenaire du célèbre incendie, elle rappelle en panneaux explicatifs et photos d'archives les grandes étapes de l'évolution du parlement.

Terrain de chasse des peuples anishinabegs puis propriété de Thomas Fraser et de son fils Hugh, la colline estampillée «lot C» sera vendue au prix fort au gouverneur général lord Dalhousie. Ce dernier pense d'abord y bâtir une forteresse mais change d'avis à mesure que s'estompe la menace d'une invasion américaine.

Au milieu du 19e siècle, l'emplacement accueillera une foire agricole. En 1859, un concours national invite les architectes à soumettre leurs projets pour la conception d'un ensemble d'édifices parlementaires.

Dès le début des travaux, les problèmes s'accumulent: terre argileuse inadéquate, plans originaux incomplets (le chauffage et la ventilation ont été oubliés), retards de construction, interruption des travaux... le chantier enfin achevé en 1865, le budget initial prévu a été multiplié par six, atteignant 3 024 000$.

Feu le Parlement, version 19e siècle

Chapitre central de l'exposition, le grand feu du 3 février 1916 s'inscrit dans une lignée d'infortunes qui marquèrent très tôt le destin de la Colline. Ce soir-là, l'incendie éclate à 21h; la salle de lecture en bois laqué est vite envahie par les flammes; les députés parviennent à s'extraire des flammes en formant une chaîne humaine jusqu'à rejoindre un lieu sûr en attendant l'arrivée des pompiers.

À 23h, le feu a détruit une grande partie de l'édifice de l'Est et commence à s'engouffrer dans la tour Victoria. À minuit, la cloche retentit onze fois; elle se serait écrasée avant d'avoir émis le dernier son du carillon. Sept personnes - dont un député libéral et un assistant greffier - auront perdu la vie dans l'incendie.

La reconstruction n'est pas une mince affaire en pleine période de guerre. La pénurie de main-d'oeuvre et de matériaux ne facilite pas la réédification du parlement. Celle-ci s'étendra jusqu'en 1920 et intégrera des structures plus modernes et plus résistantes au feu. La tour Victoria sera notamment remplacée par la Tour de la Paix, qui domine désormais à plus de 100 mètres de hauteur avec sa cinquantaine de cloches. On en oublierait presque le premier incendie qui aura motivé la création des Archives publiques du Canada après avoir détruit d'importants documents gouvernementaux en 1897...

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 31 octobre

Où? Musée Bytown

Renseignements: 613-234-4570 poste 221

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