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Dinorah Catzalco: janvier 2017 dans la mire

Dinorah Catzalco... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Dinorah Catzalco

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Quand elle jette un regard sur les derniers mois, Dinorah Catzalco les résume en trois mots-clés: équilibre, autofinancement et création. Autant de pièces du puzzle que constituent les facettes de sa vie personnelle, professionnelle et artistique que la trentenaire oeuvre à mettre en place avec un seul objectif en tête: son exposition solo prévue pour janvier 2017 à la galerie Montcalm.

«Le rendez-vous est confirmé, et il est très important pour moi!» clame-t-elle.

Pourtant, 2015 aura été une année de questionnements et de défis pour l'artiste visuelle. Des remises en question qui ont toutefois «renforcé» son besoin de créer.

«Je vais entamer 2016 plus forte et motivée. Ma plus grande réussite? C'est justement d'avoir réussi à garder le cap et à me faire confiance en tant qu'artiste malgré tout.»

Maman d'un fiston de quatre ans, conjointe d'un amoureux ayant effectué un retour aux études cette année, employée à temps partiel dans un musée, Dinorah Catzalco cumule les rôles, en plus de chercher à maximiser les heures qu'elle peut allouer à sa discipline artistique en parallèle.

«Trouver mon point d'équilibre sera un éternel défi, je m'en rends bien compte. En tout cas, ç'a assurément été mon plus grand défi cette année!» fait-elle valoir.

Dinorah Catzalco a notamment dû apprendre à mieux organiser son temps, à ne pas trop disperser ses énergies entre les nombreuses demandes de subventions (d'ailleurs, les réponses reçues depuis le dernier rendez-vous «ne sont pas celles espérées»), les expositions à l'extérieur («qui sont quand même importantes, pour que mon travail soit vu ailleurs qu'en Outaouais») et les contributions à divers projets (dont une oeuvre collective destinée au réseau des maisons d'hébergement pour les femmes dans la région). Autant d'activités qui, tout en étant «nourrissantes et enrichissantes», rognent sur ses précieuses heures en atelier.

«Je dois absolument me consacrer à la création, au cours des prochains mois», explique celle qui veut présenter au public une vingtaine de tableaux de près de 2 m de diamètre sur le thème du cercle de la vie, à la galerie Montcalm, dans 13 mois.

Pour y parvenir, Dinorah Catzalco envisage de lancer une campagne de sociofinancement sur le Web. Car une chose est claire pour elle: «Il n'est pas question que j'abandonne!» 

Guy Jean, Christian Quesnel et Michel Côté... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 2.0

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Guy Jean, Christian Quesnel et Michel Côté

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Neige-galerie: l'éloge de la patience... active

Pour le cofondateur de Neige-galerie, Christian Quesnel, 2015 aura logé à l'enseigne de «subventions qui n'ont malheureusement pas été au rendez-vous».

«Je m'attendais à publier des bandes dessinées, mais nous n'avons pas pu développer nos projets, faute de financement. Toutes ces demandes de subventions après lesquelles nous attendons sont autant d'épées de Damoclès au-dessus de nos têtes...»

Si ç'a donc retardé la sortie de titres initialement prévus au programme (dont celui du Néerlandais Seppe Van den Berghe), ça n'a pas empêché l'équipe de la maison d'édition outaouaise de se retrousser les manches.

Ainsi, le slameur David «D-Track» Dufour a pu lancer Détroit, réunissant ses textes et photos de la ville, grâce à une campagne de socio-financement menée avec Mylène Viens et Mélanie Rivet, de Neige-galerie. «Les 4000 $ amassés ont servi aux seuls frais d'impression du livre», précise M. Quesnel.

Regroupant des textes d'une vingtaine d'auteurs en lien avec des oeuvres de la collection permanente de la Ville de Gatineau, Dialogues de l'oeil a aussi atterri en librairies. «Le partenariat avec la Ville a été très profitable pour tout le monde, dans le cas de ce projet piloté par Valérie Mandia.»

Christian Quesnel se réjouit d'ailleurs que Neige-galerie ait rapidement trouvé son créneau, dans le milieu.

«À ce chapitre, on peut dire 'mission accomplie!'. Nos premiers titres ont clairement établi notre volonté de marier les disciplines, de repousser les limites du livre à proprement parler, en offrant des compléments sur Internet. Il nous faut maintenant pousser plus loin», croit le bédéiste.

C'est justement ce qu'il voudrait faire, avec Gerhardt Gott - Journal du vide, de Seppe Van den Berghe. La BD de ce dernier serait publiée en version originale nééerlandaise, en anglais et en français. Le livre comprendrait aussi un complément musical (Van den Berghe donne dans l'électro) et des performances vidéos, que les lecteurs pourraient écouter sur Internet.

Ce n'est qu'en mars que la maison saura si le Conseil des arts lui accorde ou non une subvention.

«Mais nos finances sont bien structurées, grâce à Guy Jean, notre trésorier, fait valoir M. Quesnel. On a réussi à maintenir un fonds de réserve. On n'est pas loin d'avoir la somme nécessaire pour publier le livre de Seppe.»

Un autre projet majeur est dans ses cartons: l'adaptation en BD d'un scénario inédit de Claude Jutra, dont Neige-galerie a racheté les droits à la maison Art global.

«On nous a déjà accusés de faire de l'autoédition, mais nous sommes très rigoureux dans nos choix, et nous sélectionnons des projets qui sont bons pour la maison, pas juste pour les auteurs. Et ce projet est assurément intéressant pour Neige-galerie», se défend-il avec vigueur.

M. Quesnel espère donc faire paraître «de la BD et encore de la BD» en 2016. L'équipe évalue aussi divers projets électroniques ou en noir et blanc sur papier, qui seraient moins dispendieux à publier.

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