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Céleste Lévis: en mode Noël et romance

Céleste Lévis... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Céleste Lévis

Patrick Woodbury, LeDroit

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Depuis novembre, Céleste Lévis a passé beaucoup de temps sur la route, à promouvoir ou défendre sur scène l'album Céleste, paru dans la foulée de sa participation à l'émission LaVoix. L'exercice d'autopromotion n'était pas tout à fait nouveau, pour elle, mais il a pris une envergure nouvelle.

Parfois, «j'ai dû faire 25 entrevues dans une même journée», rit-elle. «Les gens des radios ont été super accueillants et c'est excitant de voir que ma musique se propage un peu partout au Canada», dit-elle, heureuse de savoir que son extrait Destin, se balade par exemple sur des ondes manitobaines.

Juste avant son lancement, Céleste nourrissait quelques appréhensions: ses compositions sauraient-elles séduire le grand public aussi bien qu'y étaient parvenues ses reprises partagées à LaVoix?

Les ventes du disque l'ont rassurée. Elle a écoulé 2500 exemplaires physiques en moins de deux semaines, chiffre qui ne tient pas compte des ventes numériques. Un début plus qu'honorable. «Beaucoup de monde m'a dit 'continue à écrire; je préfère tes chansons'. Ça semble les toucher, et j'en suis très contente. [Du coup] je n'ai plus peur de dire que les chansons sont de moi.»

La chanteuse de 20 ans prépare une tournée pour 2016. Mais elle «met surtout l'emphase sur la tournée avec Francis Cabrel.» Entourée de Martin Rocheleau et Marc-Antoine Joly, ses fidèles musiciens, elle s'occupera en «trio acoustique» des premières parties de Cabrel. Le théâtre du Casino du Lac-Leamy les accueillera le 7 mai (à guichets fermés), puis le 8 octobre.

Chanson de Noël

Mais la chanteuse originaire de Timmins est en mode Noël, ces temps-ci. «C'est la période de l'année que j'aime le plus.» Elle vient de lancer une reprise du War Is Over de John Lennon, en duo avec son amoureux, le guitariste David Fleury, rencontré sur le plateau de LaVoix.

Ces dernières semaines, elle a participé au téléthon de CTV pour le Nord de l'Ontario (ce qu'elle avait déjà fait par le passé) et a donné un coup de pouce à la fondation Rêves d'enfants. Elle se réjouit à la perspective d'aller passer le temps des Fêtes en famille, à Timmins, où elle offrira un récital de Noël... dans l'épicerie de son père. Pas question de rompre avec cette tradition, entamée dès qu'elle a su chanter, de concerts-bénéfice donnés dans la boutique paternelle. «Je pense que je vais apporter David avec moi, cette fois», s'exclame-t-elle.

Ce sera un retour du balancier, puisque son chéri a profité de son passage à la Place des arts, hier, pour la faire monter sur scène, le temps d'interpréter Adieu à demain - chanson qu'il avait écrite pour elle - ainsi que leur «mash-up» de Fly Me to the Moon/La vie en rose.

Les amoureux sont inséparables. Le soir de la Saint-Valentin, ils seront à Maniwaki, au restaurant Le Rabaska, le temps d'un concert romantique - agrémenté d'un souper concocté par le chef Giovanni Apollo.

L'Ottavienne a désormais un second pied à terre à Montréal. Mais le couple visite Maniwaki chaque semaine, depuis qu'il s'est lié d'amitié avec Mathieu Langevin - autre concurrent de LaVoix III - qui y réside. 

«On se fait des petites soirées entre amoureux avec Mathieu et sa blonde, Marie-Pierre [Gamache, participante de la 2e saison de l'émission de télé-crochet], ainsi qu'Élisabeth Léger [ex-concurrente, elle itou] et son fiancé, Raphaël Lacaille, lequel «va réaliser le prochain vidéoclip de Mathieu».

Nish Média: documenter la réalité, mais penser au virtuel

Jason Brennan et sa conjointe Sonia Bonspille Boileau... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Jason Brennan et sa conjointe Sonia Bonspille Boileau

Patrick Woodbury, LeDroit

Le producteur et réalisateur Jason Brennan, s'apprête à partir pour la Thaïlande, où il tournera La fosse aux tigres en janvier. Ce documentaire destiné à Canal D suivra l'aventure du champion d'arts martiaux gatinois David Leduc, parti combattre un détenu dans une prison thaïlandaise.

Outre ces préparatifs, «peu de choses ont changé en trois mois: on est encore en mode attente», exprime le patron de Nish Média. En attente des feux verts - et des chèques - des diffuseurs à qui il avait soumis l'un ou l'autre de ses projets «en développement». Il en a ainsi une dizaine sur la glace.

Jason Brennan n'attend pas en restant les bras croisés. Il a procédé à plusieurs sessions de repérage à Winnipeg, où la boîte de production tournera cet été la 5e saison de Hit The Ice, sa série phare sur le hockey. «Les installations là-bas sont parfaites. La bureaucratie est plus rapide. Et les gens sont beaucoup plus ouverts qu'ici. [...] On dirait qu'ils sont plus conscients des retombées économiques que ça représente.»

Nish Média s'est spécialisée depuis longtemps dans un contenu à saveur amérindienne. M. Brennan est d'origine autochtone par son père; la réalisatrice Sonia Bonspille Boileau (Le Dep), sa conjointe, a du sang mohawk. Ces dernières années, ils avaient ébauché pour la télé, sous l'angle du documentaire ou celui de la fiction, plusieurs projets portant sur les disparitions de femmes autochtones. Les diffuseurs approchés avaient à l'époque décliné l'offre. L'actualité politique canadienne - le dépôt, mardi, du rapport de la Commission de Vérité et réconciliation du Canada, les excuses de Justin Trudeau et l'enquête publique à venir sur les femmes autochtones disparues - a incité le couple à revenir à la charge avec certains projets.

Outre le scénario de sa comédie Sasha chez les Indiens, Mme Bonspille Boileau a repris l'écriture d'un second long-métrage de fiction, quant à lui dramatique, Vanished, portant sur la disparition d'une Autochtone. En parallèle, Nish projette une série télé sur ces disparitions et meurtres de femmes. «Le projet est sur les bureaux de Radio-Canada», expose le producteur.

L'avenir sera virtuel

M. Brennan espère aussi pouvoir se lancer dans la production d'une série télé tournée pour la réalité virtuelle (RV). «On veut faire vivre au public l'impact de la réalité des pensionnats autochtones, à travers six expériences immersives. L'utilisateur se retrouverait dans une classe de pensionnat ou dans un dortoir, la nuit.» D'autres séquences feront vivre le moment où «les enfants sont enlevés à leurs parents» ou quand, de retour dans leur milieu, ils réalisent «que leur famille a été déplacée».

«Ce projet cherche à créer un sentiment d'inconfort [tout en peignant] la réalité historique. On veut faire vivre ce qui est arrivé» et stimuler la «compassion» du spectateur, précise-t-il. Déposée au Fonds des médias du Canada, la série est elle aussi «à l'étude».

La RV est une stratégie à long terme. Car «la télé est appelée à mourir», contrairement au cinéma, croit le producteur. «Les gens, de plus en plus, vont vouloir 'vivre' le film. Et la RV est la porte d'entrée» vers le divertissement de demain.

Il dresse un bilan positif de l'année. Le tout premier long-métrage de Nish, Le Dep, a remporté plusieurs prix importants. «On n'a pas fait d'argent, mais on n'en a pas perdu. Et même si j'ai été un peu déçu par les résultats... avec le recul, je dois admettre que notre objectif - passer au travers du processus - a été atteint.»

Car cela a permis à Nish d'asseoir sa réputation. Avoir fait du cinéma est pratiquement un titre de noblesse dans le milieu de la télé, laisse entendre Jason Brennan. La sélection du film à Karlovy Vary, prestigieux festival tchèque, a renforcé la crédibilité de Nish Média auprès des financeurs: «Les portes s'ouvrent plus facilement», estime-t-il.

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