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La Fête nationale n'est pas partisane, dit Martine Desjardins

La nouvelle présidente du MNQ, Martine Desjardins... (Olivier Pontbriand, Archives La Presse)

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La nouvelle présidente du MNQ, Martine Desjardins

Olivier Pontbriand, Archives La Presse

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

La nouvelle présidente du Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ), Martine Desjardins, rejette l'idée que cette organisation responsable des célébrations de la Fête nationale soit associée à un parti ou une seule option sur la question nationale.

Quelques heures seulement après que son élection à la tête du mouvement eut été annoncée, mercredi, le député Benoit Charette, de la Coalition avenir Québec, a écrit sur son compte Twitter que cela confirmait la nécessité de «confier à un autre organisme l'organisation de la Fête nationale».

Or, celle qui s'est présentée pour le Parti québécois aux élections provinciales de 2014 estime que la Fête nationale n'est «pas péquiste, ni caquiste ou libérale».

«La Fête nationale, elle est québécoise, point. Je ne comprends pas la persistance de M. Charette à voir la fête comme étant partisane. Lui-même a des fêtes nationales dans son comté, et à ce que je sache, elles ne sont pas caquistes», a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.

Elle a soutenu que «tout le monde (pouvait) trouver son compte» dans les événements organisés par le MNQ, même si elle a reconnu que l'un des objectifs du mouvement était la souveraineté.

«On ne fait pas non plus de tests sanguins pour savoir si les gens sont, oui ou non, assez nationalistes à notre goût», a-t-elle ironisé.

L'ancienne dirigeante de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) succède à Gilles Laporte, un professeur d'histoire, qui était président du mouvement depuis 2013. Elle terminera son mandat en février 2017.

Martine Desjardins dit s'être impliquée dans cet organisme parce qu'il a pour mission de faire la promotion de la fierté nationale. «C'est un organisme qui fait la promotion de notre histoire nationale, pour moi c'est quelque chose qui me tient à coeur», a-t-elle soutenu.

Martine Desjardins s'est d'abord fait connaître pour son rôle dans la crise étudiante de 2012, alors qu'elle dirigeait la FEUQ. Elle avait participé aux négociations avec le gouvernement libéral de Jean Charest aux côtés de l'ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, et du porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, Gabriel Nadeau-Dubois.

Mme Desjardins, qui avait été défaite dans la circonscription de Groulx, ne ferme d'ailleurs pas la porte à un retour éventuel en politique active. «Je n'ai jamais dit que je quittais la politique après 2014, ça reste toujours quelque chose qui m'intéresse», a-t-elle affirmé.

Elle a ajouté que son poste actuel ne la gardait pas très loin de la politique. «Mais ce n'est pas de la politique partisane, c'est une autre forme de politique», a-t-elle souligné.

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