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Débarquement viking au Musée de l'histoire

  • L'exposition <em>Vikings</em>, au Musée canadien de l'histoire, abat les mythes entourant les guerriers scandinaves. (Patrick Woodbury, LeDroit)

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    L'exposition Vikings, au Musée canadien de l'histoire, abat les mythes entourant les guerriers scandinaves.

    Patrick Woodbury, LeDroit

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  • L'exposition <em>Vikings</em>, au Musée canadien de l'histoire, abat les mythes entourant les guerriers scandinaves. Contrairement à la croyance populaire, les Vikings n'arboraient pas de cornes sur leurs casques. (Patrick Woodbury, LeDroit)

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    L'exposition Vikings, au Musée canadien de l'histoire, abat les mythes entourant les guerriers scandinaves. Contrairement à la croyance populaire, les Vikings n'arboraient pas de cornes sur leurs casques.

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Et si les Vikings n'étaient pas du tout les brutes hirsutes, soiffardes et sanguinaires qu'on nous avait dépeintes? C'est ce que s'applique à démontrer, avec une incontestable force de conviction, l'exposition Vikings que le Musée canadien de l'histoire accueille depuis mercredi soir, et jusqu'à la mi-avril.

On y déboulonne un certain nombre de mythes aussi faux que tenaces - à commencer par le fameux casque à cornes, une invention wagnérienne datant du Nibelung.

Les miroirs, peignes, pinces à épiler, broches et perles colorées, et autres cure-oreilles prouvent qu'ils se souciaient plutôt bien de leur apparence, autant que de leur hygiène - contrairement à la description qu'en fit un émissaire arabe distingué, Ibn Fadlan, qui, après en avoir rencontré sur les berges de la Volga, les fit passer pour des sauvages. Et qu'ils connaissaient même les «bonnes manières», à table.

L'exposition déploie bien quelques épées, mais pas tant que ça. Car ces hommes du Nord, mosaïque de tribus disparates (et souvent rivales) éparpillés sur l'ensemble de la Scandinavie, sans chef ni culture commune pour les unifier, étaient moins des guerriers que des fermiers. La faux et la fourche seraient d'ailleurs des symboles beaucoup plus réalistes, historiquement parlant, que les casques et armes, qui leur collent à la peau comme autant de «stéréotypes simplistes», a soutenu mercredi le directeur général du Musée canadien de l'histoire, Jean-Marc Blais.

Certes, les paisibles fermiers pouvaient devenir, pour un temps, de plus féroces guerriers. L'«ère viking» s'étend de 739 à 1066, mais le mot lui-même est une invention plus récente: partir «en Viking», lit-on, désignait dans les sagas le fait de partir en voyage pour faire du commerce ou du pillage. Le lucratif commerce des esclaves sera abordé par la bande.

Vikings consacre une section entière à la navigation, thème sur lequel il était impossible de faire l'impasse, vu le rôle essentiel des bateaux au sein de cette société marquée par le commerce et l'exploration du monde, mais ce volet maritime n'est absolument pas central.

L'exposition préfère se pencher sur «le savoir-faire scandinave», à travers quelque 500 artefacts - puisés, pour l'essentiel, dans les collections du Musée d'histoire suédoise de Stockholm.

L'accent est mis sur la finesse de l'artisanat. Sur la qualité des bijoux et des ornementations. Sur les vives couleurs des lainages. Sur la diversité des outils (tiens!? des patins à glaces en os taillés!) et des jeux de société. Sur les instruments de mesure essentiels au commerce. Et sur la vie domestique et agricole.

En levant un voile sur les habitations traditionnelles, l'exposition délaisse les stéréotypes barbus. Le rôle central de la femme - et son statut, moins subalterne qu'en apparence - est ici mis en évidence à travers le prisme des «clefs», dont elle est seule à détenir la responsabilité du trousseau.

On y aborde comme il se doit le «bouleversement religieux» qui fera progressivement basculer les hommes du Nord du polythéisme à la Croix chrétienne. On met aussi en relief certaines spécificités des rites funéraires.

Le jeune public trouvera sans doute tout cela moins palpitant que les «sagas» héroïques. Vikings a installé pour eux une station audio où sont narrées les péripéties de tels Thor et Loki, entre autres dieux de la mythologie scandinave.

Vikings ne lésine pas sur les écrans tactiles, jeux vidéos pédagogiques, épées à soupeser, et autres cordages à manipuler. On peut aussi feuilleter un petit livre de questions permettant de démêler les mythes et la réalité.

C'est loin d'être barbant. Et oui, on est conquis!

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 17 avril 2016

Où? Musée canadien de l'histoire

Renseignements: www.museedelhistoire.ca

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