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Gilles Desjardins donne un million $ à La Nouvelle Scène

Gilles Desjardins... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Gilles Desjardins

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La Nouvelle Scène (LNS) a reçu 1 million $ de la part de l'homme d'affaires Gilles Desjardins, mercredi. Il s'agit non seulement d'un «montant significatif», mais aussi d'un don «historique», puisque M. Desjardins devient ainsi le mécène francophone ayant remis «la plus grosse somme pour un organisme culturel francophone canadien à l'extérieur du Québec», a tenu à souligner la directrice de la campagne majeure de LNS, Geneviève Couture.

«C'est du jamais vu! Et c'est un acte de foi de la part de Gilles Desjardins qui, j'en suis certaine, provoquera un effet d'entraînement!» a clamé Mme Couture avec fierté.

D'un seul coup, les dons privés accumulés depuis le début de l'année viennent de grimper à 1,5 million $, et de dépasser la marque de 50% de l'objectif de 2,5 millions $.

«En tout cas, ça vient assurément donner un nouveau souffle à notre campagne», a renchéri Mme Couture.

C'est justement ce que souhaite Gilles Desjardins.

«J'espère que ça va encourager d'autres gens d'affaires à faire autant ou plus encore», a déclaré celui qui a initialement été approché par la ministre ontarienne Madeleine Meilleur et le président de la firme InnovaCom André Guibord pour endosser le cause.

M. Desjardins, dont les parents viennent de Clarence Creek et de Navan, est né à l'hôpital Montfort à l'instar de ses frères et soeur.

«Si mes parents ont déménagé de Vanier à Gatineau quand j'avais six mois, je continue à me considérer Franco-Ontarien au même titre que je suis Gatinois. La francophonie canadienne me tient à coeur», a fait valoir le cinquantenaire.

En effet, ce dernier célèbre son 50e anniversaire jeudi, le même jour le pont Macdonald-Cartier, qu'il a d'ailleurs «souvent emprunté pour faire des affaires des deux côtés de la rivière» des Outaouais.

«Ce don, c'est donc un cadeau de fête que je veux partager avec les gens de la région où j'ai grandi et où j'ai pu réaliser mes rêves. Parce que pour moi, être artiste, c'est justement créer des rêves et un esprit de communauté. Je ne suis pas chanteur, ni comédien, mais à ma manière, je me considère comme un artiste, un artiste financier. Tout ça pour dire que le monde du développement, j'y crois», a précisé Gilles Desjardins.

À quelques mois de l'ouverture d'une Nouvelle Scène revampée, avenue King-Edward, ce don sera entièrement voué au projet de construction.

«Il vient alléger énormément le fardeau de La Nouvelle Scène pour mener à terme notre projet», a expliqué Geneviève Couture.

LNS regroupe sous un même toit les quatre compagnies de théâtre d'Ottawa, soit les Théâtres de la vieille 17, la Catapulte et du Trillium, ainsi que Vox Théâtre. Elle a accueilli quelque 185 000 visiteurs depuis l'ouverture de ses portes, en 1999.

Elle les rouvrira officiellement le 9 janvier, côté cour, avec la présentation d'un spectacle musical mettant en vedette les formations Pandaléon, Ariko et Big Balade. Dans la foulée, côté jardin, c'est la pièce #PigeonsAffamés de la directrice artistique du Trillium et dramaturge Anne-Marie White qui donnera le coup d'envoi des soirées théâtrales, du 26 au 30 janvier.

Et si Gilles Desjardins a confié avoir «manqué de temps» pour voir régulièrement des pièces à La Nouvelle Scène au cours des 15 dernières années, il a bien «l'intention de [s]e reprendre» dès l'an prochain, a-t-il laissée entendre.

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