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Braids à vif au festival Arboretum

Le trio Braids est formé de Taylor Smith,... (Courtoisie)

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Le trio Braids est formé de Taylor Smith, Raphaelle Standell-Preston et Austin Tufts.

Courtoisie

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Finaliste pour le prix Polaris, le groupe Braids nous fera découvrir sur scène son troisième album, Deep in the Iris, dans le cadre du festival Arboretum, vendredi soir, sur l'île Albert. Un album cathartique, féministe, qui regorge de références au regret, à la culpabilité et à la colère tournée contre soi. À rebours du précédent Flourish//Perish sorti en 2013 et de ses sonorités électro manucurées.

«Cette fois, nous avons voulu faire une musique avec un plus gros pinceau, moins précieuse», partage Austin Tufts, le batteur du groupe. Cette fois, aussi, les emplois du temps concordaient pour qu'Arboretum accueille enfin Braids... cela faisait trois ans que le festival lorgnait sur ce groupe très sollicité.

Apparu en 2007 en queue de comète musicale de la planète pop expérimentale, le groupe initialement modulé en quatuor s'est imposé dès la sortie de son premier album, Native Speaker, en 2011: retenue dans la courte liste du prix Polaris! Amputée deux ans plus tard de la claviériste Katie Lee, en délicatesse avec les autres membres, Braids a continué en trio à opérer la synthèse de l'esprit avant-garde et de l'éclat pop.

Avant de concocter ce troisième opus sorti au printemps dernier, Raphaelle Standell, Austin Tufts, et Taylor Smith ont délaissé Montréal pour se retrouver au fin fond de l'Arizona en espérant apaiser les tensions et débuter la composition sur de nouvelles bases. Deep in the Iris interviendra comme un rempart anxiolytique aux animosités latentes.

«Ça nous a pris deux semaines à être sur la même longueur d'ondes, reconnaît Austin, puis nous sommes redevenus les meilleurs amis.»

Écorchés

Les langues se délient. La chanteuse Raphaelle Standell revient sur ses pas au pays des amours mortes et de la jeunesse envolée. Elle abordera aussi bien l'abus physique et émotif, que les démons toujours présents de relations passées.

Une autre retraite en pleine nature dans le Vermont apportera une lumière musicale à des textes souvent graves: un ami leur propose d'enregistrer dans sa maison familiale de la campagne vermontoise, met à disposition un antique et superbe piano Steinway. L'instrument enrichit de ses nuances les nappes électro de l'album à venir.

Quelques concerts de mi-parcours leur permettent de prendre le pouls des nouvelles compositions sur scène, d'ajuster le tir avant endisquage final. «Notre souci principal était d'écrire des chansons qui se transposeraient facilement à la scène tout en conservant la complexité des sonorités qui fait notre signature», poursuit le musicien.

Deep in the Iris mêle chant altier hypnotique, puissantes volutes électroniques et synthé sombres et mélodieux. Le groupe sait bien s'entourer. Pour cet album, il a pu compter sur la collaboration de Damian Taylor. Le réalisateur, mixeur, programmeur et compositeur a travaillé avec des grands: il a été le directeur musical de Björk, réalisé des albums pour Unkle, The Prodigy, Austra et The Killers. Et a déjà pris rendez-vous avec Braids pour leur prochain EP, en septembre. Bon présage.

Pour y aller

Quand : Vendredi soir, 22 h

Où : Île Albert

Billets : http://www.ticketweb.ca

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