Le country au grand galop

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Certains festivaliers se sont dits heureux du virage anglophone du festival cette année.

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Après les grands-messes du jazz et du blues, plus tôt cet été, c'est au tour de la musique country de se retrouver sous les projecteurs, avec le début, mercredi soir, du Festival country du Grand Gatineau.

Les pieds soudés dans des bottes de cowboy, un chapeau vissé sur la tête, le jeans soigneusement déchiré ; contrairement à d'autres mélomanes, on reconnaît l'amateur de musique western dans la jungle urbaine. Surtout lorsqu'il se déplace en meute.

La gougoune aussi avait la cote, idem pour le manteau de cuir. Pas besoin d'être dans un costume de Lucky Luke pour danser un set carré ni pour taper du pied avec énergie, debout ou confortablement assis dans sa chaise pliante.

À peine rempli au cinquième de sa capacité, le grand chapiteau planté dans le stationnement du Casino du Lac-Leamy avait l'air plus vaste encore.

Lipstick Rodéo

« Le mercredi, c'est toujours une soirée de rodage », avertissait déjà le directeur du festival, Michel Gervais, quelques minutes avant que le groupe de country rock Lipstick Rodéo plaque ses premiers accords.

Le sextuor tout féminin - dont deux musiciennes sont originaires de la région - n'a rien ménagé sur scène.

« Elles ont toutes une formation académique en musique. Ce sont des vraies », vante le directeur.

Pour conclure la première partie du spectacle, la chanteuse du groupe a promis « une seule chanson » de Shania Twain ». Après un pot-pourri des meilleurs succès de la vedette ontarienne qui s'est étiré sur dix bonnes minutes, les spectateurs étaient à peine rassasiés.

« Je ne les connaissais pas. Elles ont l'air à aimer ce qu'elles font. Elles bougent bien sur la scène. C'est le fun de voir ça », lance Naomye Bérard, qui s'est déplacé depuis Val-d'Or en Abitibi avec sa mère pour assister au festival.

De génération en génération

Les amateurs du style se plaisent à dire que le country fait chaque jour de nouveaux adeptes, dont plusieurs jeunes. Il y aurait tout de même encore du chemin à faire dit Naomye, qui assume pleinement sa différence.

« Je ne suis pas comme les autres. J'ai 18 ans, je bois du thé, j'écoute du country et je vais à la pêche », détaille-t-elle.

La famille Bédard a fait le trajet de l'Abitibi à Gatineau spécialement pour voir le Alan Jackson Experience, demain soir. « C'est mon chanteur », dit-elle avec le sourire.

D'autres festivaliers présents se sont réjouis du virage anglophone du festival cette année.

« Ça amène de la diversité », affirme Martin Leblanc, un chauffeur à la Société des transports de l'Outaouais.

Le directeur Michel Gervais promet une foule beaucoup plus compacte sous le grand chapiteau jusqu'à dimanche.

À commencer par jeudi soir, pour le retour du « roi » du country francophone Irvin Blais.

Samedi, c'est le grand écart générationnel avec Sylvain Dubois de Gatineau et Jean-Roch Cumming's, en première partie de l'Acadien Cayouche.

L'Open Country des Mountain Daisy clôturera le festival, dimanche, avec une pléiade d'artistes invités.

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