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« C'est au-delà de nos attentes »

Le spectacle se termine par le Grand feu... (Martin Roy, LeDroit)

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Le spectacle se termine par le Grand feu de 1900.

Martin Roy, LeDroit

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Victime de son succès, le spectacle « eau et lumière » Agwàtà pourrait bien rejaillir des eaux du ruisseau de la Brasserie l'an prochain. Selon la conseillère municipale de Gatineau, Denise Laferrière, et le directeur artistique du projet, Alain St-Jean, l'expérience des deux dernières semaines mérite d'être répétée en 2016.

Les gradins qui bordent le ruisseau, derrière La Filature, sur la rue Hanson, sont remplis représentation après représentation, lorsque la température collabore.

Chaque soir, depuis le 24 juillet, quelque 1 200 personnes affluent sur le site, à l'intersection de la rue Montcalm. Il n'est pas rare d'entendre, à la sortie, que les 15 minutes du spectacle ont passé trop vite. Les files d'attente sont longues, mais « les gens sont patients », observe le directeur artistique.

« Pour une première année, dit-il, c'est au-delà de nos attentes. »

Des spectateurs attendent parfois de 1 h 30 à 2 h avant d'accéder aux gradins. L'accès est gratuit et les places sont distribuées selon le principe du « premier arrivé, premier servi. « On ajuste le tir, c'est une première expérience. On sait que nos faiblesses sont l'attente et la capacité d'accueil », explique M. St-Jean.

Trois représentations quotidiennes réunissant chacune 400 spectateurs évoquent le passé du Vieux-Hull, entre 1800 et 1900. Des jets d'eau servent de toile de fond à la projection des tableaux animés.

Pour la conseillère de Hull-Wright, Denise Laferrière, ce projet identitaire pourrait aussi attirer les gens de l'extérieur de la région, à long terme. « Est-ce que ça doit revenir plus souvent, et plus longtemps ? Absolument », dit-elle.

La conseillère aime voir les gens dans son quartier, souvent boudés ces dernières années. Ce spectacle semble être le « wow ! » qui attire de nouveaux passants dans le centre-ville. « La réfection de Montcalm, l'arrivée des Brasseurs du temps et cette nouvelle activité gratuite sur le ruisseau : on peut dire que la roue a commencé à tourner », ajoute-t-elle.

Selon M. St-Jean, la présentation de spectacles de 45 ou 60 minutes « est faisable », mais pourrait s'avérer « trop longue pour du multimédia ».

« Je crois que deux représentations de 30 minutes par soir, en accueillant plus de gens, ce serait acceptable, entrevoit-il. Peut-être serait-il possible d'installer des chaises sur le terrain de La Filature. »

Il y a aussi la question financière. Le spectacle gratuit a besoin de commanditaires et de bailleurs de fonds pour maintenir un prix aussi bas.

« On ne demande pas mieux que de revenir l'an prochain », poursuit le directeur artistique.

Les tableaux, qui évoquent tantôt l'arrivée des premiers colons, les Premières Nations, Jos Montferrand ou le Grand feu de Hull de 1900, sont présentés sous une trame musicale et sonore, sans narration.

L'équipe d'Agwàtà a voulu demeurer dans le spectacle plutôt que l'encyclopédie. « On ne tombe pas dans le documentaire. On s'inspire de l'histoire, mais on n'est pas un musée. »

Agwàtà propose une série d'informations historiques sur son site Web et sur les lieux du spectacle.

L'équipe de production estime qu'elle aura un franc succès si elle atteint le cap des 10 000 à 12 000 spectateurs, à la fin de la dernière représentation, ce dimanche.

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